Livre reçu: Richard Palachak, Kalache


 Couverture

Eyjeaux, Black-Out, 2018, 191 p.

« Je me traînais clopin-clopant derrière mes potes en me disant qu’au fond, j’allais peut-être bien finir mes jours ici, dans ce satané Stari Grad, errant de bar en bar en mendicant de quoi boire et fumer. J’étais attiré par une vie de clodo magnifique, dans le vertige et les flammes illusoires de la nuit serbe. Je brûlais d’un désir ardent de vie et de liberté, qui ne pouvait se consumer que dans le flamboiement de cette âme slave, crépitant au fond de mes entrailles marquées au fer rouge par la rakia et le paprikash. J’étais prêt à tout, tout perdre jusqu’à mon slip et tout envoyer bouler. Dans la fièvre hallucinée de ce crépuscule méridional, je n’avais besoin de rien hormis trois verres, deux tiges et un frangin. »