Livres reçus: septembre 2021

Alire

Wayne Arthurson
L’Automne de la disgrâce

Lévis, Alire (GF), 2021, 386 p.

« — Vous voulez voir le corps ?

Quand l’inspecteur Whitford fait cette proposition à Leo Desroches, le journaliste hésite. Pourquoi diable ce policier d’Edmonton l’amènerait-il sous la tente érigée par les techniciens en scène de crime au beau milieu de ce champ agricole ? Mais quand il pose les yeux sur le corps frêle, Leo comprend : il s’agit d’une jeune Autochtone.

À l’époque, fort d’un tel scoop, Leo aurait fait un détour par le casino avant de filer au journal. Mais comme il a déjà tout perdu – famille, boulot, maison, estime de soi… – et que Larry Maurizo, qui connaît son triste passé, vient tout juste de l’embaucher, Leo résiste à ses anciens démons.

Bien entendu, Larry est enchanté par la primeur, et quand Leo lui apprend que Grace – la police a entretemps identifié le corps – serait la plus récente d’une série de disparitions de femmes amérindiennes, le rédacteur en chef lui demande d’assurer le suivi de l’histoire, mais désormais à titre de « reporter aux affaires autochtones » du Edmonton Journal – après tout, Leo n’est-il pas, malgré la pâleur de sa peau et ses cheveux roux, à moitié d’origine crie ?

Acceptant sans enthousiasme sa « promotion », Leo entend néanmoins mener à bien sa mission. Or, pour cela, il devra renouer avec ses racines… et assumer son passé. Pour le meilleur et pour le pire ! »

Thomas King
Les Meurtres du Red Power (DreadfulWater -2)

Lévis, Alire (GF), 2021, 374 p.

« Chinook est dans un état d’effervescence peu habituel : Noah Ridge, chef du Red Power Movement, sera de passage dans la ville afin de faire la promotion de son plus récent essai. Pour Thumps DreadfulWater, la venue du célèbre activiste réveille de mauvais souvenirs, car les deux hommes ont milité ensemble dans leur jeunesse à Salt Lake City au moment où Lucy Kettle, une femme très influente au sein du mouvement, avait mystérieusement disparu.

Au fait des accointances de Thumps, le shérif Hockney offre à l’ex-policier de reprendre du service pendant la visite du leader, se doutant que le séjour de ce dernier ne sera pas de tout repos. Déjà des menaces de mort pèsent sur sa tête et, le jour même de son arrivée, un ancien agent du FBI – qui avait enquêté voici un quart de siècle dans l’affaire Kettle – est trouvé sans vie dans une chambre de motel de la ville.

Accompagné de son nouvel adjoint, Hockney décide de rencontrer aussitôt l’activiste à l’hôtel où il est descendu. Or, pour Thumps qui se demande si Ridge le reconnaîtra après tout ce temps, c’est un autre fantôme de son passé qui apparaît derrière la porte de la chambre : Dakota Miles, son ex-flamme… et très bonne amie de Lucy Kettle ! »

Richard Ste-Marie
Stigmates

Lévis, Alire (GF), 2021, 344 p.

« Quelques jours après avoir demandé à voir le sergent-détective Francis Pagliaro, Gaétan Rivard, un détenu de la prison de Donnacona condamné à perpétuité pour avoir tué Florence Lussier et son fils Jérémie, a tenté de se suicider. Francis, déjà affairé à élucider une pénible histoire de féminicide impliquant un policier, accepte néanmoins la demande de son supérieur de découvrir ce qui a poussé l’ancien pharmacien à poser un tel geste, car, lors de leur rencontre, Rivard lui avait remis une feuille sur laquelle il avait dessiné un dessin très enfantin tout en ajoutant : « Gardez ça, ça vous sera utile à présent. »

Pagliaro rouvre donc le dossier vieux de vingt et un ans pour lequel Rivard a plaidé coupable. Or, plus il fouille, plus il réalise à quel point ces aveux ont arrangé bien des gens de l’entourage du pharmacien. Mais quand il trouve un dessin – étrangement semblable à celui reçu du détenu – du petit Jérémie, à l’époque âgé de sept ans, Francis comprend qu’il a en main la clef qui va lui permettre non seulement d’expliquer le geste de Rivard, mais aussi la raison pour laquelle il s’est déclaré coupable de meurtres qu’il n’a vraisemblablement pas commis… voire de découvrir le véritable auteur de l’ancienne tuerie ! »

Ariane Gélinas et Maureen Martineau
Criminelles

Lévis, Alire (GF), 2021, 269 p.

— EXTRAITS DE L’AVANT-PROPOS —

… nous avons alors pensé que le crime aimait les complices et qu’il serait stimulant de concocter ensemble des plans crapuleux. Nous pourrions écrire un recueil à quatre mains, qui prendrait pour cadre les noires forêts, leurs zecs, les chalets près de lacs parfois anonymes. Nous avons aussi en commun, depuis nos premiers écrits, la propension à camper nos histoires en région, en milieux ruraux ou en territoires peu densément habités. Nous souhaitions, dans ce recueil, cartographier le Québec et, par-delà, proposer des escales tant en Gaspésie qu’en Mauricie, en Chaudière-Appalaches et dans le Bas-Saint-Laurent. Continuer à élaborer une toponymie du crime…

… dans toutes les nouvelles, des femmes seraient mêlées à des méfaits de différentes manières, les « signeraient » ou en seraient parfois les témoins. Les crimes prendraient des formes variées, de la voie de fait au vol en passant par le meurtre, le délit de fuite ou le fait de garder le silence sur une violation de la loi…

… notre troisième inspiration fut le calendrier sélène, le passage des différentes phases de la Lune – pleine, absente ou partielle – entre janvier et décembre. Saviez-vous qu’un certain nombre d’années comptent une lune perdue, treizième apparition dans le ciel de l’astre blême ?

Ariane & Maureen

Richard Ste-Marie
De ton fils charmant et clarinettiste

Lévis, Alire (roman), 2021, 272 p.

Policier à la carrière peu exemplaire, Marcel Banville, un célibataire endurci qui ne s’est guère fait d’amis au fil des ans, a repoussé à l’extrême limite le moment de prendre sa retraite tant il appréhende l’ennui qui s’ensuivra. Or, c’est à quelques semaines de la date fatidique qu’il hérite de l’enquête sur les meurtres sordides de prêtres associés à des actes pédophiles, enquête qu’il sait ne pouvoir résoudre avant de remettre son insigne.
C’est donc en toute illégalité que Marcel décide de reprendre son rôle quand, en feuilletant par désœuvrement les albums photos de sa mère – dont le suicide en pleine force de l’âge constitue le douloureux mystère de sa jeunesse –, il réalise que de nombreux religieux gravitaient à cette époque autour de sa mère.
Avec un sentiment d’urgence qu’il n’avait pas ressenti depuis ses années folles de petit délinquant dans ce quartier Limoilou qu’il habite toujours, Banville s’associe avec des gens possédant un sens tout aussi personnel que lui de la justice, comme Charles McNicoll, un tueur à gages mélomane de son état.
Et les voilà sur la piste d’un véritable panier de crabes de religieux sans scrupules… et d’un lugubre prédateur qui, étrangement, semble poursuivre les mêmes objectifs qu’eux !

Calmann-Lévy

Alex Michaelides
Les Muses

Paris, Calmann-Lévy (Noir), 2021, 378 p.

Mariana est thérapeute de groupe. Le jour où sa nièce Zoé l’appelle au secours suite au meurtre d’une étudiante sur le campus de Cambridge où elle étudie, Mariana ne peut s’empêcher de mettre son nez dans l’enquête. D’autant que Zoé accuse son professeur de grec ancien, le très charismatique Edward Fosca, d’être l’assassin. Mariana découvre alors que Fosca entretient des relations mystérieuses avec certaines de ses élèves qui se surnomment « Les Muses ». Bientôt, une autre étudiante est retrouvée morte, une autre muse…

Cara

Laurent Le Baube
Sécurité nationale (G.S.R. -2)

Bordeaux, Cara (Services secrets), 2021,

Suite à sa prise de pouvoir du B.S.I, le Lieutenant-colonel Gabriel Saint-Régent réorganise le fonctionnement de l’agence en appliquant sa propre stratégie sur la sécurité nationale. Averti de l’interception d’un mail douteux pouvant mettre en danger la vie de ses agents, il demande à ses équipes d’organiser un rendez-vous avec l’auteur du message, un dénommé Zakaria.