Livres reçus: mai 2018

Belfond

Colin Harrison
Manhattan Vertigo

Paris, Belfond (noir), 2018, 405 p.

« Sexe, pouvoir, argent et œuvres d’art, ou quand le mirage de l’amour se heurte au vertige de la possession. Jennifer ne sait plus à quel homme se vouer. D’un côté, son mari, Ahmed Mehraz, businessman iranien à l’ascension irrésistible, qui caresse le rêve de grimper les échelons du pouvoir. De l’autre, Bill, son amour de jeunesse, gentil GI texan qui souhaite la ramener au pays. Fortune et amour. Soirées folles de New York et vie de femme au foyer. Jennifer veut tout. Pour l’aider à y voir plus clair, la jeune femme compte sur Paul Reeves, son voisin et confident. Mais cet avocat quinquagénaire a d’autres préoccupations : mettre la main sur la plus vieille carte de New York, une œuvre inestimable dont le bruit court qu’elle sera bientôt mise en vente. Et quand la diaspora iranienne et un tueur à gages mexicain viennent rabattre les cartes de ce triangle amoureux, une seule question se pose : qui sauvera sa tête et remportera la mise ? »

Calmann-Lévy

Harald Gilbers
Derniers jours à Berlin

Paris, Calmann-Lévy (noir), 2018, 476 p.

« Berlin, fin avril 1945. Le Troisième Reich vit ses dernières heures. Le commissaire Oppenheimer et sa femme Lisa se terrent dans le sous-sol d’une brasserie en attendant la capitulation. C’est leur ami Ed le Mastard qui les y cache. Mais le chaos de la défaite ne les épargne pas : quand les troupes soviétiques envahissent la ville, le couple est séparé, et Lisa, violée. Quelque temps plus tard, alors qu’Oppenheimer traque un homme qui a floué Ed, il découvre par hasard l’identité du violeur de sa femme, un certain Grigoriev. Mu par la haine et le désir de la venger à tout prix, il comprend vite qu’il n’est pas le seul à en vouloir à cet homme. L’Armée rouge cherche elle aussi à arrêter ce déserteur russe, à la tête d’une redoutable bande de pillards. S’ensuit une traque sans merci. L’enjeu est de taille : il s’agit de mettre la main sur du matériel primordial aux projets nucléaires nazis… »

Michael Connelly
Sur un mauvais adieu

Paris, Calmann-Lévy (Robert Pépin présente), 2018, 436 p.

« À présent inspecteur de réserve au San Fernando Police Department, Harry Bosch est un jour contacté par un magnat de l’industrie aéronautique qui, sentant sa mort approcher, souhaite savoir s’il a un héritier. Dans sa jeunesse, le vieil homme a dû quitter sa petite amie sous la pression de la famille. Aurait-elle eu un enfant de lui? Cette question n’étant pas du goût du conseil d’administration avide de partager le gâteau, Bosch est vite menacé. Pour corser le tout, ses collègues du commissariat ne parviennent pas à mettre la main sur un violeur en série particulièrement redoutable… »

Fleuve

Sébastien Meier
Les Casseurs d’os

Paris, Fleuve (noir), 2018, 300 p.

« Bohème, parc naturel du Diable. Le corps d’une historienne est retrouvé au cœur de la vallée. Quelques kilomètres plus loin, la dépouille de son assistant est remontée des eaux troubles d’un lac. Le pays, petit par sa taille, grand par ses aspirations, vit des heures sombres. Pour l’enquête, il va falloir s’en remettre à la caractérielle Élodie Fasel et au peu orthodoxe Eugène Young, qu’on ne connaissait que de (mauvaise) réputation il y a quelque temps encore.

Ce double meurtre, particulièrement sauvage, survient au moment où un scandale impliquant un ministre promet de bouleverser l’échiquier politique. Le lanceur d’alerte n’est autre qu’Elias Neuman, journaliste intègre et ambitieux, homme-caméléon aussi à l’aise dans une salle de rédaction que sur la scène d’un cabaret.

Comme, au cœur l’idyllique Bohème, des crimes d’une telle violence ont-ils pu être commis? Quelles réalités cache un territoire où liberté et égalité sont plus que de douces utopies? Ce qu’on dit est-il vrai? Là où les dernières neiges tardent à fondre, les loups seraient de retour. »

JC Lattès

John Grisham
Le Cas Fitzgerald

Paris, JC Lattès, 2018, 400 p.

« Bruce Cable possède une librairie réputée à Santa Rosa sur l’île de Camino, en Floride. Bien que son affaire soit prospère, l’argent provient surtout du commerce de livres anciens et d’éditions originales. Peu de gens, toutefois, savent que Cable a parfois recours au marché parallèle dans sa quête de manuscrits précieux. Dans le même temps, la bibliothèque de l’Université de Princeton est cambriolée. Les pertes sont inestimables.

Mercer Mann, jeune romancière en panne d’inspiration, est contactée par une femme mystérieuse travaillant pour une compagnie d’assurances. Celle-ci offre une coquette somme pour infiltrer le cercle d’amis de Bruce Cable. Sa mission est de se rapprocher de lui et de découvrir ses secrets. Mais Mercer va trop en apprendre, et les ennuis vont commencer. Le ciel de cette île paradisiaque va bientôt s’assombrir. »

JCLattès

Éric Giacometti et Jacques Ravenne
Le Triomphe des ténèbres (Le cycle du soleil noir -1)

Paris, JCLattès, 2018, 473 p.

« 1938. Dans une Europe au bord de l’abîme, une organisation nazie, l’Ahnenerbe, pille des lieux sacrés à travers le monde. Ils cherchent des trésors aux pouvoirs obscurs destinés à établir le règne millénaire du Troisième Reich. Son maître, Himmler, envoie des SS fouiller un sanctuaire tibétain dans une vallée oubliée de l’Himalaya. Il se rend lui-même en Espagne, dans un monastère, pour chercher un tableau énigmatique. De quelle puissance ancienne les nazis croient-ils détenir la clé? »

Le Livre de poche

Michael Connelly
Jusqu’à l’impensable (R)

Paris, Le Livre de poche, 2018, 473 p.

« Harry Bosch, retraité du LAPD malgré lui, tente de tuer le temps en remontant une vieille Harley lorsque Mickey Haller, son demi-frère avocat de la défense, lui demande un coup de main. Il ne voit en effet que Bosch pour l’aider à innocenter Da’Quan Foster, un ex-membre de gang accusé d’avoir battu à mort la directrice adjointe des services municipaux de West Hollywood. Même si la preuve est accablante, Haller en est sûr : son client est innocent. Dilemme pour Harry : passer du côté de la défense quand on a travaillé avec passion pour la police de Los Angeles toute sa vie? Tout simplement impensable… »

Clare MacKintosh
Je te vois (R)

Paris, Le Livre de poche, 2018, 541 p.

« Comme des milliers de Londoniens, Zoe Walker emprunte quotidiennement le métro et feuillette le journal distribué sur le quai. Un matin, elle découvre sa propre photo dans les petites annonces, sous l’adresse d’un site internet. Qui a pris ce cliché à son insu? Dans quel but? Et puis, est-ce bien elle? Sa famille n’en est guère convaincue. Zoe ne trouve qu’une oreille attentive : celle de Kelly Swift, un agent de la police du métro. Car une succession d’incidents étranges, puis le meurtre d’une femme qui avait également découvert sa photo dans le journal persuadent Kelly que quelqu’un surveille les moindres faits et gestes des passagères. Chacune de leur côté, Zoe et Kelly vont lutter contre cet ennemi invisible et omniprésent. »

John Grisham
L’Informateur (R)

Paris, Le Livre de poche, 2018, 475 p.

« Lacy Stolz est avocate pour le BJC, le service de l’inspection judiciaire. Sa mission consiste à enquêter quand on lui rapporte des manquements à l’éthique. La plupart des écarts de conduite sont dus à l’incompétence. Parfois, des affaires d’une autre nature arrivent sur son bureau, comme un détournement de fonds par une magistrate de l’État de Floride. La juge serait mêlée à la construction d’un casino sur une réserve indienne sous l’emprise de la Coast Mafia, qui se sert largement dans la caisse. Elle reçoit sa part du butin et ferme les yeux sur ces activités illicites. L’alliance est solide. Lacy Stolz comprend aussitôt que l’affaire risque d’être dangereuse. Le danger est une chose. La mort en est une autre. »

Vincent Hauuy
Le Tricycle rouge

Paris, Le Livre de poche (thriller), 2018, 503 p.

« Noah Wallace est un homme usé, l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada l’implique directement et le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Tout porte à croire qu’un tueur en série présumé mort, le Démon du Vermont, est de nouveau à l’œuvre. Dans le même temps, à New York, la journaliste et blogueuse Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années soixante-dix. Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret? »

Les Presses de la cité

Iain Reid
Je sens grandir ma peur

Paris, Les Presses de la cité, 2018, 205 p.

« Un garçon et une fille, dans une voiture lancée à travers la campagne enneigée. Il est absorbé par la route, elle est perturbée par des souvenirs brumeux, ainsi que par d’incessants appels provenant de son propre numéro. Parfois, ils parlent. S’aiment-ils? Quelques heures plus tard, les voilà attablés face à leurs hôtes, ses parents à lui, dans une ferme reculée. La maison est glaciale, la mère se plaint d’entendre des voix, le couple stocke au sous-sol des peintures inquiétantes. Le fossé entre les deux amants se creuse, sous le poids de tous les non-dits. Et il y a aussi cette angoisse, qui a point et ne cesse de grossir, jusqu’à ce que se produire l’innommable… »

Marabout

Clare Mackintosh
Laisse-moi en paix

Paris, Marabout (thriller), 2018, 430 p.

« Il y a un an, Caroline Johnson a choisi de se donner la mort, quelques mois seulement après le suicide de son mari. Depuis, leur fille Anna peine à se remettre de leur disparition. Devenue maman à son tour, elle ressent plus profondément que jamais l’absence de sa mère et commence à se poser des questions sur la mort de ses parents. Déterminée à découvrir ce qui leur est vraiment arrivé, Anna déterre le passé. Mais ne met-elle pas alors sa vie en danger ? Il est parfois plus sûr de rester dans le mensonge. »

Michel Lafon

Joy Fielding
Si tu t’éloignes de moi

Neuilly-sur-Seine, Michel Lafon, 2018, 380 p.

« Robin n’a plus parlé à sa famille depuis plus de cinq ans – lorsque son père a épousé Tara, sa meilleure amie de lycée, déjà maman de la jeune Cassidy. Mais quand elle apprend qu’ils sont entre la vie et la mort à l’hôpital après un cambriolage qui a dégénéré, elle décide de se rendre à leur chevet, délaissant son cabinet de psychanalyste à Los Angeles, ses patients et son fiancé. Des gens qui auraient pu en vouloir à son père, un homme d’affaires riche, ambitieux et coureur de jupons, il y en a des tonnes. Mais qui aurait pu être lâche au point de tirer sur une fillette de douze ans? Alors qu’elle replonge dans l’histoire de sa famille, Robin découvre que ses proches ont tous des secrets à cacher, et que l’un d’eux est peut-être à l’origine du drame… »

Seuil

Philip Kerr
Bleu de Prusse

Paris, Seuil, 2018, 672 p.

« 1956. À peine remis des émotions des Pièges de l’exil, Bernie Gunther doit s’enfuir pour sauver sa peau : le marché que lui impose Erich Mielke, numéro deux de la Stasi, est inacceptable. Du cap Ferrat à Sarrebrück, sa cavale héroïque sera semée d’embuches. 1939 Parallèlement, selon une de ces constructions virtuoses dont il a le secret, Philip Kerr nous emmène à Berchtesgaden, où Hitler est attendu pour son cinquantième anniversaire. Quand un ingénieur est assassiné sur la terrasse du Berghof, le nid d’aigle du Führer, c’est la panique : jamais au grand jamais ce sacrilège ne doit être rendu public.

Sommé par le général Heydrich de découvrir, et dans la plus absolue discrétion, le coupable, Bernie Gunther n’a qu’une semaine pour réussir. Or personne ne semble disposé à l’aider : Martin Bormann règne en tyran à Berchtesgaden – du moins tant que le tyran suprême n’est pas là – et s’y livre à maints trafics lucratifs alimentés par un réseau bien organisé. Et parmi les proches de Hitler en Bavière nombreux sont ceux qui ont des choses à cacher : ils feront tout pour que l’enquête échoue. Plus Gunther approchera de la vérité, plus sa vie sera menacée. »