Livres reçus: mars 2018

Alire

Maxime Houde
La Misère des laissés-pour-compte (R)

Lévis, Alire (Romans), 2018, 274 p.

« Quand le téléphone sonne aux alentours de minuit, ce sont rarement de bonnes nouvelles… De fait, Fernand Dubois, un des indics de Coveleski, se dit suivi par deux individus louches et il craint pour sa vie. Stan file donc au Nite Cap, où ils ont convenu de se retrouver, mais Dubois y brille par son absence, contrairement aux deux individus ! L’échange de questions sans réponse qui s’ensuit – Où est Dubois ? Où est la marchandise ? – se termine par un passage à tabac… du moins pour le détective. Heureusement, Stan a quelqu’un pour panser ses blessures : Paméla, la veuve du docteur Du Sablon, rencontrée alors qu’il enquêtait sur l’assassinat de son mari. Or, pendant qu’il cherche à retrouver Dubois et à découvrir en quoi consiste la « marchandise », Coveleski accepte une nouvelle enquête : le bureau d’architecte de Viateur Cormier, le père de Paméla, a été cambriolé, et l’ancien militaire préfère la discrétion de son « gendre », pour résoudre l’affaire, aux gros bras de la police. Entre Goose Village, où habite la femme de Dubois, Verdun, où se situe le bureau de Cormier, et la morgue de Montréal, où deux policiers l’emmènent de force afin de procéder à l’identi­fication d’un cadavre, Coveleski a l’impression de tourner en rond. Pourtant, il a déjà compris qu’il n’enquête plus sur des événements anodins mais bien sur deux affaires qui, si elles éclatent au grand jour, risquent de faire pas mal de bruit… et quelques cadavres de plus ! »

Lionel Noël
Brouillard d’automne (R)

Lévis, Alire (Romans), 2018, 619 p.

« Septembre 1944. Dans le giron de l’armée américaine dont l’avancée est irrésistible, Gabriel Saint-Onge, un correspondant de guerre montréalais, rend compte avec son appareil photo et sa caméra de la Libération de la Belgique. Quand, sur les chemins qui le mènent vers la frontière allemande, il rencontre Norma Percy-Beaulieue, une artiste peintre qui accomplit, dans les zones de combat et à l’aide de ses pinceaux, le même travail que lui, il décide de la suivre au front. C’est ainsi que Gabriel croise Egan O’Shea, un agent de l’OSS chargé de l’organisation de plusieurs réseaux de résistance locaux. L’Américain d’origine irlandaise, qui a failli mourir aux mains des SS, participe activement à une enquête destinée à faire traduire en justice le « collabo » belge qui l’a piégé. Or, le traître est également dans la mire des services de contre-espionnage des États-Unis, et plus particulièrement de Max Mulligan, un officier mandaté par le Pentagone pour recruter d’anciens nazis afin de les utiliser contre le futur ennemi pressenti, l’URSS. Cette chasse à l’homme trouvera son dramatique dénouement au cœur du massif des Ardennes, là même où le Führer croit pouvoir changer le cours de la guerre avec une formidable offensive dont Ray Otis, un officier du renseignement de l’armée américaine, a pourtant prévenu ses supérieurs… qui n’y ont pas cru ! Le 16 décembre 1944, aux petites heures de la nuit, Adolf Hitler lance l’Opération Brouillard d’automne… »

Camille Bouchard
Cartel (R)

Lévis, Alire (Romans), 2018, 273 p.

« On l’appelle El Turco depuis qu’il a tenté d’établir une filière avec les trafiquants d’Istanbul, six ans plus tôt. Pour des raisons inconnues, le projet n’a pas vu le jour, mais le nom est resté. Même si le sobriquet ne l’incommode pas, on s’adresse à lui avec son vrai prénom : don Alfonso…

Autour du célèbre narco-trafiquant mexicain, une faune hétéroclite s’active à faire régner sa loi, celle du cartel, guère difficile à retenir : « Tu travailles pour moi ou tu es mort ! » Or, à Ciudad Juárez, tous ne sont pas d’accord avec cette règle et, depuis, la ville est devenue l’une des plus violentes de la planète. Entouré de ses tueurs sanguinaires, tel Alejandro le taciturne, de ses hommes de confiance, tel le vieux don Juan, El Turco se sait en sécurité. Ce qui ne l’empêche pas de craindre pour sa famille – son talon d’Achille –, car pour don Alfonso, il n’y a rien de plus précieux que les enfants, dont ses trois filles, Paulina, Soledad et Maritere. Cartel : une plongée apocalyptique dans l’univers déjanté des narco-trafiquants, à la recherche de ces pathétiques parcelles d’amour et d’humanité qui résistent à la folie des hommes. »

Calmann-Lévy

Nicolas Obregon
Blue Light Yokohama

Paris, Calmann-Lévy (Noir), 2018, 490 p.

« « Iwata, flic solitaire au passé trouble, ne semble pas le bienvenu à la crim de Tokyo. Non seulement on le charge de remplacer un officier qui vient de se suicider, mais on lui confie une enquête dont personne ne veut : le massacre d’une famille coréenne dans un quartier malfamé. Épaulé par la jolie Sakai, Iwata comprend vite que ce meurtre ressemble à un étrange sacrifice humain : le cœur du père a été arraché, et un soleil noir est dessiné sur le plafond. Bientôt, la veuve d’un grand juge est retrouvée morte dans les mêmes circonstances. Un tueur en série doit être aux manettes – le tueur du Soleil Noir. Mais qui peut-il bien être? Un féru de rituels anciens? Le membre fou d’une secte obscure? »

de Fallois

Joël Dickner
La Disparition de Stephanie Mailer

Paris, de Fallois, 2018, 635 p.

« 30 juilet 1994. Orphea, petite station balnéaire tranquille des Hamptons dans l’État de New York, est bouleversée par un effroyable fait divers : le maire de la ville et sa famille sont assassinés chez eux, ainsi qu’une passante, témoin des meurtres. L’enquête, confiée à la police d’État, est menée par un duo de jeunes policiers, Jesse Rosenberg et Derek Scott. Ambitieux et tenaces, ils parviendront à confondre le meurtrier, solides preuves à l’appui, ce qui leur vaudra les louages de leur hiérarchie et même une décoration. Mais vingt ans plus tard, au début de l’été 2014, une journaliste du nom de Stephanie Mailer affirme à Jesse qu’il s’est trompé de coupable à l’époque. Avant de disparaître à son tour dans des conditions mystérieuses. Qu’est-il arrivé à Stephanie Mailer? Qu’a-t-elle découvert? Et surtout : que s’est-il vraiment passé le soir du 30 juillet 1994 à Orphea? »

Flammarion

Danielle Thiéry
Féroce

Paris, Flammarion, 2018, 384 p.

« Des ossements sans têtes sont découverts au zoo de Vincennes dans l’enclos des lions. Des enfants. Alix de Clavery la jeune criminologue de l’OCRVP est en alerte. Elle fait immédiatement le lien avec la petite Swan, dont la disparition au zoo de Thoiry aix ans auparavant, continue de l’obséder. S’agit-il du même prédateur? Alors que toutes les forces de l’Office sont mobilisées par le démantèlement d’une filière pédophile, le service du commissaire Marion est atteint en plein cœur : son adjoint est retrouvé inconscient, les mains en sang et une brigadière a disparu. Pour la première fois, la commissaire Marion doute. Mais le pire est encore à venir. Une alerte enlèvement est déclenchée : il s’agit d’une fillette, dans le sillage d’un lionceau… »

Toucan

Jacques Saussey
7/13

Paris, Toucan (noir), 2018, 459 p.

« Hiver 2015. Durant l’absence prolongée des propriétaires, une villa de la banlieue parisienne est le théâtre d’un crime atroce. Lorsqu’il arrive sur les lieux, le capitaine Magne découvre avec effroi que le corps n’est plus reconnaissable. Pas de vêtements, pas de papiers : l’identification s’annonce compliquée.

Décembre 1944. Londres. Un officier américain scrute avec inquiétude le brouillard qui plombe le ciel de l’Angleterre. Il projette de traverser la Manche au plus vite pour rejoindre la France où il doit préparer l’arrivée prochaine de ses hommes. Le mauvais temps s’éternise mais bientôt, une proposition inattendue va faire basculer son destin.

Soixante-dix ans plus tard, elle confrontera les enquêteurs du quai des Orfèvres à l’un des mystères les plus stupéfiants qu’ils aient jamais rencontrés. »