Le Polar au Canada-francais en 2012

Le Roman policier en Amérique française: Parutions 2012

Voici un bref panorama bibliographique, aussi complet que possible, des romans policiers (incluant les thrillers, récits à suspense, d’espionnage et de politique-fiction) écrits par des auteurs canadiens de langue française et publiés au cours de l’année 2012, principalement au Québec mais aussi à l’étranger. Pour chaque référence, il y a une brève description de contenu, un bref aperçu critique de ceux que j’ai lus et, quand disponibles, quelques remarques critiques tirées de la presse nationale. Les textes de présentation entre guillemets reprennent les informations fournies par les éditeurs dans leur catalogue, sur les quatrièmes de couverture ou sur leur site internet. Comme c’est souvent le cas, plusieurs titres, déjà introuvables en librairie, n’ont eu droit à aucune recension critique ou présentation d’aucune sorte dans la presse écrite. Nous avons ajouté quelques critiques d’œuvres parues en 2011 (date en rouge dans le texte) et publiées après la mise en ligne des recensions de cette année-là.

Vous êtes invités à collaborer en nous signalant les articles, entretiens, critiques ou œuvres que nous avons pu omettre.

LES ROMANS ET RECUEILS POUR ADULTES

ARCHIBALD, Samuel, Arvida

Montréal, Le Quartanier, 2011, 314 pages.

  • SARRAZIN, Sylvain, « Samuel Archibald : fantastique région », dans Entre les lignes, vol. 9 no 1, automne 2012, p. 7.

BARCELO, François (1941 -), J’haïs les bébés

Montréal, Coups de tête (Roman noir), 2012, 113 pages.

« Après avoir passé plus de vingt ans de réclusion, Vivianne Montour, une quinquagénaire ingrate et asociale venait à peine de revoir ses enfants, qui sont maintenant adultes. Au début la période des fêtes, elle décida d’aller passer ses vacances à Percé en Gaspésie en toute solitude afin d’éviter de s’occuper du bébé de son fils Alexandre. Le soir de Noël, elle fit une grande découverte en ouvrant la porte de sa chambre de motel, un panier dans lequel un nouveau-né se trouvait, pensant qu’il s’agit du bébé de sa fille Véronique, qu’elle venait d’accoucher. Le problème pour Vivianne, c’est qu’elle ne cache pas sa haine envers les bébés. Mais au lieu de garder l’enfant, la méchante femme au comportement dérangé songe à s’en débarrasser de ses propres moyens sans éveiller les soupçons de tous afin de ravoir la paix et la tranquillité dans son petit univers sombre. » [Wikipédia]

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 166, été 2012.
  • GOSSELIN, Marie-M., c. r. dans Entre les lignes, vol. 9 no 1, automne 2012, p. 8.

BERUBÉ, Sophie (1976 -), La Sorcière du palais

Saint-Bruno de Montarville, Goélette, 2012, 309 pages.

Thriller judiciaire qui ne m’a ni convaincu ni emballé. La disparition de l’avocate Julie de Grandpré à la réputation sulfureuse, déclenche une enquête menée par l’agent Mathieu Langlois.

BOLDUC, Mario (1953 -), Cachemire : sur les traces de Max O’Brien

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 459 pages.
Réédition : 2004.

BOLDUC, Mario (1953 -), Tsiganes : sur les traces de Max O’Brien

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 457 pages.
Réédition : 2007.

BOLDUC, Mario (1953 -), La Nuit des albinos : sur les traces de Max O’Brien

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 415 pages.

En Tanzanie, Max O’Brien traque les responsables du meurtre de l’avocate Valeria Michieka. Au cœur de son enquête : le triste sort des albinos africains, ces Noirs à la peau blanche auxquels on prête des pouvoirs surnaturels. Un des meilleurs polars de l’année 2012. Prix Arthur Ellis 2013 volet francophone.

  • CAZELAIS, Normand, « Tricher avec la mort », dans Lettres québécoises 150, été 2013, p. 26.
  • MARVIER, Morgane, « Trafics africains », dans Alibis 44 (Encore dans la mire), automne 2012.
  • MARVIER, Morgane, notule critique dans Le Libraire 75, février-mars 2013, p. 50.
  • NAVARRO, Pascale, c. r dans Entre les lignes, vol. 9 no 2, hiver 2013. « Un héros, Max O’Brien attachant, une bonne documentation, un dépaysement total, une plume vive : vous avez là un roman à mettre sous le sapin pour l’amateur de polars »
  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, vendredi 28 septembre 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « André Jacques et Mario Bolduc : de calibre international », dans Le Libraire 74, décembre 2012-janvier 2013.

BOUYOUCAS, Pan (1946 -), Cocorico

Montréal, XYZ (Romanichels), 2011, 1 142 pages.

  • AMYOT, Linda, c. r. dans Nuit blanche 127, été 2012, p. 127-128.

BROUILLET, Chrystine (1958 -), La Chasse est ouverte

Montréal, La Courte échelle, 2012, 344 pages.

Maud Graham mène l’enquête sur le meurtre d’un richissime et influent homme d’affaires nommé Bernard Saucier, grand coureur de jupons devant l’éternel. Les suspects sont nombreux, les motifs pour l’assassiner tout autant. Prix du meilleur vendeur aux Printemps Meurtriers de Knowlton 2013.

  • ANONYME, c. r. « Maud Graham enquête : qui a tué l’empereur ? », dans Le Devoir.com, le 16 juin 2012. « Si Maud Graham continue d’être obsédée par ses enquêtes une fois rendue à la maison, elle ne se pose pas moins de questions sur le couple, sur la féminité, sur la famille, sur l’amitié. Ces questions ne réinventent pas la roue. Mais elles ont le mérite de faire aussi partie de notre quotidien à nous. »
  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 167, automne 2012, p. 9.
  • BORNAIS, Marie-France, « La Vengeance dans la peau », c. r. dans Le Journal de Québec, 10 juin 2013.
  • PELLETIER, Julie, c. r. dans Nuit Blanche 131, septembre 2013, p. 26-28.
  • VALLET, Stéphanie, « Sur le divan avec Chrystine Brouillet », entrevue dans La Presse, samedi 16 juin 2012.

BROUILLET, Chrystine (1958 -), Double disparition : une enquête de Maud Graham

Montréal, La Courte Échelle, 2011, 307 pages.

  • PELLETIER, Julie, c. r dans Nuit blanche 126, avril-juin 2012. « Enfin une perspective humaine et touchante qui permet d’oublier le côté souvent cartésien des romans policiers et d’entrer un peu plus profondément dans la psychologie des personnages ».

 

BROUILLET, Chrystine (1958 -), Préférez-vous les icebergs ?

Montréal, La Courte Échelle (Roman adulte), 2012, 224 pages.
Réédition de 1988 (Denoël).

BRUNEAU, André, Dommages collatéraux

Nice, Éditions Bénévent, 2012, 511 pages

Sorte de thriller financier publié à compte d’auteur par un haut fonctionnaire de carrière du Gouvernement du Québec.

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 67, automne 2012.

CARON, Claire (1954 -), Has been

Marieville, Les Éditeurs réunis (Polar), 2012, 222 pages.

Le détective Éric Beaumont enquête sur les meurtres de plusieurs femmes dont l’ex d’un agent immobilier louche, ancien animateur de télévision déchu et que l’on soupçonne d’être un tueur en série. Peu convaincant.

CHABIN, Laurent (1957 -), Les Voix meurtrières

Montréal, Hurtubise, 2012, 256 pages.

Réédition en omnibus de Le Jeu de l’assassin (La Courte Échelle, 2005) et de L’Homme à la hache (La Veuve noire, 2003).

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 166, été 2012.

CHABIN, Laurent (1957 -), Le Corps des femmes est un champ de bataille

Montréal, Coups de tête, 2012, 240 pages.

Lara Crevier, une étudiante en littérature, prépare un mémoire sur l’œuvre de Léo Cavanagh, prestigieux écrivain canadien assassiné le 11 septembre 2001 avec sa femme Maurine, par Lee Chatam, un auteur américain, ami du couple qui a toujours clamé son innocence. La jeune femme enquête, cherche un mobile au crime.

  • ANONYME : c. r. « Petits meurtres entre amis », dans Le Devoir.com, samedi 2 juin 2012.
  • CAZELAIS, Normand, « Écrire, c’est tuer », dans Lettres québécoises149, printemps 2013, p. 26.
  • FERRARIS, Nathalie, « Entretien avec un maître du polar », dans Lurelu, vol. 35 no 2, automne 2012, p. 7-8.
  • LAMBERT, Simon, « En terrain fertile », entrevue avec l’auteur dans Le Libraire 71, juillet-août 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « Des meurtres peu académiques », dans Alibis 42 (Encore dans la mire), été 2012. « En plus d’une véritable énigme policière, Chabin trace un portrait au vitriol du petit monde névrosé de la littérature : écrivains frustrés, jaloux, égocentriques, petits génies incompris, esprits pervers, etc. Ça prend parfois des allures de jeu de massacre tout à fait réjouissant. »
  • SPEHNER, Norbert, « Meurtres et complots dans la filière québécoise », dans La Presse, 13 avril 2012.

CHAPERON, Alain (1964 -), Tordu

Montréal, Michel Brûlé, 2012, 500 pages.

Mylène Mongeau, une recrue et le lieutenant François Larose, un vétéran, enquêtent sur le meurtre de Jean-Marc Caron lardé de soixante-douze coups de couteau formant le commandement « Tu ne commettras l’adultère ». L’action se déroule de Québec à Beijing en passant par New York et Paris dans un « univers sordide, où les tables de la loi, les habitudes sexuelles insolites et les Surréalistes se disputent le haut du pavé ».

  • CAZELAIS, Normand, « Rocambolesque », dans Lettres québécoises 151, automne 2013, p. 28.

 

CHAREST, Danielle (1951-2011), Conte à rebours

Paris, Sirius (Bad Girls), 2012, 220 pages.

« Jocelyne est prise au piège d’un complot ourdit par son propre frère, auquel elle tente d’échapper par tous les moyens. » [éditeur]

 

CHARLAND, Jean-Pierre (1954 -), Un homme sans allégeance

Montréal, Hurtubise, 2012, 441 pages.

Thriller qui mêle le récit d’espionnage et le roman historique alors que l’action se déroule aux États-Unis et au Canada au milieu du XIXe siècle. L’histoire romancée sur faits historiques avérés de David Langevin, un agent secret au service du Royaume uni parti infiltrer la Fraternité fénienne. bien décidée à annexer le Canada.

 

CLOUTIER, Pascal (1967 -), Le Théorème de Boole

Varennes, AdA, 2012, 290 pages.
Réédition : JCL, 2004.

 

DAVID, Jean-Michel (1978 -), Voir Québec et mourir

Montréal, Hurtubise, 2012, 656 pages.

Thriller de politique-fiction. En 2014, le premier ministre du Québec annonce la tenue d’un troisième référendum. Les événements mèneront à une deuxième bataille des plaines.

  • CAZELAIS, Normand, « Politique fiction », dans Lettres québécoises 147, automne 2012, p. 28. « Ce roman n’est pas sans faiblesses, peu s’en faut. Mais, reconnaissons-le, sa démarche est pour le moins originale ».
  • LAËNS, Marie-Pierre, notule dans Le Libraire 71, juillet-août 2012 : « …un des romans les plus forts de la saison ».
  • LAPLANTE, Robert, c. r dans Entre les lignes, vol. 8 no 3, printemps 2012 : « Un honnête divertissement, ce qui est déjà pas mal ».

 

DÉCARIE, Andrée (1960 -), Pétrole Last Call

Blainville, Révolte, 2012, 247 pages.

« Alert ne répond plus. Qu’est-il arrivé à la trentaine de personnes travaillant à la base militaire au Nunavut, territoire canadien, l’endroit habité le plus au nord de notre planète dans l’Arctique à 800 km du pôle Nord ? Les forces spéciales sont dépêchées d’urgence. Il y a beaucoup de sang mais personne n’est retrouvé mort ou vif. Ils retracent dans le système informatique de la base une pirate informatique nommé Mars et croient qu’elle serait liée aux événements. » [éditeur]

 

DESCARRIES, Michel (1930 -), L’Appât du gain

Québec, Sylvain Harvey, 2012, 281 pages.

Thriller à l’américaine se déroulant dans l’univers de la recherche scientifique, avec en toile de fond « les agissements de personnages véreux et sans scrupules reliés au monde interlope, désireux de s’emparer des découvertes de plus intelligents qu’eux. » [Aurélien Boivin]. Je n’ai pas réussi à le terminer…

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 165, printemps 2012. « …l’intrigue, malgré quelques exagérations, est bien menée et le romancier s’est bien documenté pour décrire le milieu qu’il met en scène ».
  • CAZELAIS, Normand, « Harlequin ? », c. r. mitigé dans Lettres québécoises 147, automne 2012, p. 29. « c’est un vieux secret de cuisinier : de bons ingrédients ne suffisent pas à réussir un plat. Encore faut-il savoir lier le tout ».

 

DION, Lyne (1958 -), Crime au Manoir Dubrueil

Chateauguay, Café-Crime, 2012, 187 pages.

Les enquêteurs Watson et Dolan fouillent le mystérieux passé d’une chambreuse assassinée dans un somptueux manoir situé dans les Cantons de l’Est et découvrent un incroyable scénario de vengeance.

 

DIONNE, François, La Danse des abeilles

Val des Monts, Globulia, 2012, 676 pages.

« Le feu a complètement ravagé un rucher dans la région d’Amos. Ce qui semble un événement banal se transforme alors en une enquête impliquant l’inspecteur Lucien Grenier et la biologiste Gisèle Tremblay. Plusieurs expériences effectuées sur des abeilles les mèneront à des découvertes majeures sur certaines habitudes de ces insectes et leur permettront de faire des liens avec la destruction des ruches. Leurs investigations les entraîneront dans un parcours semé de rebondissements face à un vaste complot destiné à engendrer de graves crises alimentaires. » [éditeur].

DORÉ, Catherine (1959 -), Aliénations

Varennes, AdA, 2012, 484 pages.

À Québec, le sergent détective Simon Bédard et son collègue Cyrille Gingras enquêtent sur le meurtre d’une adolescente de quinze ans dont on a retrouvé le cadavre mutilé, sur fond de guerre de gangs pour contrôler le trafic de la drogue.

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français 165, printemps 2012. « Catherine Doré n’a pas froid aux yeux et connaît bien le monde des gangs de rue, de la drogue et de la prostitution juvénile ».

DRAPER, Michael (1942 -), Mafia Blues

Saint-Adèle, KLEMT, 2012, 250 pages.

« Musicien de talent et séducteur invétéré, Réal Beauregard a aussi été tueur à gages au service de Big Joey Scalpino, parrain de la mafia sicilienne à Montréal. Traqué au Mexique et forcé de fuir à l’autre bout du monde en compagnie d’une beauté fulgurante qu’on lui avait demandé de refroidir mais qui l’a piégé dans ses filets, Réal refait sa vie en Australie. Mais ses démons n’ont pas dit leur dernier mot, n’en déplaise à la belle Rosalie. » Un des bons crus de l’année !

  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, 22 février 2013. « Ce polar a tout pour plaire : action continue, personnages intéressants, rythme soutenu, cadres exotiques et dénouement ingénieux ».
  • SPEHNER, Norbert, « Tueurs en cavale », dans Alibis 46, printemps 2013, p, 152-153.

DROUIN, Claude (1950 -), No : roman noir

Laval, Claude Drouin, 2012, 184 pages.

 

DUQUET, Sylvie, Les Soupçons de l’amour : roman d’amour

St-Norbert d’Arthabaska, Carnets de Dame Plume, 2012, 236 pages.

Une journaliste doit choisir entre deux hommes tout en enquêtant sur un meurtre. Compte d’auteur.

  • TOUPIN, Manon, c. r. dans La Nouvelle Union (Victoriaville), le 4 mai 2012.

DUSSAULT, Guy (1959 -), Le Justicier

Lévis, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2012, 422 pages.

« En vacances dans le nord du pays avec sa nouvelle épouse, le surintendant Jonathan Elliot découvre le corps d’un homme sur les berges du Francis’ Lake. Il ne s’agit toutefois pas ici d’une simple noyade mais d’un meurtre odieux. Le premier d’une série sur laquelle le surintendant et la jeune Amy Darlington devront enquêter dès leur retour dans la capitale Philippsburg afin de mettre la main sur un assassin qu’ils conviennent de surnommer Le Justicier. » [éditeur]

FARNSWORTH, Matthew (1956 -) [pseudonyme], Newton : la science du complot

Montréal, Québec Amérique (Tous continents), 2012, 461 pages.

Le physicien Isaac Newton enquête sur un complot contre le roi, sur fond de tensions scientifiques et religieuses. L’auteur est un ingénieur québécois « pure laine » des pâtes et papiers qui écrit sous pseudonyme.

  • MOREAU, Annabelle, « La science au temps des complots », dans Lettres québécoises 150, été 2013, p. 24-25. « Lecture fascinante d’un point de vue historique, l’auteur ayant fait de nombreuses recherches, les annexes en font foi, mais pas aussi enlevante qu’on aurait pu espérer en regard de la richesse du sujet ».
  • PERREAULT, Matthieu, « Newton, la science du complot : quand Newton enquête », dans La Presse, 30 novembre 2012.

 

FLEURY, Jean-Louis (1946 -), Retraite à Bedford

Laval, Guy Saint-Jean (Adrénaline), 2012, 285 pages.

En Montégérie, dans une maison de retraite pour gens aisés, une personne meurt mystérieusement et une autre est assassinée. Une autre enquête d’Aglaé Boisjoli (trilogie des Marionnettistes), moins convaincante que les premières même si l’écriture est brillante.

  • CAZELAIS, Normand, « Moi, l’assassin », c. r. dans Lettres québécoises 148, hiver 2012. « L’exercice est brillant, mais laisse un sentiment d’insatisfaction ».

FRIBERG, Patrick de (1964 -), Genetik Corp

Montréal, VLB, 2012, 192 pages.

Roman d’espionnage dans la série des aventures du capitaine Lefort et du général Carignan. La mutation de troisième génération de milliards de larves de Krill a des conséquences effroyables. Un puissant consortium veut contrôler l’approvisionnement mondial. Un récit mâtiné de science-fiction ou de fiction spéculative, sorte de thriller écolo intelligent.

  • CAZELAIS, Normand, « La faim de la mer », dans Lettres québécoises 147, automne 2012, p. 28. « Une histoire crédible et bien ficelée, un sombre complot menaçant de détruire l’équilibre alimentaire mondial, un tempo soutenu. Résultat : un bon thriller. »
  • SPEHNER, Norbert, « Meurtres et complots dans la filière québécoise », dans La Presse, vendredi 13 avril 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « Amers fruits de mer, ou la langouste ne passera pas », dans Alibis 42 (Encore dans la mire), printemps 2012.

GIGI, L’Ultime détresse

Montréal, SKAT (Les Algos), 2012, 302 pages.

« Bahamas, un havre de paix, un nom grec qui signifie « liberté ». C’est sous un soleil ardent, devant un camaïeu de bleus de la mer des Caraïbes, que se jouera le destin de Stan Clark, détective américain. Son fils, en vacances à Eleuthera, en a disparu et, avec lui, cinq autres personnes. Au fil d’une enquête qui le projettera dangereusement dans les tourments de son passé, Stan lèvera le voile sur une tragédie, un acte abominable… » [éditeur]

GILBERT, Jean-Paul (1943 -), Le Canard : un meurtrier psychopathe

Saint-Sauveur-des-Monts, De l’Interdit, 2012, 264 pages.

Une enquête de Carl Lambert, l’as de la police provinciale qui traque un tueur en série qui se fait appeler Le Canard.

GRAVEL, François (1951 -), À deux pas de chez elle : la première enquête de Chloé Perreault

Montréal, Québec Amérique, 2011, 336 pages.

  • PELLETIER, Julie, c. r. dans Nuit blanche126. mai-juin 2012, p. 28. « Un bonheur que de lire ce premier polar de François Gravel puisqu’il sort quelque peu des sentiers battus en nous faisant découvrir le vrai monde derrière les grandes enquêtes policières ».

GUAY, Micheline (1959 -), Joanie T. 1 : Au-delà du regard

Saint-Alexis-des-Monts, Première Chance, 2012, 194 pages.

« Depuis que cette encombrante et étrange Madame Pitou s’est mise en tête d’aider Claude Roy dans son enquête de meurtre, les difficultés et les problèmes ne cessent de s’accumuler. Que dissimule Joannie derrière son regard au pouvoir si mystérieux ? Saura-t-elle apprivoiser le policier… comme tous les autres ? Et si, grâce à elle, ce ridicule petit beagle leur révélait les dessous du crime ? Cette femme risque de le surprendre de bien des façons… » [éditeur]

HADE, Mario (1952 -), L’Énigme Borduas

Marievielle, Éditeurs réunis (Polar), 2012, 340 pages.

« Lors d’une perquisition menée près de cinquante ans après la mort de l’artiste contestataire Paul-Émile Borduas, les agents Bernard Auclair et Nancy Brouillard de la Sûreté du Québec découvrent une collection d’œuvres signées de la main du célèbre peintre. Mais la trouvaille spectaculaire ne fait pas que réjouir les cercles artistiques : on apprend que certains des tableaux saisis sont des faux. Les inspecteurs, qui doivent trouver l’origine de cette falsification, fouillent toutes les avenues possibles et se rendent jusqu’aux signataires de Refus global. La police soupçonne différentes organisations criminelles d’être impliquées dans cette affaire, mais ne se doute pas de l’ampleur du réseau sur lequel elle enquête. » [éditeur]

HOUDE, Maxime (1973 -), L’Infortune des bien nantis

Lévis, Alire (Romans 141), 2011, 372 pages.

  • CAZELAIS, Normand, c. r. dans Lettres québécoises 46, été 2012. « Sa force réside plutôt dans son climat et la vision du monde qu’il projette. »

JACQUES, André (1947 -), De pierres et de sang

Montréal, Druide, 2012, 466 pages.

Une aventure mouvementée d’Alexandre Jobin au pays des diamants. Il vient en aide à Julie Dorval qui s’est emparée d’un lot de diamants bruts contenant une pierre exceptionnelle. Les cadavres s’accumulent alors que les propriétaires des pierres sont prêts à tout pour le récupérer. Un des meilleurs crus de 2012. Finaliste au Prix Saint-Pacôme du roman policier 2013.

  • CAZELAIS, Normand, « Du sang sur les pierres », dans Lettres québécoises 150, été 2013, p. 26. « J’aime son écriture, élégante, fluide, qui laisse place à une certaine tendresse pour cette créature tourmentée qu’est l’Homme ».
  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, vendredi 12 octobre 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « André Jacques et Mario Bolduc : de calibre international », dans Le Libraire 74, décembre 2012-janvier 2013.

JOBIN, Bruno (1949 -), Brooklyn Express

Gatineau, Vent d’Ouest (Azimuts. Roman), 2012, 216 pages.

« De Montréal aux îles Vierges, via le pénitencier de Sainte-Anne-des-Plaines, se trame une pathétique histoire de sexe, d’amour, d’amitié et de vengeance inassouvie ». [éditeur]

LAPIERRE-DESNOYER, Guillaume (1972-), Pour ne pas mourir ce soir

Montréal, Lévesque, 2011, 227 pages.

  • DENAULT, Pierre, c. r. dans Entre les lignes, vol. 8 no 4, été 2012, p. 8.
  • GREIF, Hans-Jürgen, c. r. dans Québec français 169, 2013, p. 128-129. « Ce livre coule de source, le style est parfaitement adapté au sujet, les dialogues sont calqués sur la réalité, le joual est utilisé à bon escient, l’horreur n’est jamais trop terrifiante pour une âme sensible, la progression vers la solution – insoupçonnable, bien entendu, est bien construite ».

LEFEBVRE, Geneviève (1962 -), La Vie comme avec toi – Une histoire d’Antoine Gravel

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 304 pages.

Antoine Gravel accompagne son ami flic Martin Desmarais à Esperanza island, à Vancouver, à la rencontre du fils inconnu de son pote dont la mère vient d’être assassinée dans des conditions mystérieuses. D’autres meurtres inexpliqués surviennent dans la région. Prix Coup de cœur décerné par le club de lecture de la bibliothèque Mathilde-Massé de Saint-Pacôme.

  • CAZELAIS, Normand, « La mort ou la vie ? », dans Lettres québécoises 151, automne 2013, p. 28.
  • LAROCHELLE, Claudia, « La tornade en souliers de course », entrevue parue dans Le Libraire, édition spéciale, décembre-janvier 2013.
  • NAVARRO, Pascale, c. r. dans Entre les lignes, vol. 9 no 1, automne 2012, p. 41.
  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, vendredi 2 novembre 2012. « D’une lecture agréable, plus polar psychologique que thriller, ce roman au style très fluide et parfois cru prouve hors de tout doute que Lefebvre est en train de se tailler une place de choix dans le polar québécois de qualité ».
  • SPEHNER, Norbert, « Paternités à méditer et meurtres prémédités », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 140-141.

LEMIEUX, Jean, L’Homme du jeudi

Montréal, La Courte échelle, 2012, 256 pages.

Une enquête d’André Surprenant de la Sûreté du Québec, qui a quitté les Îles de la Madeleine (dommage !) pour Québec : un jeune garçon a été frappé par un chauffard et son corps a été retrouvé dans la rivière Saint-François. Surprenant s’acharne : il veut découvrir le fautif. Toujours intéressant mais moins convaincant que les polars précédents.

  • BÉLAIR, Michel, c. r. mitigé dans Le Devoir.com, samedi 7 juillet 2012. « On se surprendra quand même à souhaiter que le lieutenant Surprenant s’éclate un jour, qu’il sorte des sentiers battus et qu’enfin il parvienne, oui, à nous surprendre »
  • CAZELAIS, Normand, « Se justifier », c. r. dans Lettres québécoises 148, hiver 2012. « L’Homme du jeudi aurait pu être plus solidement construit. Il ne m’est pas apparu aussi réussi que les autres ouvrages de Jean Lemieux. J’aurais préféré qu’il en fût autrement »
  • SPEHNER, Norbert, « Deux enquêteurs québécois atypiques », dans La Presse, vendredi 4 mai 2012. « …polar atypique, qui se lit pourtant avec intérêt, mais qui n’a pas la poésie, l’ambiance particulière des récits précédents de Lemieux ».

LESSARD, Jacqueline (1945 -), La Menace du cygne

Montréal, Québec Amérique (Tous continents), 2012, 390 pages.

« Deux artistes québécois, un graveur sur bois et une écrivaine sont sélectionnés pour une résidence de création de dix semaines en Belgique, au château Prinsenhof qui devient le théâtre d’événements étranges. Marianne, à qui sont adressées des lettres de menace d’un individu qui se fait appeler le Cygne du Béguignage, apprendra qu’il est parfois risqué de chercher à déterrer le passé. » [éditeur]

  • CÔTÉ, Martine, c. r. dans Entre les lignes, vol. 9 no 2, hiver 2013.

LÉVESQUE, François, Une mort comme rivière

Lévis, Alire (Romans 145), 2012, 370 pages.

Troisième et dernier volet de la série « Les carnets de Francis », ce personnage macabre, amateur de films d’horreur, dont la route est jonchée de cadavres. Roman noir mâtiné d’horreur. Dans ce troisième volet il est âgé de 32 ans et pratique le métier de scénariste. Selon l’auteur, inspiré par Patricia Highsmith et Stephen King : « Francis, c’est mon Monsieur Ripley à moi ».

  • GUY, Chantal, « Dans les ténèbres de la folie », dans La Presse, vendredi 23 mars 2012.
  • FORTIER, Christine, c. r. dans Voir[Montréal], 22 mars 2012, p. 17.
  • ROY, Simon, « Les Arcanes de la terreur », dans Alibis 42 (Encore dans la mire), printemps 2012.

MAILLÉ, Marc (1957 -), Silence ! On tourne la page

Charlemagne, MFR, 2012, 242 pages.

Une enquête du sergent-détective Poliquet qui enquête sur la mort suspecte d’Octave Tellier, un richissime homme d’affaires à la retraite.

MALKA, Francis (1969 -), Le Testament du docteur Zukerman

Montréal, Hurtubise (amÉrica), 2012, 210 pages.

Thriller scientifique. Un enquêteur maladroit, Olivier Trébuchet, enquête sur la mort du professeur Zukerman qui travaillait sur la synthèse de l’ARN avant d’être assassiné. Le récit prend la forme de trente-quatre lettres léguées au fils de la victime.

  • CAYER, Mariane, notule critique dans Le Libraire 72, septembre-octobre 2012.
  • DUCHATEL, Annick, c. r. dans Entre les lignes, vol. 8 no 4, été 2012, p. 38. « Quant au dénouement, on le voit venir d’assez loin, mais au soleil d’été, les énigmes sans prise de tête ont leur charme ».
  • FORTIER, Christine, c. r. dans Voir [Montréal], 5 octobre 2012. « Le roman destiné au grand public plaira surtout aux adolescents ».
  • LAPOINTE, Josée, « Le testament du professeur Zukerman : chemin incertain », dans La Presse, 30 mars 2012. « …c’est le côté thriller qui pose problème. l’action manque de tonus, les personnages sont inconsistants – la fille du professeur, effacée, le policier maladroit mais brillant, cliché – et l’intensité dramatique fait défaut ».

MARCEAU, Réjean (1959 -), Candide Blanchard « police belles cuisses » dans Conspiration à Havre-Saint-Pierre

Baie Comeau, Du Bourdon, 2012, 232 pages.

 

MARTINEAU, Maureen, Le Jeu de l’ogre

Montréal, La Courte échelle, 2012, 448 pages.

À Tingwock, en 1008, une première enquête de Judith Allison, nouvelle recrue du Service de Police régional de la MRC d’Arthabaska, qui doit faire ses preuves dans un milieu hostile aux femmes. Une des bonnes surprises de l’année.

  • CAZELAIS, Normand, « Destins croisés », dans Lettres québécoises 150, été 2013, p. 27.
  • CORBO, Linda, « Plongée dans le polar », dans Le Nouvelliste, Trois-Rivières, 8 décembre 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « Une nouvelle recrue nommée Judith Allison », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 145-146.
  • TOUPIN, Manon, « Un premier roman policier pour Maureen Martineau », dans La Nouvelle Union, Victoriaville, le 6 octobre 2012.

MÉNAR, Fabien (1965 -), Faux et filatures

Montréal, Québec Amérique (Littérature d’Amérique), 2011, 408 pages.

  • CAZELAIS, Normand, c. r. dans Lettres québécoises146, été 2012, p. 28. « Voilà un polar bien ficelé, bien écrit. Les intrigues s’entrecroisent sans jamais sombrer dans la confusion ».

MENEY, Florence (1964 -), Répliques mortelles

Montréal, Michel Brûlé, 2012, 358 pages.

La journaliste Elsa Lessard, dont la mère a été tuée pendant le tremblement de terre en Haïti, enquête sur un meurtrier qui s’attaque à ceux qui étaient présents lors de l’effondrement d’un orphelinat.

  • DUBÉ, Cynthia, « Une auteur à découvrir, un thriller à savourer… », dans Le Journal de Sherbrooke, le 24 janvier 2012.
  • FESSOUS, Didier, c. r. + entrevue dans Le Soleil, le 23 janvier 2012.
  • FORTIN, Marie-Claude, c. r. dans Entre les lignes, vol. 8 no 3, printemps 2012. « De l’action, du suspense, u regard critique sur le métier de journaliste, des personnages fort bien campés : on lui lève notre chapeau ».
  • GUY, Chantal, c. r dans La Presse, vendredi 27 janvier 2012. « Le lecteur devra se montrer patient car l’auteur se perd un peu trop dans la description d’une multitude de personnages et prend un temps fou avant de nous amener au cœur de l’intrigue. »
  • LAROCHELLE, Claudia, c. r dans La Semaine, vol. 7 no 51, 4 février 2012.
  • LAURIN, Danielle, « Filière haïtienne », c. r. dans Le Devoir, le 7 janvier 2012.
  • Notule anonyme dans Le Libraire 69, février-mars 2012, p. 44.

MEUNIER, Sylvain (1949 -), Les Mémoires d’un œuf

Montréal, La Courte échelle, 2011, 144 pages.

Prix Ténébris 2012.

  • CAZELAIS, Normand, « Exercice de style », dans Lettres québécoises 149, printemps 2013. « Brillant exercice de style. Mais parler de meurtres ne fait pas des Mémoires d’un œuf un roman policier. »

MICHAUD, Martin (1970 -), Je me souviens

Saint-Bruno de Montarville, Goélette, 2012, 640 pages.

Le polar événement de 2012. Troisième en enquête de Victor Lessard, de la police de Montréal, en compagnie de la très colorée Jacinthe Taillon sur toile de fond historique. Un polar qui parle d’identité, de mémoire à reconstituer et de soif d’honneur.

Prix Saint-Pacôme du roman policier 2013
Sélection (les polars de l’année) de Norbert Spehner dans la Presse, vendredi 14 décembre 2012

  • LAROCHELLE, Claudia, « Martin Michaud : homme de souvenirs », entrevue dans Le Libraire 72, septembre-octobre 2012, p. 57.
  • MARVIER, Morgane, notule critique dans Le Libraire 73, novembre-décembre 2012. « Martin Michaud a vraiment trouvé sa voix avec cette troisième enquête de Victor Lessard. Je me souviens est la preuve qu’il est devenu une valeur sûre du polar québécois ».
  • ROY, Simon, « Memento », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 145-146.
  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, vendredi 28 septembre 2012.

PELLETIER, Jean-Jacques (1947 -), Les Visages de l’humanité

Lévis, Alire (GF), 2012, 512 pages.

À Montréal, une série d’attentats contre les musulmans, perpétrés par un groupe de terroristes de droite, oblige Théberge à monter une escouade underground qui comprend l’écrivain Prose et ses plus fidèles amis du SVPM (Police de Montréal). Sur fond de climat social détérioré.

  • GREIF, Hans-Jürgen, c. r. dans Québec français 169, 2013, p. 134.
  • SPEHNER, Norbert, c. r. dans La Presse, vendredi 16 novembre 2012. « Un petit diamant dont on aurait pu polir davantage certaines facettes ».
  • SPEHNER, Norbert, « Portrait au vitriol d’une humanité condamnée », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 43-144.

PENN, Michael (1942 -), Morts sur rendez-vous

Nominingue, Du Lac Noir, 2012, 300 pages.

Une autre aventure burlesque de Napo.

POITRAS, Marie Hélène (1975 -), Griffintown

Québec, Alto, 2012, 216 pages.

Mélange de western urbain, de récit de mœurs, de roman noir ou de polar poétique, l’action se passe dans le quartier « Griffintown » à Montréal, dans le milieu des conducteurs de calèches où des personnages colorés sont confrontés au meurtre de Paul Despaties.

  • CRÉPEAU, Jean-François, « Réglement de quartier », dans Lettres québécoises 148, hiver 2012.
  • PROULX, Annie, notule dans Le Libraire 71, juin-juillet 2012. p. 20.
  • SARRAZIN, Sylvain, c. r. dans Entre les lignes, vol. 8 no 4, été 2012, p. 38-39. « Incontestablement original, Griffintown plante une ambiance insolite qui efface l’écueil d’une intrigue somme toute élémentaire ».

SAVOIE, Jacques (1951 -), Une Mort honorable. Une enquête de Jérôme Marceau

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 312 pages.

Deuxième enquête de Jérôme Marceau, dit Aileron à cause de son bras atrophié. Des traces de sang séché découvertes dans un véhicule d’occasion éveillent sa curiosité. Une deuxième affaire concerne le vol de cinq mille passeports vierges dans les voûtes souterraines de la place Guy-Favreau. Un des bons titres de 2012.

  • CAZELAIS, Normand, « Essayer de comprendre », c. r. dans Lettres québécoises 148, hiver 2012, p. 26. « Pour être bon, un roman policier doit être crédible dans sa structure même, évidemment, mais surtout dans ce qui anime les protagonistes. En ce sens, Une Mort honorable est très bon. »
  • LAURIN, Danielle, « La mort aux trousses », dans Le Devoir, 21 juillet 2012.
  • SPEHNER, Norbert, « Deux enquêteurs québécois atypiques », dans La Presse, vendredi 4 mai 2012.

SEYMOUR, Johanne, Eaux Fortes. Kate McDougall enquête

Montréal, Libre Expression (Expression noire), 2012, 344 pages.

Kate McDougall est à la recherche de sa fille Elisabeth dans le village de Perkins aux prises avec une organisation d’extrême droite. Une cinquième affaire qui entraîne l’héroïne au cœur de la pensée nazie et suprémaciste. Elle doit à nouveau affronter l’Artiste, un tueur sans scrupule.

  • SPEHNER, Norbert, « Le retour de l’Artiste », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 143-144.

STE-MARIE, Richard (1945 -), L’Inaveu

Lévis, Alire (Romans 146), 2012, 242 pages.

En lisant les cahiers que Régis Duchesne a trouvés dans les affaires de son père décédé, le sergent-détective Francis Pagliaro, un détective désabusé de la SQ qui envisage de devenir philosophe, en arrive à résoudre le meurtre d’une fillette survenu il y a trente ans et fait la lumière sur le destin tragique d’un homme. Finaliste au Prix Arthur Ellis 2013.

  • BOIVIN, Aurélien, c. r. dans Québec français166, été 2012. « Après un prologue qui semble mener nulle part, si ce n’est à une banale histoire de pédophilie, le romancier, non sans habileté, réussit à mêler les cartes pour orienter son lecteur dans une tout autre direction ».
  • FORTIER, Christine, notule dans Voir(Montréal), du 24 juin 2012, p. 21. « On dévore le roman pour l’énigme aux rebondissements inattendus et l’humanité de Pagliaro, qu’on espère retrouver dans une nouvelle enquête ».
  • SPEHNER, Norbert, « L’étrange carnet noir », dans Alibis 42 (Encore dans la mire), printemps 2012. « En plus de capter notre attention dès les premières pages, l’auteur se permet le luxe de nous offrir un polar dont la forme et la structure s’éloignent des codes traditionnels. On commence par une énigme dont la résolution partielle révèle des événements dramatiques qui débouchent ensuite sur une enquête policière qui nous ramène au prologue. »
  • SPEHNER, Norbert, « Meurtres et complots dans la filière québécoise », dans La Presse, vendredi 13 avril 2012.
  • VACHON, Christian, notule élogieuse dans Le Libraire71, juillet-août 2012 : « Un polar sensible, original, évitant bien des clichés, mettant en scène un policier enquêteur féru de philosophie plutôt que d’alcool ».

 

THORNE, Nathaniel (1957 -), La Deuxième affaire Mortara

Paris/Montréal, Publibook/Néopol, 2912, 118 pages.

« 1858, Bologne, Italie. Un enfant juif est kidnappé par les autorités papales. C’est l’affaire Mortara. Un véritable scandale international. 2007, Montréal, Canada. Le fils adoptif, blanc, d’un couple homosexuel noir est enlevé à son domicile, sa baby-sitter battue à mort. À la recherche du petit Edgardo Mortara, sept ans, la police se lance aux trousses du NPNSC, le Nouveau parti national-social chrétien, groupuscule d’extrême droite, qui a revendiqué le rapt… » [éditeur]

 

TREMBLAY, Larry (1954 -), Le Christ obèse

Québec, Alto, 2012, 160 pages.

Roman noir. Un trentenaire un peu timoré du nom d’Edgar Trudel assiste impuissant à l’agression d’une jeune femme dans un cimetière. Cédant à la tentation du bon samaritain, il recueille chez lui cette victime qui n’en est pas une, ce qui ne sera pas sans conséquences. Un roman noir sur les racines du Mal et de la Bonté.

  • GUY, Chantal, « Que reste-t-il du Notre-Père ? », dans La Presse, vendredi 16 mars 2012.
  • PÉAN, Stanley, c. r. « Prophètes déchus et messies tragiques », dans Le Libraire 70, avril-mai 2012. « …Peu importe le genre qu’il pratique, Larry Tremblay excelle toujours à fouiller le tréfonds de la psyché humaine avec une implacable acuité ».

 

TREMBLAY, Marius (1946 -), L’Ombre de la colline

Montréal, Mots en toile, 2012, 336 pages.

La disparition de Nathalie, fille de Roland et Rita Cyr, puis la découverte du cadavre de la jeune femme, entraîne l’enquête du lieutenant Lebras, une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux, tenace comme une teigne. Enquête sur toile de fond politique : la colline parlementaire.

 

TRÉPANIER, Jean-Pierre (1952 -), L’Affaire Brenner

Montréal, Sémaphore, 2012, 204 pages.

Un nouveau venu dans le service, Jonathan Neuville enquête sur la découverte de restes humains – un cœur et deux mains d’enfants – retrouvés dans un sac à ordures. La piste conduit à Gilles de Rais, alias Barbe Bleue, un des plus grands tueurs en série de l’histoire de France.

  • BÉLAIR, Michel, « La belle affaire de l’inspecteur Neuville », dans Le Devoir, le 14 juillet 2012.
  • BÉLANGER, David, c. r. mitigé dans Québec français 168, hiver 2013.
  • CAZELAIS, Normand, « Vues de l’intérieur », dans Lettres québécoises 149, printemps 2013, p. 26. « Ce roman explore les motivations qui animent les policiers et les criminels. Sur un rythme assez lent, il nous propose des vues de l’intérieur »
  • NOTULE anonyme dans Le Libraire 69, février-mars 2012, p. 44.

 

VINCENT, Diane (1952 -), Pwazon

Montréal, Triptyque (L’Épaulard), 2011, 285 pages

« L’intrigue de Pwazon se déroule chez les tennismen de haute volée et des gens de couleur d’origine haïtienne pour qui l’insertion dans la société québécoise, par conséquent fort différente de leurs origines ancestrales, est loin de toujours se faire en technicolor. » [Norman Cazelais]. Troisième enquête de l’improbable couple Vincent Bastianello et de Josette Marchand. En toute honnêteté, même si j’aurais bien voulu, je n’ai jamais réussi à terminer aucun des trois !

  • BOIVIN, Aurélien, dans Québec français 165, printemps 2012, p. 16. « …Diane Vincent sait construire une intrigue, comment la doser et l’organiser pour forcer ses lecteurs, qu’on peut souhaiter nombreux, à poursuivre jusqu’à la fin ».
  • CAZELAIS, Normand, c. r. dans Lettres québécoises 146, été 2012.

MARGINALIA & POLARS NUMÉRIQUES

Roman policier ? Roman noir ? Chaque année, quelques œuvres au genre indéfini se glissent dans notre palmarès des polars de l’année. À chaque lecteur de décider s’ils appartiennent ou non aux genres qui nous intéressent.

BEAUSOLEIL, Jean-Marc (1970 -), Monsieur Électrique

Montréal, Triptyque, 2012, 200 pages.

Un type déprimé s’invente un personnage de superhéros québécois, Monsieur Électrique. Quand de véritables meurtres se produisent en ville, il devient le principal suspect de la police. Seul Monsieur Électrique pourra le sauver. [Marginalia]

  • FORTIN, Marie-Claude, « L’envers du superhéros », dans La Presse, vendredi 4 mai 2012, p. 5 [Arts].

 

LAVOIE, Rosalie (1977 -), Le Sang du cerf

Montréal, Leméac, 2012, 120 pages.

« Hannah était une ombre dans le regard, une tache dans l’harmonie sociale, une violoniste grotesque. Mais peu importe puisque Hannah est morte. Pendant que le corps se décompose à ses côtés, avant que les traces de cette erreur n’aient fini de disparaître, le narrateur la raconte. Et en écrivant son histoire, l’écrivain donnera un rôle à la paria, puisqu’il en fera son personnage. Dans cet audacieux premier roman, Rosalie Lavoie superpose habilement les discours pour mieux révéler sous leur jour le plus cru des tensions souvent silencieuses. » [éditeur]

GIGNAC, Benoît

Aux Éditions Numériques : la première série policière numérique au Québec. Les enquêtes du sergent-détective Maurice Leblanc : http://sdleblanc.com/

Trois titres disponibles :

Leblanc à l’hôpital

Novembre 1995. « Le sergent-détective Leblanc, alors qu’il est hospitalisé, est témoin involontairement d’une violente altercation entre deux médecins. Intrigué, iI ne pourra s’empêcher d’enquêter sur cette voie de fait grave. » [sic]

Vol à bord

« Août 2003. Le sergent-détective Leblanc entreprend avec sa femme Marie un voyage pittoresque sur la Côte Nord du Québec, à bord d’un bateau de ravitaillement, le Nordik Express, qui accueille des passagers amateurs d’aventures douces. Le policier se verra forcé de mener une enquête alors qu’il se faisait une joie de se rendre à Blanc-Sablon observer de très rares astragales de Robbins. »

Pas de vacances pour Leblanc

Été 1991. Le sergent-détective Maurice Leblanc n’aura pas le repos qu’il souhaitait. Alors qu’il prévoyait s’adonner chez lui à sa passion horticole pendant ses six semaines de repos payées, le voilà ramené au quartier général pour une étrange histoire de meurtre.

POLARS POUR JEUNES

Note : la mention [YA] indique le roman est destiné à un public d’adolescents (Young Adults)

CHABIN, Laurent (1957 -), L’Énigme du canal

Montréal, Hurtubise (Atout), 2012, 132 pages.

  • BOURGET, Édith, c. r. dans Lurelu, vol. 35 no 2, automne 2012, p. 47.
  • GENEST, Anne, « Laurent Chabin : à contre-courant », dans Entre les lignes, vol. 9 no 2, hiver 2012, p. 45.

 

CHALLET, Olivier (1966 -), Max et Freddy la terreur

Montréal, Boréal, 2012, 93 pages.
[Série : Max, 4]

 

CHARTRAND, Lili (1963 -), Cauchemar blanc pour Rouge Babine

Montréal, La Courte Échelle, 2012, 138 pages.
[Série : Rouge Babine, 4]

  • DUFRESNE, Rhéa, c. r. dans Lurelu, vol. 35 no 1, été 2012, p. 41.

DE CARUFEL, Sylvie (1968 -), Lieutenant Vincent : un ennemi acharné

Québec, S. de Carufel, 2012, 148 pages.
[autoédition]

 

GILBERT-DUMAS, Mylène (1967-), Mort suspecte au Yukon

Saint-Lambert, Soulières (Graffiti +), 2012, 220 pages.
[Série : Ariane Blackburn, 2]

  • RABY, Claudia, c. r. dans Lurelu, vol. 35 no 3, hiver 2013, p. 47.

 

JOHNSON, Sylvain (1973 -), Le Tueur des rails

Montréal, Porte-Bonheur (La Clef), 2012, 188 pages.

  • SALLÉ, Thibaud, c. r. dans Lurelu, vol. 35 no 3, hiver 2013, p. 47.

 

LAFLAMME, Sonia K. (1969 -), La Ruée vers l’or (Klondike -1)

Montréal, Hurtubise, 2012, 360 pages. [YA]

 

LAFLAMME, Sonia K. (1969 -), Les Promesses de l’Eldorado (Klondike -2)

Montréal, Hurtubise, 2012, 364 pages. [YA]

  • SALLÉ, Thibaud, c. r. dans Lurelu, vol. 3 no 1, printemps-été 2013, p. 61.

 

LAMOTHE, Geneviève (1977 -), La Folle enquête Ferron : à la recherche du mystérieux tableau volé

Saint-Sauveur, Marcel Broquet la nouvelle édition, 2012, 120 pages.

  • VILDER, Karine, c. r. dans Entre les lignes, vol. 8 no 4, été 2012, p. 49.

 

LÉVESQUE, J. Michel (1971 -), Psycho Boys

Montréal, Hurtubise, 2012, 266 pages. [YA]

  • LÉTOURNEAU, Ginette, c. r. dans Lurelu, vol. 36 no 1, printemps-été 2013, p. 65.

THEILLET, Laurent (1962 -), Le Jardin des lions : suspense

Montréal, La Bagnole (Gazoline), 2012, 269 pages.

 

THIBAULT, Sylviane (1972 -), Le Combat de Twister

Rosemère, Pierre Tisseyre (Papillon), 2012, 128 pages.
[Série : Twister / Illustrations : Claude Thivierge]

BANDES DESSINÉES

 

 

DOISNEAU, Cyril (1978 -), Le Havre New York

Montréal, La Pastèque, 2012, 68 pages.

« Dans les années soixante, deux filous pensent trouver le bonheur en Amérique. À bord du France, ils font cap vers New York. À bord, diverses péripéties les jettent hors des sentiers battus. Engagés comme larbins par une chanteuse à la mode, ils vivront une traversée… de tout repos ! » [éditeur]

 

GODBOUT, Réal (1951 -) & Pierre FOURNIER (1949 -), Red Ketchup : Le Couteau aztèque

Montréal, La Pastèque, 2012, 40 pages.

« L’agent fou perd la boule ! En état de crise métapsychique, Red Ketchup se met à glisser à travers les âges et à réécrire, à sa manière excessive, l’histoire de l’humanité. Aidée d’un puissant chaman, Sally Ketchup se lance à la poursuite de son frère basculé hors du temps et totalement hors de contrôle. Une chasse à l’homme sur fond d’apocalypse temporelle. » [éditeur]. Le personnage fête ses trente ans d’existence.

 

LAMONTAGNE, Jacques (1961 -) & Sina RADOVIC, Van Helsing contre Jack l’Éventreur : tu as vu le diable

Paris, Soleil (Soleil 1800), 2012, 48 pages.

« Deux ans se sont écoulés depuis le jour où Van Helsing enfonça un pieu de chêne dans le cœur de Dracula, mettant ainsi un terme à son règne infernal. Cependant, l’homme n’en est pas sorti indemne. Maintenant installé à Londres, Van Helsing est depuis plongé dans une profonde dépression. Désespéré de voir ainsi son ami prostré dans ses appartements, Abberline, inspecteur à Scotland Yard, lui propose de l’accompagner afin de mener enquête sur une série de meurtres perpétrés dans l’East End par un dément que la presse a surnommé “Jack l’Éventreur”. Van Helsing finira par accepter. Débutera alors une nouvelle chasse contre le Mal… » [éditeur]. [Contribution de Nadine Thomas]

ARTICLES & ÉTUDES

Note : un certain nombre d’entrevues avec les auteurs ont été placées avec la liste des comptes rendus critiques la suite de chaque entrée et ne sont pas reprises ici.

1. Études, essais, collectifs, dossiers spéciaux

 

HÉBERT, François, La Littérature populaire en fascicules au Québec

Québec, GID, 2012, 322 pages.

« Avec ce livre, François Hébert réalise l’impossible en remontant le fil d’Ariane qui permet de débroussailler un corpus de plus de 11 000 fascicules populaires québécois, publiés par 66 éditeurs entre les années 1940 et 1970. Voici le tome 1 de ce répertoire. » [éditeur]

 

HOTTE, Lucie, Doric Germain

Ottawa, David (Voix didactiques), 2012, 222 pages.

L’œuvre de Doric Germain est certainement la plus étudiée dans les écoles secondaires de l’Ontario français. Depuis la parution de La vengeance de l’orignal en 1980, des milliers d’élèves franco-ontariens ont lu ses livres. Pour rendre compte de cette œuvre, Lucie Hotte s’est intéressée plus particulièrement à trois romans écrits pour un public adolescent : La vengeance de l’orignal, Le trappeur du Kabi et Le soleil se lève au nord. Ces trois romans se déroulent dans la région de Hearst, dans le nord de l’Ontario. Leurs personnages doivent tous affronter la nature – parfois inhospitalière – et se confronter à l’altérité, tant la leur que celle des anglophones et des Amérindiens. Mais, surtout, ces récits offrent tous les trois une formidable leçon de vie. [éditeur]

 

LE BEL, Pierre-Mathieu, Montréal et la métropolisation : une géographie romanesque

Montréal, Triptyque, 2012, 216 pages.

Une étude dans laquelle l’auteur prend de nombreux exemples dans le polar québécois. Voici la liste des œuvres représentées :

LE GENRE POLICIER DANS LE CORPUS À L’ÉTUDE
Les « vrais » romans policiers La Trace de l’escargot B. Bouthillette
Deadly decision Kathy Reichs
Les Enfants d’Annaba Jacqueline Lessard
Badal Jacques Bissonnette
Le Bien des autres 1 et 2 Jean-Jacques Pelletier
Le Hasard défait bien des choses Nando Michaud
Un homme est un homme Jean-Guy Noël
Ils viseront la tête Yves Chevrier
La Passion des nomades Daniel Castillo Durante
Jalousie G.M. Ouimet et A.-M.Pons
La Souris et le rat Jean-Pierre Charland
Ceux avec des aspects policiers importants Les Soupes célestes Jacques Savoie
Un été en banlieue François Désalliers
L’Homme qui n’avait pas de table Pierre Fortin
Visions volées Rachel Leclerc
Lovelie d’Haïti Sylvain Meunier
Le Robineux du plateau André Marson
Ceux avec des aspects policiers mineurs La Logeuse Éric Dupont
La Brûlerie Émile Ollivier
Gomme de Xanthane Bertrand Laverdure
Un vendredi au mois d’août Antonio d’Alfonzo
Nikolski Nicolas Dickner
Que la lumière… André Pronovost
La Dérive de l’éponge Monique Le Maner
Mélamine Blues François Gravel
Ceux qui partent Daniel Pigeon

 

2. Articles

BELAIR, Michel, « Polars d’ici : le polar québécois a-t-il finalement le vent dans les voiles ? », dans Le Devoir, 12 janvier 2013. [courte rétrospective dans laquelle le critique de polars du Devoir présente plusieurs titres de 2012].

BOIVIN, Aurélien, « Moi, les parapluies… ou l’art d’être abandonné à son sort », dans Québec français 166, été 2012, p. 72-74.

DUMAIS, Manon, « Hubert Aquin : Prochain épisode », dans Entre les lignes[Classiques], vol. 9 no 1, automne 2012, p. 28-29.

FORTIN, Marie-Claude, « Vivre de sa plume », entrevue avec Patrick Senécal, dans Entre les lignes, vol. 9 no 2, hiver 2013.

FORTIN, Marie-Claude, « Guillaume Lapierre-Desnoyers : écrivain sans frontières », dans Entre les lignes, vol. 8 no 4, été 2012, p. 7.

JACQUES, André, « L’Année 2012 du polar québécois », dans Alibis 45, hiver 2013, p. 81- 94.

POISSON, François, « Enseigner Prochain épisode d’Hubert Aquin », dans Québec français 164, hiver 2012, p. 50-51.

RAUD, Pascale, « Festival QuébeCrime », dans Alibis 41, hiver 2012, p. 109-114.

RAUD, Pascale, « Les Printemps meurtriers. Entrevue avec Johanne Seymour », dans Alibis 42, printemps 2012, p. 95-103.

ROY, Simon, « Café littéraire avec Patrick Senécal », dans Alibis 41, 2012, p. 93-108.

SPEHNER, Norbert, « Le Musée québécois du crime : Le Philtre bleu, de Jean Féron », dans Alibis 44, automne 2012, p. 118-125.

TREMBLAY, François-Bernard, « Entrevue avec Richard Ste-Marie », dans Clair Obscur (Spécial Police) 10, septembre 2012, p. 4-12, suivi de « La Malle », p. 13-20.

THRILLERS, FILMS NOIRS ET POLICIERS et SÉRIES TÉLÉVISÉES

 

L’Affaire Dumont

Distribution : Marc-André Grondin, Marilyn Castonguay, Kathleen Fortin, Sarianne Cormier, Francis Lahaye. Francine Ruel, André Lacoste, Geneviève Brouillette.
Réalisation : PODZ (Daniel Grou).
Scénario : Danielle Dansereau

Drame judiciaire basé sur des faits réels. Michel Dumont est condamné pour une agression sexuelle qu’il n’a pas commise. Sa nouvelle conjointe est convaincue de son innocence et s’attaquera au système judiciaire pour le faire acquitter.

 

Chabotte et fille

Distribution : Jacques Girard, Claudianne Ruelland, Nathalie Mallette, Marie-Ginette Guay.
Scénario original : Louise Pelletier et Chloé Cinq-Mars.

Série télévisée (2009-2012). « Jean-Jacques Chabotte, détective privé a beaucoup de talent pour les relations humaines et parvient facilement à faire parler les gens. C’est un gars fantaisiste, folichon. Sa fille, Zoé, dans la vingtaine, est tout le contraire, une nerd qui fait des études universitaires en archéologie. Une fille brillante, mais pas très adroite dans les relations humaines. » Diffusion de la troisième série sur les ondes de Télé-Québec à partir du lundi 9 janvier jusqu’au mois d’avril. Mario Bolduc a été engagé à titre d’auteur coordonnateur pour les treize derniers épisodes de la série et il a fait appel à deux auteurs – parmi lesquels Jacques Côté – pour l’écriture des textes. Bolduc a aussi écrit quatre épisodes, dont deux en coécriture avec Côté.

 

Manigances

Distribution : Jean-Guy Moreau, Maxim Martin, Marc Fournier, Sophie Bourgeois, Maxime Le Flaguais, Hugo Giroux, Julie Lepage.
Réalisation : Isabel Dréan et Simon Côté.
Scénario : Gislain O’Prêtre.

Web série policière en 14 épisodes. Cinq amis soigneusement sélectionnés deviendront malgré eux les principaux suspects dans la mort préméditée de leur hôte lors d’un souper. Ce qui devait être une sympathique soirée de retrouvailles deviendra rapidement le théâtre de nombreux réglements de comptes.

 

La Peur de l’eau

Distribution : Pierre-François Legendre, Brigitte Pogonat, Normand d’Amour, Stéphanie Lapointe, Pascale Bussières, Paul Doucet.
Réalisation : Gabriel Pelletier.
Scénario : Gabriel Pelletier et Marcel Beaulieu

Film policier, d’après le roman de Jean Lemieux, On finit toujours par payer.
« Rosalie Richard (Stéphanie Lapointe) est trouvée morte, violée, au pied d’une falaise des Îles-de-la-Madeleine. Elle est la victime d’un meurtre sordide et sa mort va faire basculer la vie rangée du sergent André Surprenant (Pierre-François Legendre), de la Sûreté du Québec. Le timide et effacé Surprenant va partir à la recherche du meurtrier alors même que son mariage s’effrite, que sa fille ado l’envoie promener, que sa psy (Pascale Bussières) tente de l’aider à surmonter ses phobies et qu’on veut le tasser pour confier l’enquête au sergent-détective Gingras (Normand D’Amour), parachuté de Montréal. »

 

Omerta

Distribution : Michel Côté, Patrick Huard, René Angélil, Rachelle Lefebvre, Michel Dumont, Stéphane Rousseau.
Réalisation : Luc Dionne
Scénario : Luc Dionne

Drame policier. « Le film tourne autour de l’ex-policier Pierre Gauthier maintenant à la tête de Pulsar International, une agence de sécurité privée de haut calibre. Appelé en renfort par son ex-patron Gilbert Tanguay (Michel Dumont) afin de mettre à jour une conspiration, Gauthier recrute son employée Sophie (Rachelle Lefevre), qui devra gagner la confiance de Sam Cohen (Stéphane Rousseau) et de Steve Bélanger (Patrick Huard), deux associés de la mafia italienne montréalaise dirigée par le parrain Dominic Fagazi (René Angélil). Fagazi et Cohen trament une affaire de fraude ambitieuse mettant en jeu des lingots d’or. » [Wikipédia]

 

Unité 9

Distribution : Guylaine Tremblay, Catherine-Anne Toupin, Céline Bonnier, Micheline Lanctôt, Sarah-Jeanne Labrosse, Éve Landry, Catherine Proulz-Lemay.
Scénario : Danielle Trottier. Créée par Danielle Trottier et diffusée depuis le 11 septembre 2012 sur ICI Radio-Canada Télé2.

Série télévisée. « Marie Lamontagne, une mère de famille de deux enfants, est condamnée pour tentative de meurtre de son père et vit dans l’Unité 9 de Lietteville, un pénitencier fédéral pour femmes. Elle apprend alors à vivre cette nouvelle vie à l’aide des autres détenues de cette unité. On découvrira les raisons pour lesquelles chacune d’entre elles a été incarcérée à Lietteville ainsi que leurs relations et l’histoire des employés de la prison. Marie devra se faire une place tant bien que mal dans ce milieu qui lui est inconnu et devra affronter Normand Despins, le nouveau directeur de l’établissement, qui a une conception différente de la sienne concernant la réhabilitation des femmes étant responsables d’un crime. Elle tentera de montrer qu’elles ont toutes droit à une seconde chance. » [Wikipédia]

PRIX LITTÉRAIRES, FESTIVALS ET AUTRES ACTIVITÉS CRIMINELLES

Prix Alibis

Québec, le 13 avril 2012 – Le Prix ALIBIS 2012 a été attribué à Véronique Bessens pour sa nouvelle « Signes vitaux ». Véronique Bessens est écrivain et traductrice. Elle a publié un premier roman en 2001, Un train en cache un autre (Éd. Marchand de Feuilles), qui a été réédité en France en 2001 (Éd. de l’Officine). Elle a ensuite publié Contes du temps qui passe (Éd. Tryptique, 2007) et Les Coriaces (Éd. Tryptique, 2009). Elle a été lauréate du Prix du jeune écrivain 2004 avec une nouvelle intitulée « Des tuiles et des roses », parue dans un recueil collectif au Mercure de France (Paris, 2005).

 

Prix Arthur Ellis

Le prix Arthur Ellis a été décerné à Martin Michaud pour La Chorale du diable(Goélette).

Les autres finalistes étaient Pwazon, de Diane Vincent (Triptyque) et Pour ne pas mourir ce soir, de Guillaume Lapierre-Desnoyers (Lévesque éditeur)

 

Prix Saint-Pacôme du roman policier

Le Prix Saint-Pacôme 2012 a été remporté par Maxime Houde, pour L’Infortune des bien nantis (Alire).

Les deux autres finalistes étaient François Gravel, À deux pas de chez elle (Québec Amérique) et L’Inaveu, de Richard Ste-Marie (Alire).

Richard Ste-Marie a par a ailleurs reçu le Prix Coup de cœur décerné par le club de lecture de la bibliothèque Mathilde-Massé de Saint-Pacôme.

Le 11e gala du Prix Saint-Pacôme du roman policier s’est tenu le samedi 22 septembre 2012 sous la présidence d’honneur du comédien Michel Dumont.
Sur la toile : http://www.st-pacome.ca/societe-du-roman-policier-presentation-de-la-societe/

 

Prix de la Rivière Ouelle

Le Prix de la rivière Ouelle (nouvelle policière) a été remporté par Jean-François Laliberté dans la catégorie senior.

Le Prix de la Rivière Ouelle (nouvelles policières) a été remporté par Anne Cormiboeuf dans la catégorie junior.

 

Prix Ténébris

Le premier prix Ténébris, décerné dans le cadre des Printemps meurtriers de Knowlton, a été remporté par Sylvain Meunier avec Les Mémoires d’un œuf.

Note : la première édition des Printemps Meurtriers de Knowlton s’est déroulée du 18 au 20 mai 2012. les invités d’honneur en étaient Martin Winckler, Chrystine Brouillet et R. J. Ellory.

Sur la toile : http://lesprintempsmeurtriers.com/francais/index_fr.html

Festival QuébeCrime

Le festival QuébeCrime s’est tenu pour une deuxième année consécutive du 25 au 27 octobre 2012 dans la ville de Québec. Pour cette deuxième édition, les organisateurs avaient prévu un volet francophone.
Sur la toile : http://www.quebecrime.com/

YVON ALLARD (1925 – 2012)

Surnommé Monsieur Paralittérature par ses nombreux amis et par les spécialistes, Yvon Allard est décédé le 3 mars 2012. Il a fait œuvre de pionnier au Québec en publiant dès les années soixante-dix de nombreuses bibliographies spécialisées sur le roman policier, le roman d’espionnage, la science-fiction, la fantasy, le fantastique, le western, le roman sentimental et l’humour. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages et a notamment publié avec Norbert Spehner, les Écrits sur le roman policier.

Mise à jour: Mai 2014

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