Le Polar au Canada-francais en 2005

Le Roman policier en Amérique française – Parutions 2005

Voici un bref panorama bibliographique, aussi complet que possible, des romans policiers (incluant les thrillers, récits à suspense, d’espionnage et de politique-fiction) écrits par des auteurs canadiens de langue française et publiés au cours de l’année 2005, principalement au Québec mais aussi à l’étranger. Pour chaque référence, il y a une brève description de contenu, un bref aperçu critique de ceux que j’ai lus et, quand disponibles, quelques remarques critiques tirées de la presse nationale. Les textes de présentation entre guillemets reprennent les informations fournies par les éditeurs dans leur catalogue, sur les quatrièmes de couverture ou sur leur site web. Comme c’est souvent le cas, plusieurs titres, déjà introuvables en librairie, n’ont eu droit à aucune recension critique ou présentation d’aucune sorte ni dans la presse écrite, ni sur Internet, d’où l’absence de commentaires plus élaborés.

Norbert Spehner

Les romans et recueils pour adultes

 

BARANGER, Luc (1954 -), À l’Est d’Eddy

Longueuil, La Veuve noire (Marché noir), 2005, 210 pages.

Excellent recueil de neuf nouvelles noires où Baranger se permet de déboulonner, de revisiter et d’humaniser certaines figures mythiques (Elvis Presley, James Dean, Billy the Kid, etc).

  • C. r. de Michel Vézina, « Mythes et confidences », dans Ici, du 15 au 21 décembre 2005, p. 44.
  • C. r. de Norbert Spehner, dans La Presse, dimanche 2 octobre 2005, p. 13 (Lectures).
  • C. r. de Laurent Laplante, dans  Nuit blanche, no 102, 2006, p. 14.

 

BARANGER, Luc (1954 -), Crédit revolver

Marseille, L’Écailler du Sud (L’Écailler du Sud 54), 2005, 278 pages.

Membre d’un groupuscule gauchiste, Mortant est accusé d’un meurtre politique qu’il n’a pas commis mais dont il a fourni l’arme. Il écope d’une lourde peine mais ne trahit pas « la cause ». Lorsqu’il retrouve bien des années plus tard, gracié et réhabilité, celui qui l’a trahi, a-t-il le droit de le tuer puisqu’il a déjà purgé sa peine par anticipation ?

 

BARRÉ, Caroline (1973 -), Assassine : roman suspense

Lévis, Fondation littéraire Fleur de lys, 2005, 450 pages.

En Arkansas, le sergent James Traven et le détective Portman enquêtent sur une mort suspecte près d’un laboratoire mis sur pied pour contrer l’utilisation des pesticides.

Note : les romans publiés (à compte d’auteur ?) par La Fondation littéraire Fleur de Lys sont décrits sur le site suivant : www.manuscritdepot.com.

BERTRAND, Luc, Transfuges

Ottawa, L’Interligne, (vertiges), 2005, 336 pages.

  • C. r. de Sylvie Trottier, dans Nuit blanche, no 103, été 2006, p. 23-24.
  • C. r. de Hélène Rioux, « Pourquoi l’ex-premier ministre s’est-il suicidé ? », dans Lettres québécoises, no 123, automne 2006, p. 30.

BISSON, Mireille (1965 -), L’Ange gardien

Lévis, Fondation littéraire Fleur de lys, 2005, 490 pages.

Premier roman de Mireille Bisson, présenté comme étant « un roman suspense romancé à saveur militaire » mettant en vedette Jessica, une jeune femme volontaire et copropriétaire d’une boutique de fleurs menacée par un ancien petit ami incarcéré pour meurtre. Et un tueur en série rôde dans la région de Montréal…

 

BISSON, Mireille (1965 -), Le Collecteur

Québec, Septentrion (Hamac), 2005, 336 pages.

Selon Catherine Hébert « certains amateurs de polars sanglants apprécieront peut-être cette histoire de vengeance bien ficelée qui sent mauvais, très mauvais ».

  • C. r. de Catherine Hébert, dans Entre les lignes, vol. 2, n˚ 1, automne 2005, p. 52.

BOUCHARD, Camille (1955 -), Une histoire compliquée

Longueuil, La Veuve noire (Marché noir), 2005, 272 pages.

Recueil de 5 nouvelles historiques et noires qui ont paru dans la revue Alibis. Comme toujours avec Camille Bouchard, le plaisir de la lecture est garanti.

 

BOUCHARD, Camille (1955 -), Les Démons de Bangkok

Longueuil, La Veuve noire (Le Treize noir), 2005, 382 pages.

Réédition d’un bon roman d’aventures et d’espionnage paru chez Stanké en 1998.

  • C. r. d’Annick Duchâtel, dans Entre les lignes, vol. 2, n˚ 2, hiver 2006, p. 53.

BOUTHILLETTE, Benoît, La Trace de l’escargot

Saguenay, JCL (Couche-tard), 2005, 366 pages.

Cette première enquête de l’inspecteur Benjamin Sioui a été qualifiée de « tempête littéraire » par Laurent Laplante. Ce premier roman policier est certainement l’événement « polar » de 2005 : un personnage intéressant, une intrigue de thriller bien maîtrisée, une écriture originale. Selon Clément Martel, « ce polar est passionnant par son intrigue et séduisant par son verbe » alors que Michel Bélair nous dit que Bouthillette est « un auteur à suivre ». Nous ne le contredirons pas.

Le roman a remporté le prix Saint-Pacôme du roman policier 2005.

  • Portrait-relève : « Les chemins de traverses », entrevue de Sarah Mouton avec Benoit Bouthillette, dans Entre les lignes, vol. 2, no 3, printemps 2006, p. 13.
  • C. r. de Laurent Laplante, « Coups d’essai ou de maître ? », dans Nuit blanche 101, hiver 2005-2006, p. 34.
  • C. r. de Didier Fessous, « Benoît Bouthillette, nouveau pape du polar québécois », dans Le Soleil, mardi 4 octobre 2005, p. C1-C2.
  • C. r. de Clément Martel, dans Québec français 139, automne 2005, p. 12.
  • C. r. de Marie-France Bornais, « Prix littéraire pour La Trace de l’escargot », dans Le Journal de Québec, Mardi 4 octobre 2005, p. 52.
  • C. r. de Sarah Mouton, dans Entre les lignes, vol. 1, n˚ 4, été 2005, p. 41.
  • C. r. de Christine Fortier, dans Voir, du 26 mai 2005, p. 54.
  • C. r. (bref) de Marie-Belle Richard, dans Le Libraire, juillet-août 2005.
  • C. r. de Michel Bélair, « Un flic branché », dans Le Devoir, 26 et 27 mars 2005, p. E4.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Jeunes femmes en détresse et meurtres en série », dans La Presse, dimanche 10 avril 2005.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « Hommes laids au bacon », dans Alibis 15, vol. 4, n˚ 3, été 2005, p. 137-138.
  • C. r. de Geneviève Thibault, « Matière visqueuse », dans Ici, du 12 au 18 mai 2005.
  • C. r. de Marie Claude Fortin, « L’étonnant polar de Benoît Bouthillette », dans La Presse, dimanche 12 juin 2005, p. 10 [Lectures].
  • C. r. de Daniel Daignault, « C’est mon choix » dans Le Lundi, 2 avril 2005.
  • C. r. de Michelle Tremblay, « Un Brossardois écrit un premier roman », dans Brossard Éclair, 5 mai 2005.
  • C. r. d’Yves Bélanger, « L’auteur Benoit Bouthillette veut faire de son héros le Sherlock Holmes québécois », dans Sortir, 12 novembre 2005.
  • Entrevue avec Clément Martel, « Derrière le polar : Benoit Bouthillette, l’écrivain », dans Québec français, no 141, printemps 2006, pp. 46-48.
  • C. r. de Marie-Claude Mirandette, « Beaux-arts, meurtres et autres considérations », dans Le Devoir, le samedi 17 juin 2006, p. F9.

 

BROUILLET, Chrystine (1958 -), Rouge secret

Montréal, Boréal, 2005, 503 pages.

Drame de la manipulation et de la jalousie. Les avis sont très partagés sur ce gros polar psychologique de Chrystine Brouillet, premier d’une nouvelle série qui introduit l’inspecteur Frédéric Fontaine. Pour ma part, j’ai trouvé ce roman trop long, trop bavard, trop invraisemblable. Ce livre est « trop », comme diraient les cousins français, avec un nouveau personnage pas très doué comme flic et une héroïne qui est la reine des tartes. Marie-Claude Mirandette trouve que « ce roman s’avère indigne de l’indéniable talent dont Brouillet a fait preuve dans Le Collectionneur » alors que Marie-Claude Fortin nous dit que ce livre est « un habile thriller psychologique, totalement angoissant ». Stanley Péan le décrit comme un récit honnête sans plus, pas le meilleur ni le pire de cette auteure prolifique.

  • C. r. (entrevue) de Mélissa Proulx, « Voir rouge », dans Voir, du 16 juin 2005, p. 51.
  • C. r. de Norbert Spehner, dans « C. J. Sansom et Chrystine Brouillet : des hauts et des bas du roman historique », dans La Presse, dimanche 3 juillet 2005,  p. 4 (Lectures).
  • C. r. de Marie-Claude Mirandette, « Inavouables secrets de Chrystine Brouillet », dans Le Devoir, 18 et 19 juin 2005, p. F12.
  • C. r. de Marie-Claude Fortin, dans Entre les lignes, vol. 1, n˚ 4, été 2005, p. 40.
  • C. r. de Stanley Péan, « Les manipulateurs sont parmi nous », dans Alibis 16, vol. 4, n˚ 4, automne 2005, p. 131-132.
  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit blanche, no 102, printemps 2006, p. 31.

 

COLLECTIF, Boucs émissaires

Montréal, Les 400 coups, 2005, 200 pages.

Ce recueil de nouvelles a pour sous-titre : 12 auteurs de polars contre le racisme. Au sommaire, des textes des auteurs québécois suivants : André Marois, François Barcelo, Jacques Côté, Hélène Desjardins et Jean-Jacques Pelletier. Selon Alice Finaz, « On entre avec plaisir dans ces nouvelles qui mettent en scène la différence et le refus d’accepter l’autre, les haines viscérales liées au racisme, le suspens (sic) et les situations inattendues qui en découlent ».

  • C. r. d’Alice Finaz, dans Voir, 12 mai 2005.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « Quelques bons coups », dans Alibis 15, vol. 4, n˚ 3, été 2005,  p. 135-136.

 

CÔTÉ, Jacques (1961 -), La Rive noire

Lévis, Alire (Romans 092), 2005, 367 pages.

Troisième enquête du duo de choc Duval et Harel. La mort suspecte de la femme d’un riche entrepreneur de Québec est le point de départ d’une affaire complexe où il sera question de fanatisme religieux et d’homosexualité, alors que la vie sentimentale de Daniel Duval arrive à une croisée des chemins : va-t-il tromper sa blonde avec la belle Mireille ? Un excellent roman de procédure policière et d’enquête. Un des (rares) meilleurs titres parus en 2005.

  • Lauréat du  Prix Saint-Pacôme 2006 du roman policier.
  • C. r. de Pascale Navarro, « Les bruits de la ville », dans Ici, du 12 au 18 janvier 2006, p. 33.
  • C. r. et entrevue de Valérie Côté, dans Impact Campus, 10 janvier 2006.
  • C. r. d’Anne Normand, dans La Voix de l’Est, 14 janvier 2006.
  • C. r. d’Antoine Tanguay, dans Le Soleil, 13 janvier 2006.
  • C. r. de Gilles Rhéaume, dans  la Presse Québécoise, février 2006, p. 7.
  • C. r. de Benoit Migneault, dans  Fugues, vol. 22, no 12, mars 2006, p. 72.
  • C. r. de Marie-Claude Mirandette, « Au coeur de la vieille capitale », dans  Le Devoir, 18 et 19 février 2006, p. F3.
  • C. r. de Christine Fortier, « Présumé coupable », dans Voir (Montréal), 2 février 2006, p. 46.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Les mystères de Québec et d’ailleurs… », dans  La Presse, 19 février 2006, page 15 [Radar]
  • C. r. de Norbert Spehner, «Ecce homosexuels », dans Alibis, no 18, vol. 5, no 2, printemps 2006, pp 143-144.
  • C. r. (bref), de Carole Payer, dans le Journal de Québec, samedi 28 janvier 2006.
  • Entrevue avec Christine Fortier, « Le côté sombre de la nature humaine », dans Alibis, no 18, vol. 5, no 2, printemps 2006, pp. 83-93.
  • C. r. de Steve Laflamme, dans  Québec français, no 141, printemps 2006, p. 14-15.

 

DANTEC, Maurice (1959 -), Cosmos incorporated

Paris, Albin Michel, 2005, 576 pages.

Je plaide coupable : découragé, vaguement écœuré, je n’ai lu qu’une cinquantaine de pages de ce thriller futuriste échevelé à la limite du compréhensible. Mais il y a des amateurs pour ce genre de trucs… Tant mieux pour eux ! Christian Desmeules admire la puissance de son imaginaire mais ajoute que « le romancier nous ennuie de plus en plus ». Au sens plutôt large de « soporifique ».

  • C. r. de Thomas Régnier, « Le cas Dantec : cyberpunk ? » dans Le Nouvel Observateur, 15-21 septembre 2005, p. 55.
  • C. r. de Christian Desmeules, « Dantec Inc. : un thriller poussif sur fond d’apocalypse anticipée », dans Le Devoir, 1er et 2 octobre 2005, p. F4.
  • C. r. de Jean Pettigrew, dans Solaris 156, vol. 31, n˚ 2, automne 2005, p. 144.

DEMERS, Jean-Yves, L’Île au nuage troué : roman d’aventures

Lévis, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2005, 250 pages.

Une famille veut prendre des vacances sur la mer avec leur bateau de plaisance. En pleine nuit, ils sont attaqués par des pirates des mers modernes. [Édition en ligne à compte d’auteur]

DION, Germain, Le Quatrième homme

Ottawa, Éditions du Vermillon, (Rompol), 2005, 204 pages.

Le sergent Jean Circouette enquête sur un meurtre commis lors d’une attaque de banque qui a mal tourné.

DORÉ, Catherine, L’Exécuteur

Boucherville, Mortagne, 2005, 496 pages.

Première enquête de Marie-Paule Chevalier. L’éditeur nous promet des « disparitions, des morts suspectes et des exorcismes ».

  • C. r. de Marie Claude Fortin, dans  La Presse, 29 janvier 2006, p. 14 [Radar]
  • C. r. d’Aurélien Boivin, dans Québec français, no 141, printemps 2006, p. 15.

 

DUBÉ, Jean-Eudes, Le Second poignard

Ottawa, Éditions du Vermillion, (Rompol), 2005, 168 pages.

Germain Lafleur, chassé de son collège est mêlé à une histoire dramatique impliquant des trafiquants de drogue, un enlèvement et un meurtre.

DUFOUR, Annie (1969 -), Les Enfants de Doodletown

Montréal, La courte échelle, 2005, 192 pages.

Ce roman fait suite à Cinq enlèvements, quatre cadavres, trois amours, deux bouledogues et une… (2002) et il est aussi peu convaincant, aussi bancal que le premier. J’écris cela le plus sérieusement du monde : Annie Dufour devrait investir son talent de conteuse et son imagination débordante dans la littérature jeunesse. Ses polars pour adultes sont mal conçus et peu intéressants. Celui-là, je n’ai même pas réussi à le finir… Doodletown ? Mais où va-t-elle chercher tout ça ? Est-il utile d’ajouter que la critique, en général, a ignoré cet opus ?

 

FORTIN, Clément (1935 -), On s’amuse à mort (Collège de Matane 1964)

Québec, Septentrion, 2005, 300 pages.

Curiosa. Par le biais d’une fiction (un docu-roman), Clément Fortin, juriste et ancien professeur de droit à l’université de Sherbrooke, jette un regard neuf sur une affaire criminelle qui s’est déroulée en 1964 au collège de Matane.

 

FORTIN, FranceLyne (1944 – Pseudo. de Francine Fortin), Meurtre chez les Johannais

Saint-Jean-sur-Richelieu, Archimède, 2005, 132 pages.

 

FRÉCHETTE, Michel (1946 -), La Nature humaine de Biarritz Monnier et autres détours

Gatineau, Vents d’Ouest (Azimuts), 2005, 208 pages.

Marginalia. Ce roman au titre bizarroïde n’a que peu de rapport avec la littérature policière sinon pour une partie où il est question de vengeance et qui aurait pu déboucher sur une intrigue amusante. Mais, l’auteur avait d’autres préoccupations…

  • C. r. de Gabriel Laverdière, dans Québec français 139, automne 2005, p. 14.

GAGNON, Maurice (1964 -), Coups de théâtre

Saguenay, JCL (Couche-tard), 2005, 314 pages

Un récit policier dans la pure tradition du whodunit et dont l’action se passe à Saint-Pacôme de Kamouraska. Pas assez original pour intéresser vraiment, ce deuxième polar de Gagnon (Seul l’assassin a le droit de mourir, 2000) compte malheureusement trop de personnages, avec en plus quelques invraisemblances qui découragent l’amateur de polars. Selon Francine Tremblay, ce livre « se lit avec un plaisir certain, plaisir toutefois altéré par le manque de rigueur de l’écriture » alors que pour Stéphane Despatie, « Gagnon suit les conventions du roman d’enquête et s’est concentré sur le récit d’une bonne histoire et sur une langue simple, efficace et directe ».

  • C. r. de Francine Tremblay, dans Québec français 140, hiver 2005, p. 16.
  • C. r. de Stéphane Despatie, dans Entre les lignes, vol. 2, n˚ 2, hiver 2006, p. 53.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « On se pâme à Saint-Pacôme », dans Alibis 17, vol. 5, n˚ 1, hiver 2006, p. 132-133
  • C. r. de Louise Chevrier, « Coup de cœur littéraire en région », dans La Terre de chez nous, 17 novembre 2005, p. 34.
  • C. r. de Mélanie Gravel, dans Le Placoteux, 11 septembre 2005.
  • C. r. de Didier Fessou, « Vous aimerez lire », dans Le Soleil, 18 septembre 2005, page C2.
  • C. r. de Monique Dionne, dans Info Dimanche (Rimouski), 18 septembre 2005.
  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit blanche, no 104, 2006, p. 30.
  • Article de Paul-François Sylvestre, dans Le Métropolitain (Brampton, Ontario), semaine du 12 au 18 octobre 2005, p. 14.
  • Article de Claudette Dorval, dans Saint-Laurent Portage, 11 septembre 2005.

 

GALARNEAU, Gérald (1944 -), Motel Riviera

Saguenay, JCL (Couche-tard), 2005, 264 pages.

Les avis sont partagés sur ce premier roman qui ne m’a guère impressionné (le début est péniiiible !). Clément Martel souligne que l’action est « particulièrement bien ficelée… le style est bon sans être exceptionnel » alors que Sylvie Trottier affirme que « le thriller est habilement mené », mais ce « livre ne tient pas vraiment la route si on le compare avec les grands du genre ». C’est le moins qu’on puisse dire !

Finaliste au prix Saint-Pacôme du roman policier 2005.

Lauréat du prix Arthur Ellis 2006 (Meilleure oeuvre francophone).

  • C. r. de Clément Martel, dans Québec français 140, hiver 2006, p. 19.
  • C. r. de Sylvie Trottier, dans Nuit blanche 101, hiver 2005-2006, p. 24.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « Salut Galarneau », dans Alibis 15 (supplément Internet), été 2005, p. 165-166.
  • C. r. d’Yves Bélanger, « Motel Riviera, un premier thriller signé Gérald Galarneau », dans L’Information de Sainte-Julie, 21 mai 2005.
  • Article de Catherine Bachaalani, « Un jeudi soir brumeux à Beloeil », dans L’Oeil régional_Beloeil, 4 juin 2005.
  • C. r. de Carole Payer, dans Le Journal de Québec, « Les livres de votre été », 25 juin 2005.
  • C. r. de Didier Fessou, « Le Crime parfait », dans Le Soleil, 10 juillet 2005, p. C3.
  • C. r. de Paul-François Sylvestre, « Roman pour madame, thriller pour monsieur », dans Le Régional d’Hamilton, 13 juillet 2005.

 

GERVAIS, Bertrand (1957 -), Les Failles de l’Amérique

Montréal, XYZ, 2005, 448 pages.

Roman noir. Un étudiant québécois, expatrié aux États-Unis, raconte en flash-back « l’acclimatation du héros à un groupe, à une société gangrenée non pas tant par la violence que par le spectacle complaisant de cette violence ».

  • C. r. de Stanley Péan, dans Le Libraire 32, janvier-février 2006, p. 22.

 

HOUDE, Maxime (1974 -), Le Prix du mensonge

Lévis, Alire (Romans 084), 2005, 242 pages.

En général, j’aime bien les polars de Maxime Houde, mais celui-là ne m’a pas emballé. Steve Laflamme trouve par contre qu’avec cet ouvrage « Maxime Houde confirme son talent de (ra)conteur » car il « a le don de piquer la curiosité du lecteur ». Quant à Christine Fortier, elle a apprécié cette quatrième enquête de Stan Coveleski, ayant eu l’impression, dès les premières lignes de retrouver « une vieille paire de chaussures confortables ». Ah, les femmes !

  • C. r. de Christine Fortier, dans Voir, du 2 juin 2005, p. 56.
  • C. r. de Steve Laflamme, dans Québec français 138, été 2005, p. 17-18.
  • C. r. et entrevue, de Valérie Lessard, dans Le Droit, 25-26 juin 2005.

HOUDE, Nicole (1945 -)& Laure MUSZYNSKI (1949 -), L’Hystérie de l’ange

Lachine, La Pleine Lune (Plume), 2005, 132 pages.

Ce petit récit policier n’a malheureusement aucun intérêt. On se demande si l’éditeur et les auteurs ont déjà lu de vrais polars. Si c’est le cas, pourquoi avoir sacrifié des arbres pour publier cet opuscule anodin, plutôt ennuyeux ?

  • C. r. de Gilles Côté, dans  Nuit blanche, no 103, été 2006, p. 14.
  • C. r. de Hélène Rioux, « Qui a tué l’odieux éditeur ? », dans  Lettres québécoises, no 123, automne 2006, pp. 29-30

 

JOBIN, Michel (1968 -), La Nébuleuse iNSIEME

Lévis, Alire (Romans 091), 2005, 623 pages.

Excellent thriller international ! On dirait du Jean-Jacques Pelletier ! Une double enquête de meurtre, à Londres et à Bangkok, une gigantesque machination dont l’enjeu représente des milliards, et un « vilain » qu’on n’est pas prêt d’oublier. L’auteur fait preuve d’une rare maîtrise en contrôlant parfaitement une intrigue complexe. Un des (rares) bons romans de 2005.

  • C. r. et entrevue de Valérie Lessard, dans Le Droit, 14-15 janvier 2006.
  • C. r. de Norbert Spehner, dans  Entre les lignes, vol. 2, no 3, printemps 2006, p. 53.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Les mystères de Québec et d’ailleurs… », dans  La Presse, 19 février 2006, page 15 [Radar]
  • C. r. de Nobert Spehner, « Lumineuse nébuleuse », dans Alibis, no 18, vol. 5, no 2, printemps 2006, pp. 127-128.
  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit blanche, no 104, 2006, p. 20.
  • Entrevue avec Antoine Tanguay, dans Le Soleil, Dimanche 19 février 2006, p. C3.
  • Entrevue avec David Tardif, dans Impact Campus (Université Laval), 1 février 2006.
  • Entrevue avec Cindy Lévesque, dans  le Nouvelliste (Trois-Rivières), samedi 28 janvier 2006.
  • C. r. de Gilles Rhéaume, La Presse québécoise, mars 2006, p. 7.
  • C. r. de Hélène Rioux, « Qui a tué l’avocat véreux ? », dans Lettres québécoises, no 123, automne 2006, p. 29.

 

LaRIVIÈRE, Louis F. (1943 -), La Boutique : thriller

Moncton (N.B.), Lévis, La Francophonie, 2005, 280 pages.

LEVAC, Roger (1946 -), L’Affaire Pluche

Sudbury, Prise de parole, 2005, 251 pages.

Une entreprise de fabrication de peluches, les entreprises N’Nours, est au centre d’une affaire de meurtres multiples que tentent de résoudre Bruno Boulay et une jolie policière. Avec une touche de fantastique…

 

MARCHAND, Alma, Policières en péril

Lévis, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2005, 382 pages.

Tous les trois mois, le corps d’une policière est retrouvé dans l’un des parcs de l’est de Montréal. Poliquin et Montreuil, du Service de la police de la Communauté urbaine de Montréal, mènent l’enquête.

 

MARCHAND, Alma & Elmo TRÉPANIER, Amour qui tue

Lévis, Fondation littéraire Fleur de Lys, 2005, 344 pages.

Une nouvelle enquête des sergents-détectives Simon Poliquin et Bernard Montreuil : Xavier Mambulé, étudiant africain participant à un échange d’étudiants universitaires, est retrouvé assassiné et sauvagement mutilé.

 

MARCOTTE, Gilles (1925 -), Le Manuscrit Phaneuf

Montréal, Boréal, 2005, 224 pages.

J’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour le travail de critique et d’enseignant de Gilles Marcotte, mais son dernier roman, un (pseudo)polar sans grand intérêt est à ranger dans la grande bibliothèque universelle des livres inutiles. Cet avis subjectif n’est pas partagé par Julie Sergent qui trouve que « la plume est allègre, l’intrigue, curieuse, le ton, légèrement ironique » et que ce livre est « un roman qui offre au lecteur une histoire divertissante, qu’il soit passionné ou non de romans policiers », ni par Alain Rathé qui trouve que « l’auteur avec finesse et intelligence joue de son immense culture pour son plaisir, pour le nôtre ».

  • C. r. de Norbert Spehner, « Comme polar, le manuscrit “pha dur” », dans Alibis 14 (Supplément Internet), 2005, p. 161-162.
  • C. r. de Julie Sergent, « Enquête dans le milieu littéraire », dans Lettres québécoises 119, automne 2005, p. 31.
  • C. r. d’Alain Rathé, dans Québec français 138, été 2005, p. 20.
  • C. r. (bref) d’Éric Paquin, dans Voir, 5 mai 2005,
  • C. r. de Caroline Montpetit, « Chassé-croisé autour d’un manuscrit », dans Le Devoir, 12 et 13 février 2005, p. F3.
  • C. r. de Réginald Martel, « La réussite est dans les interludes », dans La Presse, dimanche 6 février 2005, p. 3 [Lectures].

MARTIN, Viktor (1953 -), La Liste

Boisbriand, Éditions Pratiko, (Polar Presse), 2005, 187 pages.

MÉNAR, Fabien (1965 -), Le Musée des introuvables

Montréal, Québec-Amérique, 2005, 428 pages.

Cette joyeuse ineptie, exercice de style pour profs de cégeps, a certainement ses mérites. L’auteur a de la plume, de l’humour, de l’imagination à revendre, mais comme polar, ça n’a pas grand intérêt. Selon Christian Desmeules, ce roman, qu’il traite charitablement de comédie policière, « promet beaucoup et nous abandonne quelque part entre l’ennui et la déception » alors que Pierre Monette en parle comme d’un « pur plaisir littéraire ». Comme quoi, les critiques… Lauréat du  Prix France/Québec 2006.

  • C. r. de Christian Desmeules, « Comédie de libraires », dans Le Devoir, 26 et 27 novembre 2005,  p. F4.
  • C. r. de Pierre Monette, dans Entre les lignes, vol. 2, n˚ 1, automne 2005, p. 50.
  • C. r. de Hélène Rioux, « Un réjouissant thriller » dans Lettres québécoises, printemps 2006,  p. 30.
  • C. r. de François Lavallée, dans  Nuit blanche, no 103, été 2006, p. 16-17.

 

MORNEVERT (1964 – Pseudo.), Passerelle Bankosvki

Levallois-Perret, Les Portes du monde; Issy-les-Moulineaux, Ed. Campoamor, (JM Laffont), 2005, 445 pages.

Roman d’espionnage par un auteur franco-canadien qui réside à Château-Richer. L’auteur est très présent dans les milieux financiers des Pays de l’Est. Il partage son temps entre son métier d’auteur (Mission oxygène, 1988, sous le pseudo de Patrick du Morne Vert), ses voyages professionnels et la plongée sous-marine professionelle.

NÉRON, Carol (1949 -), Rebecca

Paris, La Seine (Succès du livre), 2005, 470 pages.

Réédition du volume paru en 2004 chez JCL.

 

OUAKINE, Joseph (pseudo. de Sébastien Chabot ?), 4 septembre

Montréal, Point de fuite (Points de suspense), 2005, 200 pages.

Richard veut protéger son ex-femme qui a reçu des menaces de mort. Pour la retrouver, il se lance dans une enquête qui le conduit de surprise en surprise, car les événements qu’il découvre se sont tous passés un 4 septembre, et la plupart des personnes qu’il rencontre sont elles aussi nées un 4 septembre.

OUELLETTE, Jacques P. (1953 -), Des violettes en août

Tracadia-Sheila (N.-B.), La Grande Marée, 2005, 232 pages.

Carl Stevens et sa femme partent sur la piste d’une sombre histoire : la disparition d’une enseignante disparue mystérieusement une nuit de mai.

PELLETIER, Jean-Jacques (1947 -), Radio Vérité – La Radio du vrai monde

Québec, Les Publications de littérature policière (Alibis 14), p. 7- 83.

Ce mini-roman ironique et bien ficelé, inspiré par l’affaire Jeff Fillion, est une enquête de l’inspecteur Théberge, un personnage-clé dans « Les Gestionnaires de l’Apocalypse ».

  • C. r. de Jocelyne Lepage, « Inspiré par Jeff Fillion », dans La Presse, 27 mars 2005,  p. 4 [lectures].
  • C. r. d’Antoine Tanguay, « Crimes en vrac », dans Le Soleil, vendredi 8 avril 2005,  p. B3.

 

PENN, Michael (1942 -), Napo pète les plombs

Nominingue, Lac noir, 2005, 277 pages.

Histoire de meurtres qui se passe en France en 1990.

 

PENN, Michael (1942 -), Vacances en eaux troubles

Nominingue, Lac noir, 2005, 275 pages.

En Guadeloupe, un policier en vacances participe à une enquête.

R. R. (1963 -), Les Profileurs : 1. Réseau mortel, 2. Mort programmée

Terrebonne, R. R., 2005, 2 volumes.

 

RICHARD, Pierre H. (1953 -), Ultima Ratio Regum

Montréal, Pratiko, 2005, 520 pages.

Un roman politico-économique dont le titre signifie « l’ultime solution des rois ». « À la fin de la Guerre froide, l’univers trouble des deux plus importants marchands d’armes au monde est bouleversé par une série d’attaques terroristes contre leurs usines et leurs représentants ».

 

SAINT-LAURENT, Justine (1948 – Pseudo. d’Anne Gardon), Brute

Montréal, Flammarion-Québec, 2005, 300 pages.

Ce deuxième roman policier de Justine Saint-Laurent, alias Anne Gardon, et mettant en vedette Nick et Maxine, se mérite, une fois de plus, une place d’honneur dans la bibliothèque universelle des livres inutiles. D’une redoutable médiocrité !

Curiosa : de la page 23 à la page 26, l’héroïne nous propose une liste de ses films favoris ! Trois pages et des poussières de liste, dans un roman ! Du jamais vu !

SEYMOUR, Johanne, Le Cri du cerf

Montréal, Libre Expression (Polar), 2005, 332 pages.

Premier roman policier, pas très réussi : une héroïne hystérique et antipathique, des invraisemblances (voire des outrances) criantes, un tueur en série peu crédible et des « muscles cérébraux » (sic) ! Kate, le personnage principal, se targue d’aimer les romans policiers. Les connaisseurs apprécieront cet extrait : « …et l’on pourrait presque se croire dans un roman de Dashiell Hammet (sic). Sauf que Chandler, le héros de Hammet (resic) est un détective privé ». Cherchez la grossière erreur que ni l’auteur, ni l’éditeur n’ont vue.

Note : ce roman inaugure une nouvelle collection de polars chez Libre Expression, dont la présentation est très réussie. Un bel objet.

 

TESSIER, Robert (1951 -), Les Dessous du paradis

Montréal, Point de fuite (Points de suspense), 2005, 159 pages.

« Enquêtant sur le passé du docteur Russell, son ancienne infirmière, May, se trouve malgré elle entraînée de Miami à Londres en passant par Santorin, dans un monde hallucinant de sosies, et placée devant la nécessité de renverser la flèche du temps ».

 

TREMBLAY, Jean-François (1963 -), Le Maître tueur

Brossard, Pour tous (Roman policier), 2005, 243 pages.

Premier roman. L’inspecteur Robitaille est aux prises avec une série de meurtres perpétrée par un tueur mystérieux, méticuleux à l’excès, qui mène le jeu à sa guise. Pierre Bourgouin trouve que « l’auteur nous tient en haleine jusqu’à la fin » et que l’intrigue est « agrémentée d’une bonne dose d’étrange, voire de fantastique ».

  • C. r. de Pierre Bourgouin, dans Entre les lignes, vol. 2, n˚ 2, hiver 2006, p. 10.

Les romans policiers pour jeunes

 

BEAUCHAMP, Benoît, La bataille verte

Laval, Grand Duc HRW (L’heure évasion), 2005, 137 pages.

 

BOUCHARD, Camille (1955 -), Les Crocodiles de Bangkok

Montréal, Hurtubise HMH (Atout 100-101), 2005, 218 pages.

  • C. r. de Daviel Lazure-Vieira, dans Entre les lignes, hiver 2006, p. 62.
  • C. r. de Jean Doré, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 46-47.

 

BOUCHARD, Camille (1955 -), Les Tueurs de la déesse noire

Montréal, Boréal (Boréal Inter 44), 2005, 136 pages.

  • C. r. d’Éric Champagne, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 47.
  • C. r. (bref), de Rémy Charest, dans Le Soleil, vendredi 8 avril 2005, p. B3.

BOUCHARD, Camille (1955 -), Le Ricanement des hyènes

Montréal, La courte échelle, 2005, 160 pages.

 

BOUCHARD, Camille (1955 -), La Mèche blanche

Saint-Lambert, Soulières (Chat de gouttière), 2005, 98 pages. [Série : la bande des cinq continents] [Illustrations : Louis-André Laliberté]

  • C. r. de Renée Leblanc, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 3, hiver 2006, p. 35.

BRIÈRE, Paule, Au raton laveur

Montréal, Boréal (Boréal Maboul), 2005, 53 pages. [Série : Joséphine la fouine -7] [Illustrations : Jean Morin]

CAVEZZALI, Lucia, Mission Cachalot

Montréal, Hurtubise HMH (Caméléon), 2005, 124 pages.

  • C. r. de Carole Filion, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 3, hiver 2006, p. 38.

CHABIN, Laurent (1957 -), Le Jeu de l’assassin

Montréal, La courte échelle, 2005, 140 pages.

  • C. r. de Simon Roy, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 47-48.
  • C. r. de Daviel Lazure-Vieira, dans Entre les lignes, automne 2005, p. 57.
  • C. r. de Nathalie Ferraris, « Huit personnages en quête d’assassin », dans Ici, du 3 au 9 mars 2005, p. 23.

CHABIN, Laurent (1957-), Chambre froide

Montréal, la Courte échelle, (Jeune Adulte), 2005, 148 pages.

  • C. r. de Suzanne Teasdale, dans Lurelu, vol. 29, no 1, printemps-été 2006, p. 38.

CHABIN, Laurent (1957 -), Silence, on tue !

Montréal, Hurtubise HMH (Best-Seller), 2005, 606 pages.

Rééditions : omnibus qui regroupe quatre aventures de Louis Ferdine.

CROTEAU, Marie-Danielle, Un bruit la nuit

Montréal, La courte échelle, 2005, 90 pages. [Série : Les Corsaires -3] [Illustrations : Bruno St. Aubin]

  • C. r. de Caroline Richard, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 48.

DESBOIS, Hervé, Le Sac Mystérieux

Presses Aventures, 2005, 130 pages. [Série : Mimi et Vincent] [Illustrations : Tristan Demers]

  • C. r. de Simon-Olivier Champagne, dans Lurelu, vol. 29, no 1, printemps-été 2006, p. 41.

DESROSIERS, Sylvie (1954 -), L’Héritage de la pirate

Montréal, La courte échelle (Roman jeunesse), 2005, 96 pages. [Série : Notdog -17] [Illustrations : Daniel Sylvestre]

  • C. r. de Raymond Bertin, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 3, hiver 2006,  p. 39.

 

ÉMOND, Louis, Taxi en cavale

Saint-Lambert, Soulières (Graffiti), 2005, 176 pages.

 

GRAVEL, François (1951 -), Sekhmet, la déesse sauvage

Montréal, Québec-Amérique, 2005, 176 pages.

  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit Blanche 99, été 2005, p. 9.

GROSMAIRE, Jean-Louis (1944 -), Paris-Saint Louis du Sénégal

Ottawa, Vermillon, 2005, 330 pages.

  • C. r. d’Éric Champagne, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 3, hiver 2006,  p. 42.

 

LAFLAMME, Sonia K. (1969 -), L’Affaire Saint-Aubin

Gatineau, Vents d’Ouest (Ado – Aventure), 2005, 138 pages.

  • C. r. de Simon Roy, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 3, hiver 2006, p. 42.

 

LENOIR, Anne Bernard, À la recherche du Lucy-Jane

Montréal, Hurtubise HMH (Atout), 2005, 250 pages.

  • C. r. de Michel Ernest, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 45.

MAROIS, André (1959 -), Vol à l’étalage

Montréal, La courte échelle (Roman jeunesse), 2005, 94 pages. [Série Jérémie et Malie] Illustrations : Stéphane Lemardelé

  • C. r. de Stéphane Durand, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 64.

 

MILLET, Pascal (1960 -), Saïda le macaque

Montréal, Boréal (Boréal junior 85), 2005, 75 pages. [Série : les nuits de Blues -2] [Illustrations : Bruce Roberts]

 

OUIMET, José (1954 -), Le Secret du château de la Bourdaisière

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Papillon 116), 2005, 128 pages. [Illustrations : Isabelle Langevin]

 

THIBAUDEAU, Robert (1946 -), L’Affaire de la couronne

Saint-Alphonse-de-Granby, De la Paix (Ados/adultes 30), 2005, 127 pages.

 

THIBAULT, Sylviane, Twister, mon chien détective

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Papillon 108 – C’est la vie…), 2005, 102 pages. [Série : Twister] [Illustrations : Claude Thivierge]

VANIER, Lyne, Maximilien Legrand, détective privé

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Conquêtes 107), 2005, 204 pages.

VILLENEUVE, Michel (1955 -), Un fleuve de sang

Montréal, Hurtubise HMH (Atout), 2005, 288 pages. [Série : Alex et les cyberpirates]

  • C. r. de Simon Roy, dans Lurelu, vol. 28, n˚ 2, automne 2005, p. 70.
  • C. r. de Daviel Lazure-Vieira, dans Entre les lignes, automne 2005, p. 57.
  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit Blanche 99, été 2005, p. 9.

Les bandes dessinées policières

VoRo (Pseudo. de Vincent Rioux) & DJIAN (Pseudo de Jean-Blaise Mitildjian), Tard dans la nuit 2 : Ménage de printemps

Issy-les-Moulineaux (France), Vents d’ouest, 2005, 48 pages.

GODBOUT, Réal & Pierre FOURNIER, Michel Risque : Le Savon maléfique

Montréal, La Pastèque, 2005, 110 pages.

  • C. r. de Fabien Déglisse, « Les anti-héros ne meurent jamais », dans Le Devoir.
  • C. r. de Denis Lord, « Michel Risque sort des ténèbres », dans Ici, du 14 au 20 juillet 2005, p. 7.

GODBOUT, Réal (1951 -) & Pierre FOURNIER, Michel Risque en vacances

Montréal, Éditions de la Pastèque, 2005, 81 pages. [Série : les aventures de Michel Risque, 2]

Études et articles sur le polar québécois

BLAIS, PIERRE, « Sylvie Desrosiers : À l’abordage ! », dans Le Libraire, novembre-décembre 2005, p. 37.

NOËL-GAUDREAULT, Monique (propos recueillis par…), « Comment Maryse Rouy a écrit certains de ses livres », dans Québec français 137, printemps 2005, p. 105-106.

 NOËL-GAUDREAULT, Monique (propos recueillis par…), « Comment Laurent Chabin a écrit certains de ses livres », dans Québec français 138, été 2005, p. 110-111.

 SIMARD, Hélène, « Camille Bouchard : les voyages forment la jeunesse », dans Le Libraire, mai-juin 2005, p. 30.

 SPEHNER, Norbert, « De plus en plus populaire, le polar québécois », dans La Presse, dimanche 12 juin 2005, p. 11 [lectures].

 

Crime & Culture en 2005

THÉÂTRE

La Chanson de l’éléphant

Pièce de Nicolas Billon, mise en scène par René-Richard Cyr, assisté de Pierre Pirozzi., avec Jean-François Pichette, Vincent-Guillaume Otis, Jasmine Dubé, présentée du 18 janvier au 12 février 2005 au Théâtre d’Aujourd’hui.

Thriller psychologique et huis clos policier. Un médecin, une infirmière marâtre et un jeune patient de l’asile se retrouvent dans un vaste bureau glacial…

  • C. r. de Stéphane Despatie, « Étude clinique », dans Voir, 27 janvier 2005, p. 32.

TÉLÉVISION

Détect Inc.

Série télévisée controversée de Claude Meunier (je n’ai pas pu regarder le premier épisode au complet tellement j’ai trouvé ça stupide !) mise en ondes le lundi 3 janvier 2005, sur les ondes de Radio-Canada. Avec Claude Meunier et Gilbert Sicotte dans les rôles principaux : deux détectives plutôt minables, Bob Marlow et James Bonin !

Réalisation : François Gingras. Avec Anne Dorval, Élise Guilbault, Rémy Girard, Pascale Desrochers, Michel Charette.

  • C. r. de Pierre Thibeault, « Détectives de l’ordinaire », dans Ici, du 16 au 22 décembre 2004, p. 6.
  • C. r. de Paul Cauchon, « Anti héros en crise », dans L’Agenda [Le Devoir], du 1er au 7 janvier 2005, p. 19.
  • C. r. de Thérèse Parisien, « Meunier tout craché », dans Voilà [La Presse], semaine du 1er janvier 2005, p. 3.

L’Héritière de Grande Ourse

Série télévisée policière et fantastique qui fait suite à Grande Ourse, mise en onde à Radio-Canada le jeudi 6 janvier 2005. Avec Marc Messier, Norman Daneau, Patrice Godin, Catherine Sénart, Marc Labrèche, Isabel Richer, Albert Millaire, Viviane Audet. Réalisation : Patrice Sauvé. Scénario : Frédéric Ouellet.

  • C. r. de Paul Cauchon, « Frissons garantis », dans L’Agenda [Le Devoir], semaine du 8 au 14 janvier 2005, p. 19.
  • C. r. de Thérèse Parisien, « Marc Labrèche : un gentil garçon un peu étrange », dans Voilà [La Presse], semaine du 8 janvier 2005, p. 3.

Le Négociateur

Série télévisée policière en huit épisodes, librement inspirée par la vie du reporter judiciaire Claude Poirier dans les années 70, interprétée par Frédérick de Grandpré (dans le rôle de Michel-André Cloutier) et mise en onde à TVA le jeudi 20 janvier. Avec, entre autres, Éric Lapointe dans le rôle du truand Richard Blass, Julien Poulin, Pauline Martin, Serge Thériault.

Réalisation : Sylvain Archambault. Scénario : Danielle Dansereau.

  • C. r. de Paul Cauchon, « Négociation serrée », dans L’Agenda [Le Devoir], semaine du 15 au 21 janvier 2005, p. 19.

H20

Pièce télévisuelle de quatre heures, réalisée par Charles Binamé, écrite par Paul Gross et John Krizanc. Avec Paul Gross, Leslie Hope, Guy Nadon, Yves Jacques

Diffusée sur les ondes de Radio-Canada les dimanches 12 et 19 juin 2005.

Thriller politique : le premier ministre du Canada meurt dans un accident de canot qui est un meurtre déguisé. Il a été la victime d’un complot visant à vendre l’eau du Canada aux États-Unis.

  • C. r. de Paul Cauchon, « Politique fiction à la canadienne », dans L’Agenda [Le Devoir], du 11 au 17 juin 2005, p. 26.

Au nom de la loi

Série télévisée à suspense en dix épisodes, mettant en scène Patrick Huard, Jacinthe René et Louis Champagne, qui a été diffusée sur les ondes de Radio-Canada à partir du jeudi 15 septembre 2005. Textes de Michelle Allen & Isabelle Poissant. Réalisation : Podz.

Simon Pelletier, condamné pour meurtre à l’âge de 18 ans, s’évade. Est-il coupable ou la victime d’un coup monté ?

  • C. r. de Louise Cousineau, « Au nom de la loi, n’arrêtez pas ! », dans La Presse, mercredi 7 septembre 2005, p. 4 [Arts et spectacles].
  • C. r. de Thérèse Parisien, « Simon Pelletier sera-t-il un homme libre ? », dans Voilà, [La Presse], semaine du 12 novembre 2005, p. 3.
  • C. r. de Paul Cauchon, « Condamné à s’évader », dans L’Agenda [Le Devoir], semaine du 10 au 16 septembre, p. 19.

CINÉMA

Manners of Dying, réalisé par Jeremy Peter Allen, est adapté d’une nouvelle de Yann Martel, avec dans les rôles principaux Serge Houde et Roy Dupuis.

  • C. r. de Denis Côté, « Froid comme la mort », dans Ici, du 24 février au 2 mars 2005, p. 16.

DIVERS

Une nouvelle collection policière

Surfant sur la vague du succès du genre, Libre Expression a lancé une nouvelle collection de polars, avec une grille graphique des plus novatrices. L’équipe s’est donnée comme mission éditoriale de publier des auteurs reconnus, mais aussi de faire connaître de nouveaux talents. La collection a été inaugurée en automne avec la publication de Le Cri du cerf, de Johanne Semoyr (voir ce titre). Suivront trois titres (printemps 2006) : Badal, de Jacques Bissonnette, Les Enfants d’Annaba, de Jacqueline Lessard, et Verglas, un polar scientifique de Normand Lester et Corinne Vailly. À suivre…

La saga de l’expert :

En 2005, le quotidien La Presse a publié en feuilleton, l’ouvrage Wilfrid Derome, expert en homicides, de Jacques Côté (Boréal, 2003).

Un autre cas de vargarisme :

Dans L’Enfer des anges, de la Française Chantal Pelletier, l’action se passe au Québec et certains de ses personnages s’expriment dans la « langue de Vargas » ou le québécois revu et déformé par les cousines.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Parlez-vous le vargas ? », dans Alibis 16, automne 2005,  p. 138-139.

Des prix bien mérités :

Le Prix Saint-Pacôme du roman policier a été remporté par Benoît Bouthillette pour son roman La Trace de l’escargot (JCL, 2005). Les deux autres finalistes étaient Mario Bolduc, pour son roman Cachemire (Libre Expression, 2004) et Gérald Galarneau, pour son polar Motel Riviera (JCL, 2005).

Les membres du jury : Maryse Rouy (Montréal, écrivain et enseignante), Danielle Laplante (Longueuil, professeur de français) et Lise Audet-Lapointe (Rimouski, libraire).

Les Prix de la Rivière-Ouelle, décernés, comme le précédent, par la Société du roman policier de Saint-Pacôme) ont été remportés par :

  • Maude Bouchard, de Saint-Alexandre, premier (et seul) prix dans la catégorie junior
  • Marc Panneton, de Campbelton, premier prix dans la catégorie senior
  • Solange Proulx, de Québec, deuxième prix dans la catégorie senior
  • Julie Daigle, de Sainte-Martine, troisième prix dans la catégorie senior

Le Prix Arthur-Ellis 2004 (décerné en 2005) a été remporté par Anne Lamontagne pour Les Douze pierres (Vents d’ouest, 2004).

Le prix Alibis 2005 a été remporté par Luc Baranger avec une nouvelle intitulée « À L’Est d’Eddy », texte publié dans Alibis 15, été 2005, et repris dans le recueil du même nom publié aux éditions de la Veuve noire.

Le Prix de la relève de la nouvelle policière a été remporté par Jean-François Bernier, un lauréat de 25 ans, décédé quelques semaines après l’annonce du prix. Ce texte a été publié dans Alibis 15, été 2005.

True Crime

Dans la nuit du 13 au 14 novembre 2005, des cambrioleurs ont pénétré par effraction dans les locaux des revues Solaris et Alibis, à Québec, et ont fait main basse sur l’équipement informatique. Cela a retardé la publication du numéro 17 d’Alibis.

Polars étrangers en terre québécoise

Voguant allégrement sur la vague du succès du genre, plusieurs éditeurs québécois publient des polars étrangers (lire : autres que canadiens). C’est le cas des Éditions Pratiko qui ont commencé en 2005 la publication des romans de l’Américaine Robin Burcell, avec un premier titre, Fatale vérité, dans la collection « Polar presse ». À L’Instant même, signalons la publication d’un autre polar de l’auteur belge Morgan Baptiste, alias Vincent Engel : L’Art de la fuite.

Chez Flammarion-Québec, on a entrepris de rééditer l’intégrale des titres de Patricia Cornwell en format semi-poche, dans une nouvelle traduction d’André H. Japp, entreprise risquée puisque les livres de poche sont toujours disponibles. On a aussi publié l’excellent roman d’espionnage Légendes, de Robert Littell. Pendant ce temps, chez Libre Expression, outre leur nouvelle collection Polar, on trouve des thrillers de Jenny Silver, Hans Tuzzi, Carlene Thompson et Iris Johansen (dans une mystérieuse collection « Encre de nuit »).

Norbert Spehner
© février 2006

Mise à jour: Janvier 2007

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