Le Polar au Canada-francais en 2004

Le Roman policier en Amérique française

Parutions 2004

Voici un bref panorama bibliographique, aussi complet que possible, des romans policiers (incluant les thrillers, récits à suspense, d’espionnage et de politique-fiction) écrits par des auteurs canadiens de langue française et publiés au cours de l’année 2004, principalement au Québec mais aussi à l’étranger. Pour chaque référence, il y a une brève description de contenu, un bref aperçu critique de ceux que j’ai lus et, quand disponibles, quelques remarques critiques tirées de la presse nationale. Les textes de présentation entre guillemets reprennent les informations fournies par les éditeurs dans leur catalogue, sur les quatrièmes de couverture ou sur leur site web. Comme c’est souvent le cas, plusieurs titres, déjà introuvables en librairie, n’ont eu droit à aucune recension critique ou présentation d’aucune sorte ni dans la presse écrite, ni sur Internet, d’où l’absence de commentaires plus élaborés.

Les romans pour adultes

ANGERS, François-Réal (1812-1860), Les Révélations du crime ou Cambray et ses complices

Québec, Nota Bene, 2004, 161 pages.

Réimpression du roman paru en 1837 et sous-titré « Chroniques canadiennes de 1834 ». La bibliographie et la présentation de cette édition de poche moderne sont de Gilles Dorion.

ANGLADE, Georges (1944 – ), Et si Haïti déclarait la guerre aux USA ?

Montréal, Écosociété (Écosociété Fiction), 2004, 95 pages.

Petit roman de politique-fiction satirique qui imagine qu’on découvre beaucoup de pétrole (100 milliards de barils) sous le golfe de Gonâve, avec les conséquences que l’on peut imaginer.

  • C. r. de Michel Peterson dans Nuit Blanche 96, automne 2004, p. 23.

BARANGER, Luc (1954 – ), Tupelo Mississipi Flash

Paris, Gallimard (Série noire), 2004, 256 pages.

Les aventures du jeune Frank Bompas, parti de sa Charente natale pour gagner les États-Unis à la recherche de son père qui chasse le crocodile en Louisiane, valent le déplacement, jusqu’au dénouement pas piqué des vers. D’après Michel Vézina, « Luc Baranger nourrit son histoire de ces allures de vie qui caractérisent les oeuvres de ses idoles, les Hemingway, Faulkner et Steinbeck ».

  • C. r. de Michel Vézina, « Les mains de Bo », dans Ici, 2004.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Ah, les enfants de chienne », dansLa Presse, dimanche 1 er août 2004, p. 8.
  • Portrait de Luc Baranger, par Michel Embareck, sur le site de Mauvais genres.com

 

BARCELO, François (1941 – ), Je vous ai vue, Marie

Saint-Laurent, BQ, 2004, 253 pages.

Réimpression du roman de 1990, paru à Montréal chez Libre Expression.

BARCELO, François,  Rire noir

Montréal, XYZ éditeur, 2004, 233 pages.

Recueil de 15 nouvelles.

  • C. r. de Gilles Perron, dans Québec français, no 138, été 2005, p. 7.
  • C. r. de Laurent Laplante, dans  Nuit blanche, no 97, printemps 2005.

BEAULIEU, Alain (1962 – ), Le Joueur de quilles

Montréal, Québec-Amérique (Littérature d’Amérique), 2004, 262 pages.

Récit « criminel » plutôt que polar, ce roman pose la question : « À quel point peut-on, dans notre société, faire des héros de nos bandits ? ». Et l’écrivain d’ajouter que « on a une fascination pour les criminels même si on ne les voudrait pas comme voisins ». Selon Stéphane Despatie, Alain Beaulieu entraîne le lecteur sur plusieurs pistes bien distinctes sans jamais le perdre et ajoute que ce roman allie la réflexion et le divertissement.

  • C. r. de Réginald Martel, « Alain Beaulieu : une voix qui s’affirme de mieux en mieux », dans La Presse, dimanche 21 mars 2004.
  • C. r. de Stéphane Despatie, « Écrivain public », dans Voir, du 18 au 24 mars 2004, p. 29.
  • C. r. de Benny Vigneault, « Raconte-moi ma vie », dans Le Soleil, 4 avril 2004.
  • C. r. de Christian Desmeules, dans Le Devoir,ainsi que des critiques de Aurélien Boivin, dans Québec français, Michel Vézina, dans Ici, Carole Payer, dans Le Journal de Québec, et de Stanley Péan, dans Le Libraire.

 

BOLDUC, Mario (1953 – ), Cachemire

Montréal, Libre Expression, 2004, 464 pages.

Excellent thriller d’espionnage et d’intrigue internationale, solidement documenté, mettant en scène Max O’Brien, un escroc professionnel, une sorte d’Arsène Lupin québécois qui tente de découvrir qui a assassiné son neveu, un jeune diplomate canadien en poste aux Indes. Avec en toile de fond une réflexion sur le rôle des multinationales dans les conflits sanglants qui déchirent la planète. Un des bons polars de 2004.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Cauchemar au Cachemire », dans La Presse, Dimanche 9 janvier 2004, p. 5 [Lectures].
  • C. r. de Christian Desmeules, « Casse-tête au Cachemire », dans Le Devoir, 26-27 février 2005, p. F4.
  • C. r. de Pascale Navarro, dans Entre les lignes, vol. 1, no 3, printemps 2005, p. 61.
  • Brève présentation dans Le Libraire, décembre 2004, p. 40.
  • Rencontre avec Raymond Cloutier, sur les ondes de Radio-Canada, le vendredi 28 janvier 2005 : www.radio-canada.ca/ radio/porteouverte/rencontres/47900

BOUCHARD, Camille (1955 – ), Les Enfants de chienne

Longueuil, La Veuve Noire (Le Treize noir), 2004, 308 pages.

Cet excellent roman, construit à partir de plusieurs nouvelles parues dans la revue Alibis, raconte la dernière mission de Bastien, un agent secret français. Cette prenante histoire d’intrigue internationale se déroule dans différents pays du monde sur une période de 16 ans. Camille Bouchard est un auteur à découvrir et/ou à suivre…

  • Finaliste pour le prix Saint-Pacôme du roman policier 2004.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Ah, les enfants de chienne », dans La Presse, dimanche 1 er août 2004, p. 8.
  • C. r. de Rémy Charest, « Le voyageur, le raconteur et l’écrivain », dans Le Soleil, dimanche 23 mai 2004.
  • C. r. de Serge Drouin, dans Le Journal de Québec, le 23 mai 2004.
  • Entrevue avec Line Boily, dans Bulletin des Maisons de Communication Jeunesse, vol. 24, no 2, mai 2004.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « Espion jusque dans la tombe », dans Alibis 13, hiver 2005, supplément Internet « Encore dans la mire ».

CANNICCIONI, François (1928 – ), Les Larmes du renard

Longueuil, La Veuve Noire (Le Treize noir), 2004, 196 pages.

Moins réussi, moins intéressant que le dernier opus de cet auteur, ce roman reprend un schéma semblable, avec le même héros : en Corse, des événements de la Seconde Guerre mondiale ont un lien avec une série d’assassinats incompréhensibles. Plutôt banal et farci de clichés.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques polars québécois », dans Alibis 13, hiver 2005, volet Internet « Encore dans la mire ».

CAVENNE, Alain (1952 – Pseudo. d’Alain Gagnon), Platebandes

Québec, L’Instant Même (Poche 22), 2004, 288 pages.

Troisième enquête d’Alain Cavoure.

  • C. r. de Steve Laflamme, dans  Québec français, no 138, été 2005, p. 12.

 

CHARLAND, Jean-Pierre (1954 – ), La Souris et le Chat

Gatineau, Vents d’Ouest (Azimuts), 2004, 246 pages.

Les amours insolites entre une jeune et belle étudiante et un vieux professeur d’histoire, vice-doyen de surcroît, prennent une tournure criminelle dans ce polar sans prétention (sous-titré « petite histoire universitaire »), qui est aussi une critique incisive du milieu universitaire. Christian Desmeules souligne « le cynisme parfaitement dosé, la caricature juste, l’humour discret » et ajoute que ce récit est un « roman de genre réussi ». J’ajouterai que quelques scènes (notamment de baise) sont redoutablement efficaces et drôles. Recommandé.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Manipulations mortelles », dans La Presse, dimanche le 31 octobre 2004.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques polars québécois », dans Alibis 13, hiver 2005, volet Internet « Encore dans la mire ».
  • C. r. de Christian Desmeules, « La femme et le pantin », dans LeDevoir, 13 et 14 novembre 2004, p. F7.
  • C. r. de Denis Oprea, dans Québec français, no 137, printemps 2005, p. 14-15.

 

CHEVRIER, Yves,  Ils viseront ta tête

Montréal, Éditions du Cram, 2004, 253 pages.

« Un thriller psycho-policier pétri d’une conscience post-11 septembre, une oeuvre questionnant notre relation à la transcendance dans un réel de plus en plus difficile à suivre » [Voir]

  • C. r. (bref) de Benoît Jutras dans Voir (Montréal), 28 avril 2005.

CLOUTIER, Pascal (1967 – ), Le Théorème de Boole

Chicoutimi, JCL, 2004, 334 pages.

Ennui et confusion se conjuguent pour décourager le lecteur, même bien intentionné, qui finit vraiment par en perdre la « boole ». Sans grand intérêt, avec en plus une écriture plutôt laborieuse.

  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « À en perdre la boole », dans Alibis 13, hiver 2005, supplément Internet « Encore dans la mire ».

 

DIAMANT, Jacques, Le Transmetteur

Montréal, Stanké, 2004, 384 pages.

« À l’ère du clonage humain, un premier roman fascinant qui soulève des questions troublantes et fondamentales sur l’idée du bonheur acquis en s’appropriant l’existence d’un autre. Un thriller surprenant bâti tel un film d’action » [Pub Stanké] L’aspect SF est assez simpliste ; quant à l’élément policier, il est sans véritable suspense. Plus divertissant que philosophique, et dans l’ensemble plutôt bien écrit.

  • C. r. de Marie-Claude Fillion, dans  le Courrier du Sud, vol. 16, no 10, 25 mai 2005.

DUMONTAIS, Sinclair [1958 – Pseudo.], L’Empêcheur

Montréal, Stanké, 2004, 214 pages.

Selon Christine Fortier, ce roman est « un thriller métaphysique pour les questions qu’il pose… un suspense railleur et sardonique dans lequel Sinclair Dumontais prend un plaisir fou à tourner en rond ». Et d’ajouter que « l’histoire se termine de manière totalement inattendue ».

  • C. r. de Christine Fortier, « Croire ou ne pas croire », dans Alibis 11, été 2004, volet Internet « Encore dans la mire ».

 

FISHER, Marc (1953 – Pseudo. de Marc-André Poissant), Mort subite

Montréal, Les Intouchables, 2004, 320 pages.

Réginald Martel qualifie ce roman de « bon suspense » qui s’adresse à des « lecteurs qui aiment les histoires policières, les faits et les gestes tordus des puissants qui se croient, à juste titre, au-dessus de la justice des hommes ».

  • C. r. de Réginald Martel, « Un bon suspense », dans La Presse, dimanche 5 décembre 2004, p. 2. [Lectures]

 

FRADET, Robert (1933 – ), Patrouille nocturne : les hiboux de la Sûreté

Saint-Raphaël-de-Bellechasse, AMÉCA, édition associative, 2004, 308 pages.

J’ignore tout de ce livre sinon qu’il s’agit bien d’un roman avec des policiers.

 

GAGNON, Diane (1949 – ), Les Mensonges sont mortels

Chicoutimi, JCL, 2004, 205 pages.

Malheureusement un des pires polars publiés en 2004. Comment peut-on encore publier des trucs pareils ? Mystère !

  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques polars québécois », dans Alibis 13, hiver 2005, volet Internet « Encore dans la mire ».

 

GUAY, Patrick (1976 – ), Les Mystères de Vanima

Saint-Raphaël-de-Bellechasse, AMÉCA, édition associative, 2004, 325 pages.

Sous toutes réserves : je n’ai rien trouvé sur ce livre.

 

GENDREAU, Sylvie (1957 – ) & Pierre GUITÉ (1954 – ), Massimo

Montréal, Céra (Petite collection Rumeurs du Futur), 2004, 437 pages.

Réimpression du « somnifère » de luxe publié en 1994 sous le pseudonyme de Charles G. Philby. Et on apprend qu’ils étaient deux pour nous infliger ça…

GERMAIN, Georges-Hébert (1944 – ), Monica la Mitraille

Montréal, Libre Expression, 2004, 380 pages.

Réimpression (à l’occasion de la sortie du film) du roman (en fait, une biographie romancée) publié en 1997 sous le titre Souvenirs de Monica.

 

GOULET, Sylvain (1961 – ), Disparition suspicieuse

Varennes, D’un monde, 2004, 326 pages.

GOULET, Sylvain (1961 – ), Le délivreur : roman suspense

Varenne, D’un monde, 2004, 280 pages.

Les deux romans ci-dessus ont été publiés à compte d’auteur. Aucune information disponible quant au contenu sinon qu’il s’agit de suspense.

JACQUES, André, (1947- ), La Commanderie

Montréal, Québec-Amérique, 2004, 422 pages.

Une deuxième enquête d’Alexandre Jobin, un ancien agent des services de renseignements devenu antiquaire, qui part à la recherche d’une jeune fille disparue et tombe sur une redoutable secte. Selon Hélène Rioux, il s’agit « d’un travail honnête, d’une histoire crédible, ayant certainement nécessité des recherches poussées ». Un des bons polars de 2004.

  • Finaliste pour le Prix Saint-Pacôme du roman policier 2004.
  • C. r. de Hélène Rioux, « Flics et malfrats en voyage », dans Lettres québécoises 115, automne 2004, p. 27-28.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques bons polars québécois », dans La Presse, dimanche 16 mai 2004, p. 9.

JASMIN, Claude (1930 – ), Rachel au pays de l’orignal qui pleure

Notre-Dame-des-Neiges, Trois-Pistoles, 2004, 304 pages.

Réginald Martel parle de ce livre comme d’un « polar qui ressemble à un commentaire sur l’état du monde, ou inversement » et en souligne le dénouement imprévisible.

  • C. r. de Réginald Martel, « Une brique légère de Claude Jasmin », dans La Presse, Dimanche 28 novembre 2004, page 8 [Lectures].
  • C. r. de Suzanne Giguère, « Eurydice aux enfers », dans Le Devoir, du 12-13 février 2005, p. F2.
  • Autres infos : www.claude-jasmin.com

LAFRANCE, Roger (1959 – ), Le Canon sur la tempe

Cap-Saint-Ignace, La Plume d’oie, 2004, 243 pages.

Ce polar, publié à compte d’auteur, est une des bonnes surprises de 2004. Une fois passé le début, qui est assez laborieux et plutôt mal écrit, on embarque dans une histoire bien ficelée qui se déroule à la campagne et qui met en vedette un garagiste tout à fait sympathique devenu enquêteur. Recommandé, mais gare aux premiers chapitres !

  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques polars québécois », dans Alibis 13, hiver 2005, volet Internet « Encore dans la mire ».
  • C. r. de Gaétan Bélanger, dans  Nuit blanche, no 98, été 2005, p. 13.

LALIBERTÉ, Yves (1952 – ), Tutti Footsie : thriller

Saint-Lambert, Direct Livre, 2004, 647 pages.

Cette histoire de tueur en série fétichiste (les pieds : d’où le titre !), qui compte bien 10000 pages de trop, est une excellente candidate pour une féroce séance de maltraitement de texte. Cinq pages pour dire quelque chose comme « L’hélicoptère du légiste se posa », faut le faire ! Trop bavard pour être intéressant.

LAMONTAGNE, Ann (1954 – ), Les Douze pierres

Gatineau, Vents d’Ouest (Azimuts), 2004, 318 pages.

Dans l’ensemble, ce suspense judiciaire, qui raconte le procès de Serge Lévis, accusé des meurtres avec préméditation de sa jeune femme, de sa fillette et de son garçon, se lit assez bien. Il y a néanmoins une certaine dispersion, à cause du nombre élevé de personnages, des outrances, voire des invraisemblances, et un dénouement très insatisfaisant.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques bons polars québécois », dans La Presse, dimanche 16 mai 2004, p. 9.
  • Lauréat du Prix Arthur-Ellis 2005.

LAPLANTE, Laurent (1934 – ), Les Mortes du Blavet

Chicoutimi, JCL (Couche-Tard), 2004, 312 pages.

André Pharand (au Québec) et Yann Féroc (Bretagne) enquêtent simultanément sur les morts suspectes de deux femmes de la même famille. Les avis sont partagés sur ce deuxième polar de Laplante. Hélène Rioux est très critique : « L’ensemble, mystérieusement, ne lève pas, et on trouve le temps longuet. Les personnages manquent de vie, la narration, de ressort ». Christian Desmeules n’a guère été emballé non plus par cette intrigue « déjà mince et sans grande originalité ». Pour ma part, j’ai trouvé que ce roman, sans être passionnant, était un des bons polars de 2004.

  • C. r. de Hélène Rioux, « Flics et malfrats en voyage », dans Lettres québécoises 115, automne 2004, p. 27.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques bons polars québécois », dans La Presse, dimanche 16 mai 2004, p. 9.
  • C. r. de Christian Desmeules, « Meurtres en série B », dans Le Devoir, 17-18 avril 2004, p. F7.
  • C. r. de François-Bernard Tremblay, « Des deux côtés de la mare », dans Alibis 11, été 2004, p. 136-137.
  • C. r. d’Aurélien Boivin, dans Québec français, no 137, printemps 2005, p. 17.

LAVALLÉE, Patrice et Robert LEROUX, L’Évangile de Judas

Paris, Robert Laffont (Best-Sellers), 2004, 343 pages.

Mélange boiteux de polar et de fantastique, avec des thèmes rebattus : tueur en série et retour de l’Antéchrist. De nombreuses invraisemblances viennent par ailleurs gâcher le plaisir de la lecture d’un thriller largement inspiré par les auteurs américains du genre. Il n’y a guère que Christophe Rodriguez pour trouver que ces deux auteurs « n’ont rien à envier aux cousins du sud (sic) ». Éric Paquin écrit : « Vous avez dit clichés ? Oui, mais terriblement efficaces dans le genre ». Quant à Marie Claude Mirandette, elle écrit : « Du potentiel, certes, mais encore trop vert et mal aiguillonné ».

  • C. r. de Christophe Rodriguez, « Sang pour sang », dans Ici, du 14 au 20 octobre 2004, p. 36
  • C. r. de Christophe Rodriguez, « Mettre en croix ! », dans Alibis 13, hiver 2005, p. 128-129.
  • C. r. (bref) d’Éric Paquin, dans Voir, 28 octobre 2004. Le texte est consultable sur le site internet du journal, suivi de commentaires de lecteurs.
  • Entrevue avec Marie Claude Mirandette, « Patrice Lavallée et Robert Leroux ou deux auteurs, un roman policier », dans Le Devoir, 20-21 novembre 2004, p. F8.
  • C. r. de Marie Claude Mirandette, « Judas, le bien-aimé », dans Le Devoir, week-end de Noël 2004, p. E4.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Quelques polars québécois », dans Alibis, 13, hiver 2005, volet Internet « Encore dans la mire ».

LECLERC, Rachel (1955 – ), Visions volées

Montréal, Boréal, 2004, 275 pages.

Selon Stéphane Despatie, Rachel Leclerc (qui a lu beaucoup de romans policiers) « a su tisser une intrigue policière captivante et quelques scènes de violence sont des plus crédibles », alors qu’Armelle Datin souligne le style distingué et délicat du récit.

  • C. r. de Stéphane Despatie, dans Voir, 18 novembre 2004.
  • C. r. d’Armelle Datin, dans Nuit blanche 97, hiver 2004, p. 26.
  • C. r. de Céline Cyr, dans Québec français, no 136, hiver 2005, p. 18.

 

LESSARD, Jacqueline, Sortie rue Cambon

Montréal, Libre Expression, 2004, 459 pages.

Je n’ai trouvé aucune recension critique de ce livre dont l’éditeur nous dit que « dans un thriller politique, Jacqueline Lessard lève le voile sur les coulisses du pouvoir avec comme toile de fond la lutte aux mines antipersonnelles ».

 

LÉVESQUE, Louise (1955 – ), Virgo Intacta

Longueuil, La Veuve Noire (Le Treize noir), vol. 1 : Arianne, 414 pages ; tome 2 : Estéban, 414 pages.

Qui a tué la trop belle Arianne ? Je ne le saurai jamais, et à vrai dire je m’en moque, l’auteur n’ayant à aucun moment réussi à m’intéresser à cette histoire languissante qui m’est tombée des mains bien avant la fin. Soporifiquement inintéressant.

 

MARTEL, Pierre (1941 – ), L’Éteigneur de lucioles

Montréal, Varia (Varia Littérature), 2004, 283 pages.

« À Lucioles, en 2304, un euthanasiste et un inspecteur de police en ont assez de la grisaille de leur vie. Ils sont prêts à tous les excès pour qu’enfin la banalité soit rompue ». [Pub Varia]

MARTIN, Luc (1961 – ), Le Ciel de Windigo

Montréal, Varia (Varia Littérature), 2004, 233 pages.

Éric n’est pas satisfait des explications officielles à propos de la mort de son père qui a péri des années plus tôt aux commandes de son hydravion. Il devra trouver ses propres réponses. Dans Le Libraire, Stanley Péan a écrit que ce livre était à la fois un récit initiatique, un roman des origines et un thriller fort bien mené.

 

MARTINEZ, Miguel (Pseudo.), Fidel doit mourir

Montréal, Les Intouchables, 2004, 310 pages.

Roman de politique-fiction écrit par le fils d’un Cubain exilé au Québec. Emilio Torres Salazar devient terroriste, abat des policiers, mais sa véritable cible, c’est Fidel Castro. Selon Christian Desmeules, ce « roman d’anticipation politique efficace, plutôt bien écrit et étonnamment maîtrisé pour une première oeuvre, est d’abord une charge à fond de train contre le totalitarisme cubain ». Il déplore par ailleurs un « scénario prévisible et des personnages un peu stéréotypés ».

  • C. r. de Christian Desmeules, « L’homme à abattre : un roman coup de poing contre le régime cubain », dans Le Devoir, 16-17 octobre 2004.

 

MAURE, Yvonne,  Meurtres à Rabat (La Blanche)

Nice, Éditions, Bénévent, 2004, 160 pages.

Excellent pour une solide séance de maltraitement de texte. Fous rires garantis !

MERCIER, Alfred (1816-1894), Hénoch Jédésias ou Les Mystères de New York

Montréal, Stanké. 2004, 368 pages.

Édition critique de ce roman-feuilleton inédit, présentée et établie par Réginald Hamel. Albert Mercier, un écrivain louisianais du XIXe siècle, établit dans ce récit « une synthèse étonnante entre l’écriture de Dumas, Sue, Ponson du Terrail, Conan Doyle et Adgar Allan Poe ».

  • C. r. de Rudy Le Cours, « La résurrection d’Alfred Mercier, romancier louisinais », dans La Presse, dimanche 26 septembre 2004, p. 11 [Lectures]

MOREAU, François (1930 – ), Gaston ou l’apprentissage de l’assassinat

Montréal, Lanctôt, 2004, 231 pages.

Laurent Laplante en parle comme d’un « récit puissant, écrit avec une sorte de férocité ». L’auteur met en scène un personnage au lourd passé qui se laisse aller à ses pulsions meurtrières.

  • C. r. de Laurent Laplante, dans Nuit Blanche 96, automne 2004, p. 23.

 

NOËL, Jean-Guy (1945 – ), Un homme est un homme

Montréal, Libre Expression, 2004, 299 pages.

Jean-Guy Noël ramène l’enquêteur de Merci de ne pas m’avoir tuée et s’inspire à nouveau d’un fait divers réel, le meurtre d’une jeune prostituée issue de la bourgeoisie par un immigrant polonais. Marie-Claude Fortin se pose la question suivante : « Jean-Guy Noël serait-il en train d’inventer le roman jaune ? » et souligne par ailleurs la médiocrité de l’ensemble : « …les innombrables répétitions […] dans ce livre où rien ne se tient, ni l’intrigue, ni la psychologie des personnages, ni la réflexion sur les aléas du destin, ni le dénouement, totalement invraisemblable ». Quant à Michel Vézina, il trouve que l’auteur prend un peu trop ses « lecteurs pour des navets », même si par ailleurs il trouve le suspense efficace.

  • C. r. de Marie Claude Fortin, « Histoires de gars », dans La Presse, dimanche 16 mai 2004, p. 8.
  • C. r. de Michel Vézina, « Quel titre… », dans Ici, du 6 au 12 mai 2004, p. 46.
  • C.r. de Christine Fortier, « Destins croisées », dans Alibis 11, été 2004, volet Internet « Encore dans la mire ».
  • C. r. de Steve Laflamme, dans Québec français, no 137, printemps 2005, pp. 20-21.
  • C. r. de Suzanne Desjardins, dans  Nuit blanche, no 98, été 2005, p. 29.

 

NOËL, Lionel (1961 -), Opération Iskra

Lévis, Alire (Romans 080), 2004, 352 pages.

Excellent récit d’espionnage, qui combine le thriller et le roman historique : en août 1943, une conférence importante réunit Franklin D. Roosevelt, Winston Churchill et Mackenzie King au Château Frontenac. Adolph Hitler envoie un commando pour éliminer ses ennemis, mais l’agent O’Shea veille au grain. Un des meilleurs polars de 2004.

  • C. r. d’Antoine Tanguay, « Lionel Noël, trafiquant d’histoire », dans Le Soleil, dimanche 24 octobre 2004.
  • C. r. (bref) de Christine Fortier, dans Voir, 18 novembre 2004. On peut consulter ce texte sur le site internet du journal. La critique de Fortier est complétée par des commentaires de lecteurs.
  • C. r. de Norbert Spehner, « Un complot se trame au Château Frontenac », dans La Presse, dimanche 21 novembre 2004, p. 6.
  • Entrevue avec Stanley Péan, « Québec dans la ligne de tir », dans Le Libraire 25, novembre 2004, p. 39.
  • C. r. de Stanley Péan, « On trouve de tout, même un nazi… », dans Alibis 13, hiver 2005, p. 143-144.
  • C. r. de Marie Labrecque, « Entre roman historique et pur divertissement », dans le Devoir, 22 et 23 janvier 2005, p. F3.

 

PELLETIER, Jean-Jacques (1947 – ), Le Bien des autres -2

Lévis, Alire (Romans 072), 2004, 651 pages.

Deuxième tome du volume 3 des « Gestionnaires de l’apocalypse ».

  • Lauréat du Prix Saint-Pacôme du roman policier 2004.
  • C. r. d’Esther Pilon, « L’homme qui trafiquait la réalité », dans Ici, du 22 au 28 juillet 2004.
  • C. r. de Caroline Montpetit, « Trafic d’influence », dans Le Devoir, 28-29 février 2004, p. F1-F2
  • C. r. de Christine Fortier, « Jeux de coulisse », dans Voir, du 19 au 25 février 2004, p. 27.
  • C. r. de Christine Fortier, « La grande illusion », dans Alibis 11, été 2004, p. 135-136.

 

PENN, Michael (1942 – ), Le Monstre du Lac Noir

Nominingue, Le Lac noir, 2004, 280 pages.

J’ignore tout de ce livre sinon que la couverture porte la mention « Policier enquête ».

 

POMERLEAU, Gervais (1952 – ), 7 bicyclettes

Longueuil, Humanitas, 2004, 222 pages.

Le lieutenant Paul Benedict et la journaliste Gwen Kelly sont sur la piste d’un meurtrier qui tue avec plaisir, ayant la conviction d’agir dans le meilleur intérêt possible, le sien.

  • C. r. de François Lavallée, dans  Nuit blanche, no 98, été 2005, p. 13

 

SÈNE, Mamadou (1930 – ) & Nicole VIRTUE (1958 – ), Mission à Dakar

Montréal, Paroles d’encre (Polar), 2004, 218 pages.

« Un inspecteur français, Jean-Claude Dupont, se rend à Dakar afin d’élucider les circonstances de l’attentat qui a failli coûter la vie au président du pays. Avec son collègue Idrissa Tall, les voici qui parcourent le Sénégal et, pour le Français, l’Afrique, du coup, n’est plus tout à fait semblable à ce qu’il avait cru… »

 

TRUDEL, Pierre (1944 -),  L’Étrange affaire des sept femmes

Montréal, MFR, 2004, 326 pages.

[Une enquête de Sam Adam]

VALLEY, Ann (1946 – ), Un espion pas comme les autres

Magog, Marcor, 2004, 238 pages.

Peu d’infos sur ce roman sinon que l’action se déroule en Israël pendant une guerre.

 

VINCENT, Pauline (1943 – ), La Femme de Berlin

Montréal, Libre Expression, 2004, 331 pages.

Bon roman d’espionnage mettant en vedette les aventures de Lydia von Ems, alias Emeraude, espionne canadienne formée en Ontario dans le camp X. Bonne reconstitution historique d’un épisode occulté de notre histoire. Pour Louise-Maude Rioux Soucy, ce roman est « fort distrayant à défaut d’être brillant ». Un des bons polars de 2004.

  • C. r. de Norbert Spehner, « Les fantômes du passé », dans La Presse, dimanche, 10 octobre 2004.
  • C. r. de Louise-Maude Rioux Soucy, « L’espionne à talons hauts », dans Le Devoir, 13 et 14 novembre 2004.
  • C. r. de Stanley Péan, « On trouve de tout, même un nazi… », dans Alibis 13, hiver 2005, p. 143-144.

 

VIVIER, Mario (1962 – ), Ambidextre

Montréal, Lanctot, 2004, 196 pages.

Premier roman de Mario Vivier. Quand le narrateur fait le pari stupide de voler (temporairement) un tableau de valeur dans le bureau de son patron, il ignore dans quel guêpier il vient de se fourrer : en effet, le patron est assassiné avant qu’il ait pu restituer le tableau.

Les romans pour jeunes

BERGERON, Diane (1964 – ), Clone à risque

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Biocrimes 2), 2004, 264 pages.

Série : Anne Jobin.

  • C. r. de Laurine Spehner, dans Lurelu, vol. 27, no 3, hiver 2005, p. 40.

BRIÈRE, Paule (1959 – ), L’Attaque-surprise

Montréal, Boréal (Boréal Maboul), 2004, 56 pages.

[Illustrations Jean Morin]

Série : Joséphine La Fouine 6.

  • C. r. de Valérie Lessard, dans Lurelu, vol. 27, no 3, hiver 2005, p. 35-36.
  • C. r (bref) de Nathalie Ferraris, dans Voir, 27- janvier au 2 février 2005, p. 31.

BOUCHARD, Camille (1955 – ), La Déesse noire

Montréal, Boréal (Inter), 2004, 168 pages.

  • C. r. (bref) de Brigitte Moreau, dans Le Libraire, été 2004, p. 59.

BOUCHARD, Camille (1955 – ), Le Ricanement des hyènes

Montréal, La courte échelle, 2004, 160 pages.

  • Brève mention dans Le Libraire, décembre 2004, p. 40.

BOUTHILLIER, Élise (1971 – ), Le Voleur de nez de bonhommes de neige

Saint-Alphonse-de Granby, De la Paix (Dès 6 ans), 2004, 53 pages.

[Illustrations : Romi Caron]

CARRIÈRE, Alexandre, Destination Yucatan

Montréal, Hurtubise HMH (Caméléon), 2004, 108 pages.

  • C. r. de Marie-Hélène Proulx, dans Lurelu, vol. 27, no 3, hiver 2005, p. 43

CHAREST, Jocelyne, (1961 – ), La Loi du talion

Saint-Alphonse-de-Granby, De la Paix (Ados/Adultes 25), 2004, 126 pages.

  • C. r. (bref) de A. F. dans Voir, 2 décembre 2004.
  • C. r. de Stéphane Durand, dans  Lurelu, vol. 28, no 2, automne 2005, p. 48.

CHARTRAND, Lilli, L’Affaire von Bretzel

Montréal, Hurtubise HMH, 2004, 138 pages.

  • C. r. (bref) de Nathalie Ferraris, dans Ici, du 9 au 15 septembre 2004, p. 37.
  • C. r. [anon.] dans Le Librairie, septembre 2004, p. 4.
  • C. r. de Stéphanie Durand, dans Lurelu, vol. 27, no 3, hiver 2005, p. 44.

CÔTÉ, Denis (1954 – ), La Machination du Scorpion noir

Montréal, La courte échelle (Mon roman 5), 2004, 152 pages.

[Réimpression, Paris, Nathan, 2001]

DESROSIERS, Sylvie (1954 – ), Aimez-vous la musique ?

Montréal, La courte échelle (Roman jeunesse), 92 pages.

[Illustrations : Daniel Sylvestre]

DEVINDILIS, Gilles, Mission en Ouzbékistan : une aventure de Laurent Saint-Pierre

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Chacal), 201 pages.

DUCHARME, Huguette (1949 – ), Une enquête très spéciale

Saint-Alphonse-de-Granby, De la Paix (Dès 6 ans 32), 2004, 61 pages.

[Illustrations : Romi Caron]

GLADU, Gaëtan, Un trésor inattendu

Saint-Alphonse-de-Granby, Éditions de la Paix, (Dès 9 ans, no 41), 2004, 125 pages.

Illustrations : Serge Lacroix.

GRATTON, Andrée-Anne (1956 – ), Un espion dans la maison

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Sésame 60), 2004, 69 pages.

GRAVEL, François (1951 – ), L’Araignée sauvage

Montréal, Québec-Amérique (Titan), 2004, 259 pages.

  • C. r. (bref) de Nathalie Ferraris, dans Ici, du 26 février au 3 mars 2004, p. 31

LAFLAMME, Sonia K. (1969 – ), Le Catnappeur

Gatineau, Vents d’Ouest (Ado 57), 2004, 151 pages.

  • C. r. de Claire Séguin, dans Lurelu, vol. 27, no 2, automne 2004, p. 50.

LATULIPPE, Martine (1971 – ), Le Grand Vertige

Montréal, Québec-Amérique Jeunesse, 2004, 144 pages.

LEFRANÇOIS, Viateur (1943 -), Tohu-bohu dans la ville

Saint-Alphonse-de-Granby, Éditions de la Paix, (Dès 9 ans, no 46), 2004, 175 pages.

Illustrations : Fil et Julie.

MATIVAT, Marie-Andrée (1945 -), Le Train de la liberté

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre (Safari Histoire 10), 2004, 56 pages.

[Illustrations : Isabelle Langevin]

PELLETIER, Maryse (1946 – ), La Chasse au plomb

Montréal, La courte échelle (Roman jeunesse), 2004, 96 pages.

[Illustrations : Gabrielle Grimard]

Série : Simon et Maude

  • C. r. de Myriam de Repentigny dans Lurelu, vol. 27, no 2, automne 2004, p. 62.

SAURIOL, Louise-Michelle, Margot et la fièvre de l’or

Saint-Boniface, Des Plaines, 2004, 96 pages.

THIBAULT, Sylviane, Twister, mon chien détective

Saint-Laurent, Pierre Tisseyre, (Papillon), 2004, 104 pages.

  • C. r. de Catherine Hautekier, dans  Lurelu, vo. 28, no 2, automne 2005, p. 68.

VILLENEUVE, Marie-Paule (1953 -), Qui a enlevé Polka ?

Saint-Alphonse-de-Granby, Éditions de la Paix, (Dès 9 ans, no 43), 2004, 122 pages.

Illustrations : Patrice Audet.

VILLENEUVE, Mireille (1956 – ), Clovis et le grand malentendu

Montréal, Hurtubise HMH (Caméléon), 2004, 117 pages.

Les Bandes dessinées policières

BOISVERT, Paule (1928 – ), Les Pendus de la Porte Saint-Louis

Québec, Arion, 2004, 49 pages.

  • C. r. de Marie Claude Fortin, « Les vocations tardives », dans La Presse, dimanche 15 août 2004, p. 3 [Lectures].

DELISLE, Guy, Le Syndrome de Stockholm : Inspecteur Moroni (3)

Paris, Dargaud (Poisson Pilote), 2004, 48 pages.

  • C. r. (bref) d’Éric Paquin, dans Voir, 30 septembre 2004, p. 45.

TANDE, Leif (1969 – ) & Michel DOLBEC (1960 – ), Le Poulpe : Palet dégueulasse

Montpellier, Six pieds sous terre, 2004, 48 pages.

  • C. r. de Robert Laplante, « Pour qui sonne le gras ? », dans La Presse, dimanche 29 août 2004, p. 3 [Lectures].

VoRo (Pseudo. de Vincent Rioux) & DJIAN (Pseudo. de Jean-Blaise Mitildjian), Tard dans la nuit. Tome 1 : La Révolte

Issy-les-Moulineaux, Vents d’Ouest, 2004, 48 pages.

  • C. r. de Fabien Deglise, « Les orphelins de Duplessis en bédé ! », dans Le Devoir, 24 et 25 avril 2004, p. F1-F2.

Études et Articles

FORTIER, Christine, « Pour ébranler les naïvetés »

dans Alibis 11, été 2004, p. 101-117.

Entrevue avec Jean-Jacques Pelletier.

 

FORTIN, Marie Claude, « Patrick Senécal : la fascination de l’horreur »

dans Entre les lignes 1, automne 2004, p. 40-42.

GAGNON, Maurice, « Le Polar québécois à l’honneur »

dans Alibis 13, hiver 2005, p. 92-93.

Reportage sur la remise du Prix Saint-Pacôme du roman policier 2004.

GAGNON, Maurice, « L’Homme aux mille et un visages »

dans Alibis 13, hiver 2005, p. 95-102.

Entretien avec l’artiste judiciaire Michel Fournier.

GIRARD, Estelle, « Une déprise du sens de la réalité ou la démesure de l’oeuvre ».

dans Alibis 11, été 2004, p. 78-92.

Étude du roman de Patrick Senécal, Les Sept jours du talion.

GUINDON, Ginette, « Les mots de Jean-Marie font la grève illimitée »

dans Lurelu, vol. 37, no 3, hiver 2004, p. 85-86.

Hommage à Jean-Marie Poupart et rappel de son oeuvre pour la jeunesse.

 

LAFLAMME, Steve, « Patrick Senécal : le maître du suspense québécois »

dans Québec français 133, printemps 2004, p. 36-39.

 

LEBRUN, Monique (et al.), « Le procès à l’école à partir du roman policier »,

dans Lurelu, vol. 37, no 3, hiver 2005, p. 80-82.

 

LEBRUN, Claire,  Raymond Plante

Ottawa, Éditions David, (Voix didactiques – auteurs), 2004, 222 pages.

  • C. r. de Ginette Guindon, dans  Lurelu, vol. 28, no 1, printemps-été 2005, p. 64.

MUNGER, Michel, « L’écriture, soupape pour des idées noires »

dans La Presse, dimanche 8 août 2004, p. 7.

Entrevue avec Patrick Senécal.

NOËL-GAUDREAULT, Monique, « Comment Camille Bouchard a écrit certains de ses livres »

dans Québec français 135, automne 2004, p. 109-110.

 

PÉAN, Stanley, « En souvenir de Jean-Marie Poupart »

dans Alibis 12, automne 2004, p. 104-105.

 

PORTER, Isabelle, « La maison d’édition qui fait peur »

dans Le Devoir, 23-24 octobre 2004, p. F3.

Présentation des éditions Alire.

RIOUX, Hélène, « Flics et malfrats en voyage »

dans Lettres québécoises 115, automne 2004, p. 27-28.

Article critique sur des romans d’Eric Wright, Laurent Laplante et André Jacques.

SERGENT, Julie, « Ancrer le suspens » (sic)

dans Lettres québécoises 113, printemps 2004, p. 24-25.

Article critique sur des romans de Patrick Senécal, Monique Deslauriers et Paule Turgeon parus en 2003.

SIMARD, Isabelle, « Chrystine Brouillet : confidences d’une maîtresse du suspense »

dans L’Actuelle, vol. 14, no 6, septembre-octobre 2004.

 

TREMBLAY, François-Bernard, « IXE-13 n’est plus ! »

dans Alibis 10, printemps 2004, p. 71-84.

Crime & Culture en 2004 :

CINÉMA :

Vendus , comédie noire réalisée par Éric Tessier et mettant en vedette Véronique Bannon, Serge Thériault et Brigitte Paquette. [À l’affiche le 16 janvier 2004]

L’Oeil du chat , réalisé par Rudy Baruchello, avec Isabel Richer, Jean-Nicolas Verreault et Julie Le Breton. [À l’affiche le 13 février 2004]

Dernier Tunnel , thriller réalisé par Érik Canuel, avec Michel Côté, Jean Lapointe, Marie-France Marcotte, Nicolas Canuel, Christopher Heyerdahl. Inspiré d’un fait divers réel relaté dans Et que ça saute ! de Marcel Talon (tel que raconté à Jean-Louis Morgan), Montréal, Stanké, 2004. [Rééd. de 1996] [À l’affiche le 12 mars 2004]

L’Espérance , de Stefan Pleszczynski & Bernadette Gogula, avec Patrick Labbé, Isabel Richer, Maxime Dumontier, Esther Gaudette. [À l’affiche le 9 avril 2004]

Monica la mitraille , réalisé par Pierre Houle, avec Céline Bonnier, Roy Dupuis, Patrick Huard, Mario Jean, Marc Labrèche. Inspiré de l’enquête biographique Monica la mitraille, de Georges-Hébert Germain, Montréal, Libre Expression, 2004, 380 pages. [Éd. or. : 1997]. La nouvelle édition est présentée comme étant un « roman ». [À l’affiche le 30 avril 2004]

Camping sauvage , comédie réalisée par Guy A. Lepage, Sylvain Roy et André Ducharme, et mettant en vedette Guy A. Lepage et Sylvie Moreau. [À l’affiche le 9 juillet 2004]

La Planque , film noir de Alexandre Chartrand & Thierry Gendron, avec Martin Desgagné, Pierre-Antoine Lasnie et Marie-Josée Forget [À l’affiche le 20 août 2004]

Mémoires affectives , thriller policier et drame psychologique de Francis Leclerc, avec Roy Dupuis, Benoît Gouin, Rosa Zacharie. [À l’affiche le 24 octobre 2004]

TÉLÉVISION

Grande Ourse , série qui combine le fantastique et le thriller, réalisée par Patrice Sauvé, écrite par Frédéric Ouellet, avec Marc Messier, Normand Daneau, Lise Castonguay, Gilles Renaud, Guy Nadon, Anne Dorval, Fanny Mallette, Julie McClemens, Mario Saint Amant, Jacques Godin, Emmanuel Bilodeau. Début : lundi, le 5 janvier 2004, à Radio-Canada.

Biographies : Pierre Daignault , un hommage au père d’IXE-13, diffusé le mardi 20 janvier, sur les ondes du Canal D.

Fortier (Saison 5) , thriller policier en huit épisodes, de Fabienne Larouche, réalisé par François Gingras, Sophie Lorrain, avec Sophie Lorain, dans le rôle d’Anne Fortier, Gilbert Sicotte, François Chénier, Steve Banner, Sébastien Ricard, etc. [Diffusion de cette dernière partie à partir du jeudi 12 janvier 2004 jusqu’au jeudi 1 er avril 2004, sur les ondes de TVA]

Monica la mitraille : entre le rêve et la légende , documentaire tourné en coulisse et réalisé par Louis Trépanier. Georges-Hébert Germain sert de guide pour cette incursion dans les coulisses du film de Pierre Houle (voir ci-dessus). [Diffusion le lundi 12 avril, sur les ondes de Radio-Canada.]

Temps dur , série à suspense en 10 épisodes se déroulant dans le milieu carcéral, écrite par Jean-Marc Dalpé, réalisée par Louis Choquette et mettant en scène Robin Aubert, Marie-Thérèse Fortin, Gilles Renaud, Stéphane Demers, Raymond Bouchard, Germain Houde, Nicolas Canuel, etc. [Diffusion à partir du 13 septembre 2004, sur les ondes de Radio-Canada]

THÉÂTRE

Imago , une étrange intrigue policière de Marie-Christine Lê-Huu, avec la collaboration de Kevin McCoy, mise en scène de Normand Daneau. Une production de la compagnie théâtrale Les Moutons noirs, présentée au Théâtre de la Licorne du 27 avril au 22 mai 2004. Avec Jean Maheux, Kevin McCoy et Andrée Vachon.

Bill 101 , un thriller politique d’Yvan Bienvenue, présenté à l’affiche d’Espace Libre du 25 mai au 19 juin 2004. Avec Martin Desgagné, André Ouelette, Jacques L’Heureux, et Paul Stewart.

Des hommes en habit , comédie noire de Denis Bernard, d’après deux pièces de Jason Milligan, présentée au Théâtre Jean-Duceppe du 16 décembre au 5 février 2005. Avec Gilles Renaud, Marie Michaud, David Savard, etc.

DIVERS

Prix Saint-Pacôme du roman policier 2004 : il a été remporté par Jean-Jacques Pelletier pour Le Bien des autres (Alire). Les deux autres finalistes étaient Camille Bouchard, avec Les Enfants de chienne (La Veuve noire) et André Jacques, avec La Commanderie (Québec-Amérique). Le jury était composé de Maryse Rouy, Danielle Laplante et François-Bernard Tremblay. Le dramaturge et romancier Michel Tremblay était le président d’honneur de l’événement qui s’est tenu à Saint-Pacôme le samedi 9 octobre 2004.

Jean Lemieux, médecin et romancier, a remporté deux prix prestigieux avec son excellent polar On finit toujours par payer (La Courte Échelle) : le volet francophone du Prix Arthur-Ellis (remis par la Crime Writers of Canada) et le Prix Philippe-Rosillon, de l’Association France-Québec.

La Presse publie Jean-Jacques Pelletier : le thriller de Jean-Jacques Pelletier, L’Argent du monde (Alire) est publié par le quotidien La Presse sous forme de feuilleton.

Christine Fortier à la radio : Christine Fortier, critique dans Voir et collaboratrice d’Alibis, tient une chronique littéraire sur le polar à l’émission Cadavres exquis diffusée tous les mercredis à 18 heures sur les ondes de CIBL, 101.5 FM. L’émission est animée et coordonnée par Geneviève Thibault et réalisée par François Lemay.

Elle danse avec Alfred : La chorégraphe Deborah Dunn a rendu hommage à Alfred Hitchcock en adaptant un deuxième de ses films, Blackmail, au Théâtre de la Chapelle du 15 au 17 avril 2004. Avec Jeannie Vandekerkhoven et Eryn Dace Trudelle. Éclairages de Philippe Dupeyroux. Musique de Diane Labrosse.

Expo d’espionnes :Little Breeze est une installation artistique interactive complexe présentée à la galerie Oboro du 3 avril au 1 er mai 2004 qui rend hommage aux agentes secrètes, aux espionnes. L’exposition a été réalisée par Nina Levitt, en collaboration avec Nicholas Stedman.

Jean-Marie Poupart (1946-2004) : l’écrivain et professeur Jean-Marie Poupart est mort vendredi le 9 juillet à Montréal à l’âge de 57 ans. Passionné de littérature et de jazz, Poupart a écrit de nombreux romans, dont quelques polars et Les Récréants (Essai sur le roman policier, Le Jour, 1972), un des rares livres sur le sujet publiés au Québec.

Le Québec inspire le polar français : au moins deux polars publiés en France en 2004 se déroulent en tout ou en partie au Québec. Il y a d’abord eu le désastreux Sous le vent de Neptune, de Fred Vargas (Viviane Hamy), puis L’Infortune des Lavertue, de François Chrétien (Gallimard, Série Noire). Dans ces deux romans, deux villes québécoises se disputent le titre peu enviable de « trou de cul du monde » : Hull, chez Vargas, et Rivière-du-Loup, chez Chrétien. Par ailleurs, après Maurice Dantec, le Québec accueille un autre écrivain de la Série Noire : Luc Baranger.

Norbert Spehner
© janvier 2005

Mise à jour: Octobre 2005

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *