Camera Oscura 15

Christian Sauvé

Exclusif au volet en ligne (Adobe Acrobat, 1 334Ko) d’Alibis 15, Été 2005

Le printemps 2005 fut un curieux mélange de nouveau et d’ancien, de traditionnel et d’innovateur. Les adaptations étaient trop fidèles et les films originaux avaient un air de déjà-vu… Qui plus est, l’été cinématographique est arrivé en même temps que les tulipes, alors que les studios hollywoodiens continuent de présenter des blockbusters de plus en plus tôt pour éviter la cohue estivale. Est-ce un accident si le box-office cumulatif de 2005 s’annonce comme étant le plus mou depuis 2000 ? Voyons si quelque chose mérite l’attention dans cette cuvée printanière.

La métropole du vice

Il n’y a vraiment qu’un film incontournable ce trimestre-ci, et c’est Sin City [Une histoire de Sin City], l’adaptation cinématographique de la bande dessinée du même titre. Robert Rodriguez a établi sa réputation avec des films imparfaits, mais audacieux et à la .ne pointe de la technologie (Spy Kids 3D, Once Upon A Time In Mexico). Cette fois, il va au-delà de ses efforts précédents et livre non seulement un excellent film, mais aussi une vision très particulière de ce qu’il est maintenant possible de faire avec les nouveaux outils à la disposition des réalisateurs.

[Couverture]Rodriguez utilise la technologie digitale pour donner au film un look très particulier, calqué sur la bande dessinée d’origine. Des comparaisons BD/film disponibles ici et là dans Internet vous montreront, côte à côte, des images virtuellement identiques. Un savant usage d’effets spéciaux (certains provenant de la boîte québécoise Hybride) et une volonté inébranlable de respecter le matériel d’origine font en sorte que Sin City peut prétendre être l’adaptation la plus visuellement fidèle jamais réalisée. (L’auteur Frank Miller est même co-crédité comme réalisateur, la BD ayant servi de plan de tournage.)

Mais au-delà des images, Sin City réussit également à préserver toute l’atmosphère de la bande dessinée, ce qui n’est pas une mince affaire lorsqu’on connaît la brutalité de l’œuvre originale. Miller n’utilise pas simplement les clichés du mode hard-boiled ; il s’y complaît et les multiplie par dix. Ceux qui sont à la recherche d’un phare moral dans ce film resteront sans candidat : ici, tous les hommes sont des brutes et toutes les femmes sont des p…

Sans concession, Sin City présente à l’écran du noir distillé avec panache. La narration mur à mur est bourrée de déclarations torturées et de clichés renforcés. (En raison du contenu stylistiquement riche des dialogues, assurez-vous de voir le film dans la langue avec laquelle vous êtes le plus à l’aise : trop souvent les répliques de durs peuvent faire sourire – et ruiner l’effet – quand on n’est pas habitué à l’idiome.) La distribution étonnante (comptant au moins une demi-douzaine de noms familiers) se prête aimablement au jeu, incarnant des archétypes avec brio et entrain. Le film est surtout filmé en noir et blanc, fort en contraste, avec des éclats de couleur (souvent rouges) pour souligner certains éléments visuels. Sur le plan narratif, Sin City est construit en trois histoires qui se succèdent dans un même univers, la structure inusitée n’étant pas sans rappeler Pulp Fiction.

Et, comme Pulp Fiction, Sin City s’adresse carrément aux auditoires bien avertis. Peu importe ce que 2005 nous réserve, Sin City restera sans doute le film le plus violent de l’année. Aucune exagération n’est requise pour dire que le sang éclabousse les personnages du film. Même les spectateurs les plus blasés grimaceront devant certaines scènes particulièrement violentes. Vous aurez été mis en garde.

Mais ce genre d’excès fait partie des intentions du projet : repousser un peu plus les limites de ce que l’on imagine en pensant à un film. En empruntant sa grammaire cinématographique à la bande dessinée, Sin City réussit également à multiplier la vitalité de son exécution. Pour les amateurs avertis, voici une œuvre délicieuse, à regarder avec un plaisir constant.

Un bijou !

Le danger des adaptations trop fidèles

Sin City est un cas d’exception ; il s’agit non seulement d’une adaptation fidèle, mais aussi d’une œuvre cinématographique pleinement réussie. Il est fréquent de rencontrer de mauvaises adaptations sans intérêt qui gaspillent toute la force du matériel d’origine, mais il est plus rare de voir des adaptations tellement fidèles qu’elles en viennent à refléter les failles de l’œuvre d’origine… Curieusement, c’est le cas de deux films du dernier trimestre.

Le premier, Hostage [Otages de la peur], semble à première vue être un thriller tout à fait typique. Une prise d’otage, un policier avec des problèmes personnels, des rebondissements et l’intervention d’une tierce partie pour compliquer les choses : des éléments familiers, agencés de façon légèrement différente. Avec Bruce Willis dans le premier rôle, le film ne peut éviter les comparaisons avec les autres thrillers décidément bien moyens qui ont jalonné la carrière de l’acteur entre ses grands succès. Est-ce que quelqu’un se souvient encore aujourd’hui de Last Man Standing, Color of Night ou bien Mercury Rising ?Hostage, au titre si général, s’ajoutera-t-il à cette liste ?

Le doute ne se dissipe jamais tout à fait. Le chef de police Jeff Talley (Willis) se trouve confronté à une prise d’otage dans la petite ville où il travaille. On tombe facilement dans le rythme confortable d’un thriller strictement conventionnel. La situation a beau se compliquer alors que les preneurs d’otage attirent l’attention de gens très puissants, on n’a guère l’impression de s’éloigner des sentiers battus. Le crime organisé est impliqué ? Haussement d’épaules. Les ravisseurs utilisent la famille de Talley pour l’obliger à résoudre la situation selon leurs désirs ? Peu importe.

Hostage n’est pas un mauvais film, mais on n’y trouvera rien d’exceptionnel non plus. Et c’est exactement l’impression que dégage le roman de Robert Crais dont est tiré le film. L’écriture de Crais est aussi dénuée d’artifices que la réalisation strictement professionnelle de Florent Emilio Siri. Il y a beau avoir des changements mineurs à l’intrigue, aux personnages et à la finale (pourquoi faut-il que même les adaptations cinématographiques les plus fidèles chambardent le troisième acte ?), on garde la même impression : une œuvre moyenne, compétente, un peu longue et nullement mémorable.

Si on peut accuser Crais d’écrire du matériel trop terre à terre, ce n’est absolument pas le cas pour Clive Cussler, qui semble redoubler d’audace à chaque roman. Sahara n’est pas le plus invraisemblable de ses livres, mais allez donc dire cela à un auditoire après un film où des aventuriers sont à la recherche d’une épave de cuirassé sudiste en plein milieu du désert africain, affrontant guerre civile et péril environnemental global !

Ce n’est pas la première œuvre à porter le héros fétiche de Cussler à l’écran, mais un quart de siècle après Raise The Titanic !, il y a fort à parier que le public cible de ce film n’aura aucun mauvais souvenir de la tentative précédente ! Ce qui est paradoxal, cette fois, c’est que l’adaptation est relativement fidèle même si chaque personnage est mal incarné : Matthew McCaunaughy est trop jeune et mince pour jouer Dirk Pitt. Steve Zahn, même s’il vole toutes les scènes dans lesquelles il se trouve, n’est assurément pas assez italien pour jouer Al Giordano. William H. Macy est trop frêle pour incarner Jim Sandecker. Quant à Rainn Wilson, eh bien, on aurait dû dire au scénariste que le nerd de service de NUMA est Hiram Yaeger, pas Rudy Gunn.

Mais peu importe ce pinaillage de fan obsessif : Sahara parvient au moins à rendre la folie loufoque des aventures de Pitt et compagnie. Le scénario est complètement invraisemblable, il dépend d’une série de coïncidences hideuses, défie toutes les lois de la nature, reste bourré de péripéties arrangées avec le gars des vues ; pourtant, le film réussit à conserver un charme bon enfant qui plaît du début à la fin. Réalisé avec des moyens à la mesure des ambitions d’un véritable film d’aventures (120 millions de dollars US, dit-on), Sahara livre la marchandise requise d’un blockbuster à grand déploiement.

Là où ça pourrait se corser pour des spectateurs qui n’ont pas l’habitude des penchants loufoques de Cussler, c’est que le cinéma pardonne moins les audaces invraisemblables. C’est une chose d’expliquer un concept improbable en cinq pages, c’en est une autre que d’en disposer en quatre répliques et trente secondes. Il ne faudrait surtout pas parler aux critiques et spectateurs qui se plaignent des invraisemblances du film de l’intrigue lincolnesque qui n’est pas passée du livre au film !

Mais ce que Sahara démontre peut-être plus que tout, ce sont les limites des romans de Cussler lorsqu’on tente de les aborder sous un autre angle que celui du roman d’aventures. Sahara étant le neuvième livre d’une série qui dépend presque toujours de la même formule, le choc du contact entre le film et un public qui ne s’est pas habitué, livre après livre, à tolérer les points faibles de la série, peut être assez brutal. Après tout, ce ne sont pas que les fans qui verront le film… et eux-mêmes risquent d’être contrariés par la distribution maladroite des rôles. Décidément, avec les adaptations, il est difficile de plaire à tout le monde!

Quand de bons réalisateurs commettent des films ordinaires

Ridley Scott et Sydney Pollack n’ont plus à faire leurs preuves. Le premier a Alien, Blade Runner et Gladiator (entre autres !) à son actif. Le deuxième, qui célébrera bientôt cinquante ans de carrière, peut compter sur The Three Days Of The Condor, Tootsie et The Firm (entre autres !). Chaque nouveau film de leur part risque d’être remarquable. Mais un réalisateur avec une carrière parfaite, ça n’existe pas. Dans l’environnement hollywoodien, même un film moyen est une victoire. C’est donc décevant, mais également prévisible, de constater que leurs films les plus récents sont si… ordinaires. Ce n’est pourtant pas comme s’ils étaient dépourvus d’intérêt. Un complot pour assassiner un chef d’État, ce n’est pas rien ! Recréer l’époque des croisades a aussi un certain piquant visuel. Mais dans les deux cas, les films s’égarent en cours de route, oublient leur mission principale et en montrent juste assez pour nous donner l’impression de ne pas avoir perdu notre temps.

Dans le cas de The Interpreter [L’Interprète], notre intérêt est éveillé dès les premières minutes. Pour la première fois, un film a pour décor le véritable édifice des Nations Unies. On nous y entraîne en coulisses pour examiner la vie d’une traductrice de haut niveau. Puis, l’engrenage de l’intrigue s’active alors que cette traductrice (Nicole Kidman) entend accidentellement une conversation suggérant l’assassinat imminent d’un chef d’État sur le parquet de l’Assemblée Générale.

Dans l’environnement géopolitique actuel, les Nations Unies apparaissent souvent comme un ensemble de bonnes intentions que le monde ignore allégrement. Cette impression n’est pas atténuée par les décors très rétros de l’Assemblée Générale. Dans le film, même la diplomatie internationale a perdu tout son charme pour les agents du Service Secret chargés de protéger les dignitaires étrangers. C’est sans enthousiasme que l’un d’eux (Sean Penn) accepte de prendre l’enquête en charge et de protéger l’interprète.

Dans l’heure qui suit la mise en situation, The Interpreter s’essouffle. Il s’agit en partie d’un pari mal calculé pour transformer un film à suspense en drame soi-disant sérieux. Kidman et Penn ont beau être des acteurs bien cotés, la tendance du film à leur laisser le champ libre finit par prendre toute la place. Pour être efficace, un thriller se doit de faire monter la tension ou bien d’aller de l’avant. Pendant les longues scènes dramatiques qui jonchent ses 90 premières minutes, The Interpreter ne fait ni l’un ni l’autre, sapant toute la bonne volonté initiale de l’auditoire.

Heureusement, ça ne s’achève pas sur cette note. Ce n’est pas un hasard si l’intérêt du film remonte abruptement lors d’une scène à suspense méticuleusement bien construite, alors qu’une bonne partie des personnages convergent vers un autobus bondé, avec une bombe en prime… C’est dans une séquence de la sorte que l’on mesure les talents de Pollack et qu’apparaît le mirage d’un film beaucoup plus intéressant. Les dernières minutes, moyennement bien menées, permettent un atterrissage en douceur à un film assez inégal.

Le film est réalisé avec compétence, mais il est parfois trop imbu de ses vedettes pour atteindre son plein potentiel. Malgré tout, The Interpreter reste au moins une cote au-dessus du thriller hollywoodien moyen en termes d’intelligence et de maturité. Mais s’il est difficile d’être trop négatif à l’endroit d’un film somme toute bien fait, on n’osera pas non plus démontrer trop d’enthousiasme.

Un sort semblable afflige Kingdom Of Heaven [Le Royaume des cieux], et ce, malgré un sujet plein de potentiel : les croisades ! Ici, l’action commence vers 1184, alors qu’un jeune forgeron français se retrouve happé par les circonstances et dépêché à Jérusalem, où il deviendra très rapidement un chevalier, un favori du roi, l’amant d’une femme d’in.uence et le parfait gentleman-fermier. Le tout mène, suivant la nouvelle tradition des films épiques historiques, à une scène de combat d’une ampleur rendue possible uniquement grâce aux effets spéciaux générés par ordinateur.

Cette bataille finale, le siège de Jérusalem, vaut certainement la peine d’être vue. Une affaire de remparts, de tours d’assaut, de trébuchets, d’épées et de flèches enflammées ! On peut facilement imaginer Ridley Scott lire cette partie du scénario et accepter de prendre en charge le projet seulement parce qu’il s’agit d’un défi technique séduisant. L’ampleur de la séquence a de quoi impressionner ; heureusement, l’exécution est à la mesure des ambitions du scénario.

C’est le reste du film qui pose problème. La mise en situation semble à la fois interminable et trop rapide. Dans la hâte du scénariste de transformer en héros un homme valeureux et ordinaire, le film prend trop de temps à établir des éléments évidents, puis bâcle le déroulement d’événements assez compliqués. Des rumeurs planent au sujet d’un scénario de 240 pages (le double d’un scénario habituel) et d’une version du film qui atteindrait les quatre heures. Peut-être que la version disponible sur DVD offrira une expérience plus complète. En attendant, on reste un peu déboussolé.

Ce n’est pas comme si le film était sans valeur, même en faisant . de la séquence du siège : Ridley Scott a toujours été un réalisateur avec un bon sens visuel et Kingdom Of Heaven comporte sa part de plans intéressants, accompagnée d’une confrérie d’acteurs tous très compétents. Entre autres bons moments, on retiendra le sanguinaire Reynald (Brendan Gleeson), qui déclare solennellement à la veille d’un massacre : “I am what I am. Because someone has to be.” [« Je suis qui je suis. Car quelqu’un doit l’être. »] Qui plus est, le film s’avère remarquablement équitable lorsque vient le moment de comparer les parties opposées. Ici, chrétiens et musulmans sont sur un pied d’égalité en matière de légitimité morale. Le blâme peut être imputé à tout le monde, et particulièrement aux chevaliers templiers. Ce n’est sans doute pas un hasard si le personnage le plus intéressant du film se révèle être le Saladin de Ghassan Massoud.

En matière de véracité historique, on aura compris que Kingdom Of Heaven ne fait ni mieux ni pire que le reste des films épiques historiques : simplification des événements (deux cents ans d’histoire en un peu plus de deux heures !), personnages fictifs, anachronismes et moralité décidément contemporaine ne sont que quelques-unes des entorses que ce film fait à la véritable histoire des croisades. Une bonne partie de ces ajustements sont nécessaires pour construire un film accessible à un grand public… mais cela n’encouragera pas les historiens à dire de bonnes choses sur le film.

Finalement, ce sont les spectateurs qui auront à décider ce qu’ils penseront du film. Malheureusement pour les producteurs, ces mêmes spectateurs commencent à se lasser de la vague récente des films épiques historiques lancée par… oui, Gladiator, de ce même Ridley Scott. Troy, King Arthur et Alexander n’ont pas tous été de francs succès, et Kingdom Of Heaven est sans doute destiné à un sort similaire. Dans les quatre cas, la même recommandation s’applique : admirez les scènes de bataille et passez rapidement à travers le reste. Même de bons réalisateurs ne peuvent pas faire de miracles avec des scénarios qui s’égarent en trivialités.

Détour par Hong Kong

Camera oscura s’intéresse habituellement aux films en salle, de façon à ce que la chronique réussisse à commenter les primeurs arrivant tout juste en vidéoclub. Mais de temps en temps, certains films ayant connu une sortie en salle trop brève pour .gurer dans notre sélection méritent d’être soulignés.

C’est le cas d’Infernal Affairs, un thriller policier chinois qui, malgré une sortie en salle limitée à Los Angeles et New York, a néanmoins connu une bonne distribution sur DVD à la fin 004. Quand un film américain sort uniquement en vidéo, il nous est permis de craindre le pire. Mais dans le cas d’un film étranger, tous les paris sont ouverts. Et le fait qui s’impose après seulement quelques minutes, c’est qu’Infernal Affairs n’a rien à envier aux polars américains.

Le cinéma policier de Hong Kong a toujours été fasciné par les ressemblances entre le crime organisé et les forces de l’ordre, faisant même du sujet un de ses thèmes majeurs. Les assassins répondent à un code d’honneur qui n’est pas étranger aux lois que tâchent de faire respecter les détectives. Des liens étranges se tissent entre les policiers et les truands qu’ils pourchassent. Les talents nécessaires sont transférables d’un métier à l’autre et la différence entre gentils criminels et policiers brutaux est souvent minime.

Cette idée atteint son paroxysme dans Infernal Affairs, un polar où non seulement la police a réussi à introduire un agent double dans les rangs d’un puissant cartel, mais où le cartel a également réussi à infiltrer un agent au sein des forces policières. Après une opération où tout tourne mal, on a ainsi droit à une scène d’une puissance inouïe où policiers et criminels se regardent de chaque côté d’une table de conférences, sachant fort bien qu’ils ont un allié devant eux et un traître derrière.

S’active donc le jeu du chat et de la souris. Multipliant la valeur ironique de l’intrigue, les deux agents doubles se verront chargés de découvrir leur identité respective. Il y aura des retournements tragiques, surtout quand le policier agent double se retrouve soudain incapable de prouver sa véritable identité…

À l’exception de quelques longueurs dramatiques, Infernal Affairs étonne et répond aux attentes de n’importe quel amateur de drame policier. Le jeu entre criminels et policiers n’est pas sans rappeler Heat, alors que la finale utilise une image qui sera familière à ceux qui ont vu L.A. Confidential. On retrouve dans ce film au moins une demi-douzaine de scènes mémorables, le tout appuyé par une réalisation assurée. Surprise : le film ne s’aventure pas trop souvent dans des scènes d’action, préférant le suspense et les retournements. Qui plus est, la finale ne cherche pas le happy end à tout prix, donnant un poids encore plus dramatique aux événements.

Hélas (ou heureusement, selon vos préférences), Hollywood n’est pas resté longtemps insensible à l’impact du film et s’affaire présentement à la production d’un remake intitulé The Departed. Tous les espoirs sont permis, cependant, étant donné que Martin Scorsese est aux commandes et qu’il est accompagné de Leonardo DiCaprio, Matt Damon, Mark Wahlberg, Alec Baldwin et Jack Nicholson. Arrivée au cinéma prévue en 2006. Qui vivra verra… mais en attendant, pourquoi se priver du plaisir d’un bon film déjà disponible sur les tablettes de votre vidéoclub ?

Bientôt à l’affiche

Le cinéma pour adultes disparaît alors que l’été arrive. Si les bandes-annonces du techno-thriller Stealth ou de la comédie d’action Mr & Mrs Smith promettent beaucoup, qui sait vraiment ce que nous réservent les blockbusters de la saison estivale 2005? Mis à part une paire de thrillers dont on ne sait toujours rien et dont on peut espérer le meilleur comme le pire (Red Eye et Domino), il restera toujours l’arrivée en Amérique du Nord du thriller français Haute Tension.

En attendant, bon cinéma !

Christian Sauvé est informaticien et travaille dans la région d’Ottawa. Sa fascination pour le cinéma et son penchant pour la discussion lui fournissent tous les outils nécessaires pour la rédaction de cette chronique. Son site personnel se trouve au http://www.christian-sauve.com/ .

Mise à jour: Juin 2005

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